A Comme ça si l'oncle découvre le pot aux rose il sera moins dur que si tu n'était personne pour lui
[09:51:23] <Deviiiator>
B, j'espère que ça ne va pas devenir une fic a choix
Y'en aura mais ce sera ponctuel
[22:56:59] <AliceDuForum>
A Comme ça si l'oncle découvre le pot aux rose il sera moins dur que si tu n'était personne pour lui
Je sais pas si ça marche comme ça avec lui ![]()
Le choix avait été facile. Tous les plus beaux souvenirs de ta vie tu les avais vécu ici. La clairière près des bois, tu l'avais parcouru cent fois. Les chemins de pavés argentés, tu les as arpentés à chaque été. Tu t'étais couché dans ces hautes herbes les longues nuits d'hiver jusqu'à être ivre de cette odeur de terre fertile tu avais courus dans ses ruelles à l'ambiance si particulière jusqu'à la nausée. Si tu n'avais une chance, rien qu'une de rendre ses couleurs à la ville de ton cœur, alors tu la saisirai sans hésiter.
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- Je savais que tu accepterai. On est fait du même bois toi et moi. N'en parle à personne évidemment.
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Tu acquiesçais déterminé.
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- Tiens toi prêt. Ça pourrait être ce soir. 
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Tu ne t'attendais pas à ce que ce soit si tôt mais ça ne changerait rien. Tu irais au bout.
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2 jours plus tard.
La nuit était tombée dans la ville endormie mais c'était ça s'activait à la maison. Le moment était venue de passer à l'action. A peine le temps de t'alpaguer depuis ta chambre que vous sortiez de la maison sur la pointe des pieds. Tu n'avais pensé qu'à ça. Vous n'en aviez pas reparlé depuis la dernière fois, tu partirais donc sur les routes étroites de cet endroit sans savoir ce qu'il s'y passerait mais tu avais une confiance aveugle en ton parrain.
Vous poussiez la voiture sur 100 mètres pour que personne ne puisse se douter de cette virée clandestine. Un dernier coup d'œil sur la maison éteinte au loin et vous étiez partis.
La nuit était brumeuse, plus que d'habitude. Le phare gauche clignotait, le droit se faisait discret alors que vous vous enfonciez dans les routes de l'inconnu et les sentiers de votre courage. Tu sentais tes plâtres devenir moites. C'était désagréable. Foncer dans l'inconnu, te rapprocher du but si proche te rendait incertain.
Ton état de stress latent dénotait avec la décontraction de ton oncle. Le corps avachi, les épaules relâchés, il te souriait beaucoup comme pour te rassurer mais son regard ne trompait pas. Tu le voyais refaire jusqu'à écoeurement le fil de son plan ou alors pensait-il aux alternatives possibles si tout ça tournerait mal. Il avait forcément au moins un autre plan.
- On va où ? 
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Demandais-tu la voix enrouée.
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- Sur le chemin vers l'arbre millénaire. 
- ... 
- J'ai suivi cette vermine plusieurs heures histoire d'avoir une idée de ses trajets. Si tu savais toutes les merdes qu'il faisait... Il a revu Eve, j'en suis certain.
- C'est ce qu'elle laissait entendre quandje l'ai entendu parler avec ses copines. 
- De toutes les filles, il a fallu qu'il jette son dévolu sur ma reine, quelle plaie... 
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Il tapa sur son volant, la voiture désaxa légèrement.
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- Il passe forcément ici pour rentrer dans son taudis. Avec un peu de chance, ce sera le cas ce soir. 
- Qu'as-tu prévu de faire ? 
- On attend qu'il se pointe, on lui barre la route. Je fais en sorte d'en venir aux mains et quand on aura assez de matière pour le faire inculper, je remonte dans la voiture et on envoie tout à la gendarmerie
- Alors je vais devoir filmer te voir en train de te faire frapper, imagine que ça va trop loin ? Ça va pas marcher il faut quelque chose d'autre.
- Ne t'inquiète pas, c'est pas un petit merdeux qui aura ma peau. Je me vais vieux mais j'ai encore du répondant je t'assure.
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Blaguait-il mais ça ne te faisait pas rire. Tu étais très inquiet.
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- C'est pour la bonne cause, mon garçon. On doit aller au bout. Si on montre qu'il s'en est pris physiquement au pauvre homme que je suis, la flics seront obligés de s'en occuper.
