Quand tu sus les mensonges de Capucine, ça t'enragea. Elle ne s'en sortirait pas si facilement à faire diffuser de fausses accusations sur ta personne.
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- Elle va au lac demain. 
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Tu l'y attendrais de pied ferme.
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Il faisait frais comme un matin de fin d'hiver. Le soleil tapait assez intensément pour que tu te targuas d'une casquette Gap qui faisait 2 fois ta tête. Posé près de la berge, tu guettais l'horizon prêt à bondir. Ce n'était pas dans ta nature de rentrer dans la confrontation avec tes congénères. Tu préférais l'évitement. À quoi bon se fatiguer pour des gens qui n'en valaient pas la peine te répétais-tu comme un credo à chaque fois qu'on te faisait une réflexion, une crasse. Ça t'arrangeait bien, il valait mieux s'écraser quand on était un lâche depuis naissance. Mais pas cette fois. Sans que de savoir que tu avais une arme entre les jambes qui l'avait déjà fait taire suffisait à te donner assez d'aplomb pour l'affronter.
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- Si on prend cet hôtel, ça nous laissera bien plus d'argent pour les sorties 
- Si on prend cet hôtel, on va finir découper un morceau surtout. Elles seront belles nos sorties... 
- T'as peur de tout. Je sais même pas pourquoi on part avec toi. C'est pas tous les jours qu'on va à Marbella. 
- J'y suis allée l'an dernier... 
- Et en plus elle fait la blasée 
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Ces pouffes continuaient à discuter alors que tu les observait au loin . Tu ne lachais pas Capucine du regard, d'un air que tu voulus menaçant et accusateur...
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- Euh les filles... il y'a quelqu'un là bas qui nous regarde bizarrement sur la colline. 
- Mais qu'est-ce qu'il fait ici cet attardé ? 
- C'est le cousin d'Eve ? 
- Il me met mal à l'aise pas vous ? 
- Ouais, ça se sent que c'est un mec bizarre. 
- J'aurai un voisin comme ça je pourrais pas dormir de la nuit. 
- Chut il arrive. 
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Tu marchais d'un pas décidé vers elle, à la manière de Spartacus, fier comme un héros, craignant rien pas même ton destin.
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- Mais pourquoi il marche comme ça ? On dirait un poulet. 
- Barrons-nous avant qu'il n'arrive. 
- Trop tard il est trop prêt. 
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Tu t'arrêtas devant elle, le torse bombé, le cou élancé à l'extrême. Tu pris une grande inspiration et... Tu restais muet.
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- (Merde je pensais qu'elle viendrait au lac tout seul... Je suis con aussi. Qui vient au lac seul ?) 
- Pourquoi il bouge pas ? 
- Il devient tout rouge. 
- Eh oh cousin d'Eve, t'es sûr que ça va ? 
- J'ai pas l'impression qu'il respire 
- Et maintenant il tremble... Les filles ça me fait peur... 
- Roh mais qu'il est con... 
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Capucine te mit la main devant la bouche et t'éloigna du groupe.
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- Je reviens tout de suite les filles. 
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Elle t'emmena derrière la cabane loin des regards indiscrets.
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- Eh l'attardé qu'est-ce que tu fais ici !? T'as pas d'autres choses à faire que de m'espionner. Va falloir arrêter hein, je te revois je te cogne, capiche ?

- Je t'espionne pas... Je... je viens régler mes comptes... 
- Y'a rien à régler. Barre toi. 
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Elle te prit ton plâtre comme pour te tirer loin d'ici.
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- A...attends. Pourquoi t'as dit à Eve que j'étais impuissant !? 
- j'ai jamais dit ça. 
- ... 
- J'ai peut-être dit un truc comme ça mais il faut pas le prendre au mot 
- Comment je dois le prendre alors ? Je te préviens, t'as intérêt à dire la vérité à Eve. 
- Mais t'es malade ! 
- Dis lui ! 
- Eh l'attardé tu crois faire peur à qui ? Si t'as la libido d'un vieillard, c'est pas de ma faute. 
- Je jouis parfaitement avec quelqu'un qui sait y faire. 
- Qu'est-ce que t'insinues ? 
- J'insinue que t'as des parpaings à la place des mains. Comment tu veux être excité par ça. Je plains tes ex... 
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Elle s'offusqua.
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- Eh je t'ai fait une fleur le puceau. Il n'y a qu'une idiote comme moi pour accepter toucher à un zgueg si affreux. Non mais sérieux il est de traviole et il est difforme.

- Ça t'a pas empêché de le bouffer tout entier... C'est grave quand même. C'est toi qui branles comme un manchot, et c'est toi qui suces comme un bulldog mais tu m'accuses. Pas de ma faute si t'es un mauvais coup...

- Un mauvais coup !? Un mauvais coup !? Tu sais à qui tu parles ? Tu tiendrais pas 5 minutes avec moi sale merde ! 
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Capucine s'approcha les narines dilatées, les joues gonflés et les canines visibles par la remontée de ses lèvres qui l'a défigurait.
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- Tu branles mal ! Tu suces mal ! Assume. 
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Rencheris-tu, incapable de lâcher du lest.
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- Ta gu*ule 
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Elle était tellement proche de toi que ses expirations rageuses caressaient ta moustache.
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- T'es minable au pieu ! À chier ! 
- Je t'ai dit ta g...
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Tu l'embrassas instinctivement, plein d'hargne. Ça avait duré quelques secondes mais ça t'avait électrisé. Alors c'était ça qui te demandait durant tout ce temps. Elle te regarda plein d'incompréhension. Son souffle était haletant, sa poitrine se gonflait et se dégonflait à toute vitesse.
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- Tu me dégoûtes. 
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Et elle te sauta dessus, prête à te continuer ce que tu avais initié.
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FIN DU CHAPITRE 16