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Alors c'était tout ce qu'il allait trouver. Se faire casser la gueule pour le faire arrêter. Mais c'était bien trop peu, ça ne marcherait jamais. Si la police n'avait pas su le dissuader, ce n'était pas une pauvre vidéo qui allait tout changer. L'incompréhension et la colère te hantait, toi qui pensais être dans l'action pour une fois. Tu aurais tant aimé cogner cette vermine jusqu'à ce qu'il te supplie d'arrêter. C'est tout ce qu'il méritait.
Vous restiez sur le bord de la route, les phares éteints attendant que quelque chose se passe.
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- Alors avec les filles ? Des petites copines au lycée ? 
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Te demandait ton oncle soudainement. Il voulait sans doute détendre l'atmosphère.
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- Oh elles ne m'intéressent pas vraiment 
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Ses yeux se plissèrent, dubitatif.
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- Je veux... Je veux dire qu'il y'a une fille Il y'a bien une fille mais elle est pas dans mon lycée. Et c'est pas possible avec elle alors j'essaie de l'oublier.
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Corrigeais-tu.
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- Tu sais dans la vie, il faut se donner les moyens. Ce n'est pas en se rongeant les sangs que tu pourras l'avoir. Tu crois que Lilith je l'ai eu comment ? Passe à l'action et ne doute pas.
- ... 
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S'il savait. Les minutes s'égrainaient et rien ne se passait. Tu te demandais si Damien allait bien venir ou si vous perdiez votre temps à poursuivre des chimères. Ton oncle ne lâchait pas l'horizon prêt à passer à l'action au moindre crissement de pneus sur la route abandonnée.
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- Il se fait déjà tard. 
- Si il ne vient pas cette nuit, je reviendrai demain. S'il n'est pas là le jour d'après, je me pointerai encore et s'il continue à me faire faux bond faux bond, je l'attendrai le jour qui suit. Je ne lâcherai pas. Ma ville compte sur moi.
- Je te suivrai. 
- J'en attendais pas moins. 
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Il te regardait tendrement de parrain à filleul. Soudain une lumière blanche naissait au loin, c'était les phares d'une voiture. Une Chevrolet.
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- Sors ton téléphone. 
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La voiture approchait jusqu'à arriver à votre hauteur. Vous lui barriez la route. Il klaxonna 3 fois. Oncle Hector restait à l'intérieur attendant le bon moment. Tu remarquais alors les gants de cuir qui protégeait ses mains.
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- Barrez-vous j'ai pas que ça a foutre ! 
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Oncle Hector sortit et s'approchait de l'autre voiture.
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- Tu me reconnais ? 
- Vous êtes le père d'Eve. Qu'est-ce que vous me voulez ? 
- Simplement discuter. Tu te souviens, je t'ai demandé de ne plus t'approcher d'elle mais tu sais que tu l'as revu.
- Vous savez M'sieur vous avez fait une fille sacrément canon. C'est sûr d'y résister. 
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S'amusait-il. Ton oncle resta silencieux quelques instants avant de reprendre.
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- Elle est pas mal ta caisse. 
- Ouais... M'sieur c'est pas contre vous mais je suis un peu crevé là. Ça vous dirait de me laisser passer ? 
- Je comprends tout à fait. 
- Cool, pas de lézard. 
- Mais ça va pas être possible 
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D'où tu étais, tu vis ton oncle saisir Damien par le col jusqu'à faire sortir sa tête de la lucarne du conducteur. Il lui donna un coup de poing avant le le lâcher.
Il recula, Damien sortit. La gorge nouée, tu commenças à filmer. Ton oncle baissa sa garde et se prit quelques droites. Profitant de son état groguis, Damien en profita pour enrouler son bras autour du cou de ton parrain. Il semblait s'être pris un coup dans le ventre. Oncle Hector posa un genou au sol reprenant difficilement ses esprits. Il repartit quand même à la bataille feintant quelques crochets d'une mollesse tapageuse en comparaison avec les coups d'éclat du jeune. Il tapait dans le vent, peut-être était-il vraiment déboussolé par les coups qu'il venait de se prendre.
Il n'en fallait pas plus pour que de l'autre côté, Damien reprenne son rythme de croisière. D'une droite dans le nez et d'une autre, il fit reculer ton oncle de quelques mètres. Sa carcasse tanguait, titubant sur son propre poids. Un sifflement aurait pu le faire tomber mais c'est le poing de Damien sonnant comme le tonnerre qui le cloua au sol.
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- Oncle Hector !!! 
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Il tentait de tenir sa garde mais ce c*nnard tapait si fort que ça ne lui servit.
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- Arrête mais arrête p*tain ! Il est au sol ! 
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La pluie de coups continuait et les mains grandes ouvertes de ton oncle qu'il mettait devant lui perdait peu à peu de leur vie.
Tu sortis de la voiture et fonçait vers eux.
Damien trop occupé à continuer ce passage à tabac, ne te vit pas arriver derrière lui. Tu lui mis un grand coup de ton plâtre au poignet sur le sommet de son crâne. Tu y avais mis toutes tes forces pourtant Damien ne vacilla même pas. Il se retourna vers toi les yeux empli d'une rage difficilement imaginable. D'un geste de survie, tu voulus remettre un coup mais il te saisit le bras et t'étrangla de l'autre.
La trachée broyée, l'air te manquait. Tu le tapais par accoups alors que son emprise amplifia.
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- ... 
- ( C'est quoi ce bordel. J'ai l'impression de taper de la pierre. Si j'avais pas ces plâtres, ce serait tellement plus simple... Il... Il me faut de l'air au plus vite. ) 
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Tu te débattais comme une proie pris au piège. Tes yeux devenaient si lourds, tu te sentais partir.
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- (Alors ça finit comme ça ? Il aura eu notre peau à tous les deux sans le moindre effort. Moi qui pensais pouvoir l'arrêter. Mes forces me quittent je le sens. La dernière chose que je verrais, c'est le visage affreux de celui qui m'aura pris Eve et la vie. Je ne peux pas mourir comme ça c'est si terrible et pathétique. Je ne peux pas mourir comme ça, pas sans lui avoir dit. Pourquoi suis-je venu ici, ils m'ont toujours rejeté dans cette ville. Ils sont comme les autres, sectaires et stupides, pourquoi les sauverai-je ? Que cette ville brûle si ça peut tous les tuer. Tant pis pour les hautes herbes, les ruelles et les pavés argentés mais ces vermines l'ont bien mérité. Détruis tout si ça te chante, c*nnard, j'en ai que faire mais je peux pas te la laisser. Eve, jamais je ne pourrais te laisser. )
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Puis ce fut le noir.
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- (Suis-je au paradis ou en enfer. Il n'y a pas de lumière ici, j'ai donc été damné. Mes yeux sont si lourds, je suis épuisé. Je sens qu'on me transporte, où m'emmène-t-on ? Ces arbres qui passent à vitesse grand V, je les reconnais. Est-ce Oncle Hector qui conduit ? Oui c'est bien lui. Mes yeux sont si lourds, je suis épuisé. Il se tourne de moitié vers moi et semble me parler, mais je n'entend pas, mes yeux sont si lourds, je suis épuisé. Ah si, j'entends quelque chose mais ça vient de tellement loin. "On rentre à la maison" qu'il dit. "On a réussi.")
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Fin du Chapitre 13
Sweet
Sweet punaise :D
Sweet
SWWWWEEEEETTT!!!!! 
Sweet
SWWWEEEETTT
si c'est vraiment ce qu'il s'est passé (je doute vu que c'est un choix) j'espère qu'il est vraiment en prison ce chien et j'espère que vous allez bien ![]()
Sweeeet
Je suis depuis quelques chapitres déjà mais je t'ai pas encore félicité ![]()
Super fic clé t'arrête pas + sweet ![]()
Sweet ! J'adore ![]()
Allez une sweet sinon je viens chez toi avec tout les crayons du topic
Suite
[19:25:17] <Alpharamp>
Je suis depuis quelques chapitres déjà mais je t'ai pas encore félicité
Super fic clé t'arrête pas + sweet
Cimer mon bon khey
[15:46:05] <B3RKUT>
Sweet ! J'adore
Merci
Je devais sortir la sweet ce soir mais j'ai pas pu écrire. J'essaierai de vous sortir 2 suites demain
Sweet ou punaises de lit
Sweet ... :D
CHAPITRE 14 - JE VEUX PAS ÊTRE SEULE CE SOIR
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Célestin s'était rendormi. Arrivés enfin à la maison, Hector extirpa précautionneusement son corps inanimé. Il ne devait surtout pas le réveiller. Il le porta à l'aide de ses 2 bras en support comme quand il le portait enfant jusqu'à la chambre quand il s'endormait devant la télé après un dessin animé ou un de ses films de science-fiction qu'il adorait.
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- On va alléger les repas du soir... 
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Sa vue était rendue difficile par le cocard qui harcelait son oeil gauche. Il sentait son pouls battre depuis sa lèvre endolorie et sa hanche le relancer. Cette vermine l'avait bien amoché mais il en fallait plus pour venir à bout du dur à cuire qu'il était. Un dernier effort pour monter les escaliers et on était enfin dans la chambre du garçon.
Oncle Hector souffla de soulagement. Il avait réussi à porter son filleul sans le réveiller. Il le regardait dormir, mélancolique et fier le faisant presque oublier ce qu'il avait fait.
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Le matin.
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- Mon dieu, Hector ! 
- Bonjour Annelle. 
- Ton visage ! 
- Ce n'est rien de grave. Je me suis promené cette nuit et je suis mal tombé. 
- Ça t'apprendra à faire le casse cou à 4 heures du matin. Tu te fais vieux fais toi une raison. 
- J'en ai encore sous le capot, je t'assure. 
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Souriait-il.
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Que s'était-il passé ? Tu ne te souvenais plus de rien si ce n'était des yeux de rage de Damien et voilà que tu te réveillais dans ta chambre la gorge endolorie.
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- Merde j'ai des marques sur tout le cou. Je vais mettre un col roulé. 
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Tu regardais depuis l'étage ce qu'il se passait au rez-de-chaussée. Tes parents, oncle Hector et Eve prenaient leur petit déjeuner.
- Mon téléphone ! J'ai tout filmé. Je vais savoir ce qu'il s'est passé. 
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Tu descendis discrètement et sortis de la maison évitant qu'on ne te voit. La voiture de ton oncle était verrouillée. Regardant à l'intérieur comme tu le pouvais tu cherchais ton téléphone.
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- Pourquoi je ne le vois pas !? 
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Il était en fait sur ton bureau. Naviguant dans la section vidéo, il n'y avait aucune trace de ta capture. Tu es pourtant sûr d'avoie filmé.
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- Mais vu que personne n'a mis fin à l'enregistrement, ça ne s'est peut-être pas enregistré... Ou alors quelqu'un l'a supprimé... 
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Tu aurais bien demandé quelques éclaircissements à ton oncle mais il fit absent le reste de la journée. Comment avait-il ou se sortir de cette situation impossible ? Qu'avait il fait à Damien ? Tu allais le savoir bien plus vite que tu ne croyais.
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Au dîner, Il y'eut tes parents, Eve et toi. L'atmosphère était très pesante mais tes parents cherchaient à désamorcer le malaise ambiant.
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- Ça faisait bien longtemps qu'on ne s'était pas retrouvé juste nous 4 autour d'un bon repas. 
- Bon repas, c'est vite dit... 
- Ce n'est pas de ma faute si tu détestes les endives au jambon 
- Mais ça le devient si tu les fais à chaque repas. 
- Et bah cuisine, ça me fera des vacances. Ah mais j'oubliais tu serais capable de rater des coquillettes.
- J'étais très bon cuisinier dans ma jeunesse mais tu tenais tellement à tenir la popote. Et maintenant tu te plains que j'ai perdu la main...
- Ça va être de ma faute ! Monsieur est incapable, mais c'est à cause de moi... 
- On peut pas discuter avec toi sans que tu surenchères... 
- Vous voyez les enfants quand vous vous voudriez vous marier faites en sorte de choisir quelqu'un qui sait reconnaître ses tords et qui n'est pas borné.
- Si tout le monde suivait ton conseil j'en connais à cette table qui finirait bien seul. 
- ... 
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Insinuait Eve à ton encontre sans te regarder. C'étaient les premiers mots qu'elle te destinait depuis des jours. C'était un pique certes mais ça comptait quand même. Alors tout n'était pas mort peut être, c'était bête de s'accrocher à si peu mais il n'y avait que ça à quoi tu pouvais te raccrocher. Quand tes parents ne se battaient pas pour avoir le dernier mot sur à peu prés tous les sujets, un silence de mort s'installait en table. Le plat d'Eve était presque intact. Sa désaffection pour le jambon n'aidait pas son appétit. Elle sortit de la table en première. Tu l'imitas quelques instants après.
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- La prochaine fois dites moi tout de suite je ne prendrais pas la peine de cuisiner ! 
- Ne t'embête plus, à partir de maintenant on va commander. 
- Quel ingrat... Puis tu parles mais tu as fini ton assiette. 
- Parce que je sais que ça fait plaisir à ma petite femme nulle en cuisine 
- Chéri... 
- Oui ? 
- Célestin est bizarre depuis quelques jours. 
- Il est étrange depuis qu'il est né. 
- ... 
- Je plaisante... 
- C'est de mon bébé que tu parles 
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Joseph se pinçait les lèvres regrettant déjà ses mots.
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- Je t'assure. Depuis quelques jours, Il a toujours le regard baissé quand je lui parle. Il cherche toujours à éviter les conversations. J'ai l'impression qu'il m'évite.
- Il grandit. Faut que tu le laisses prendre son envol. 
- Tu comprends vraiment rien à rien ! 
- Ces endives sont vraiment bonnes. 
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Annelle balança plein de verve sa serviette dans la tête de son mari et sortit de table.
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- Comptez pas sur moi pour débarrasser. 
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Dans le noir était plongée ta chambre. Tu cherchais le sommeil qui ne viendrait jamais. Les évènements de ces derniers jours te hantaient. Tu te sentais abandonné à supporter tout ça. Les secondes s'écoulaient et à mesure tu pus voir, comme doté de yeux de chat, les contours de ta chambre éclairé de l'obscurité. Tu penchais ta tête molle vers la lucarne ouverte où la pleine lune brillait. Dans ce ciel sans étoile où se plaisait le spleen, tu eus l'envie de voler et de partir loin d'ici. La solitude se vit mieux dans l'infini qu'enfermer entre quatre murs.
C'est alors que la porte s'entrouvrit. Bientôt une ombre glissait sur le plafond, puis une tête s'engouffra. Tu te redressas pour allumer la veilleuse prêt de toi.
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- N'allume pas. 
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Dit cette voix que tu reconnaîtrais entre mille. Cette voix était un peu particulière puisqu'elle se galvaudait de tremblements et de sanglots.
La porte se referma. La silhouette ombragreuse vola jusqu'à l'autre côté du lit. On entrait sous la couette.
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- Eve... qu'est-ce que tu fais ? 
- ... 
- Eve ? 
- Me fais pas chier. 
- Ta voix... Elle tremble. 
- Parce que je suis fatiguée ça se voit pas ? 
- Pourquoi tu viens ici ? 
- Je dors où je veux je suis chez moi et si ça te convient pas t'as qu'à te barrer. 
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Eve était bien décidée à rester. Tant pis tu irais dormir dans le salon. Tu n'avais pas la tête à rentrer dans un nouveau conflit avec elle. Elle gagnait par forfait. Tu allumas la veilleuse près de toi pour éviter de trébucher sur le chemin. Alors que tu sortais du lit quelque chose te saisit le bras.
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- Reste... Je veux pas être seule ce soir. 
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Te demandait Eve enfin mise en lumière dont ses yeux rouges et brillants trahissaient des larmes suspendues à ses paupières désolées. Son visage boursouflé pourrait faire croire qu'elle avait pleurée depuis des heures. Elle était si désemparée.
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- Éteins la lumière. 
Dit-elle honteuse devant ton regard empli de peine qu'elle prenait sûrement pour de la pitié. Tu t'executas et revenis dans le lit. Eve s'y installa aussi alors qu'Eve. Tu l'entendais renifler encore et encore.
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- Qu'est-ce qui te met dans cet état ? 
- Je veux pas en parler. 
- C'est... un garçon ? 
- Je t'ai dit que je veux pas en parler ! 
Tu n'insistas pas d'avantage. Elle continuait à sangloter alors lentement tu approchais ta main la plus valide de sa chevelure, y glissa tes doigts hésitants et la coiffa de sa tête jusqu'aux pointes.
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- Qu'est-ce tu fais !? 
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Tu t'arrêtas.
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- Je... Je voulais te calmer. Ça marchait quand on était petits... Je voulais pas te faire peur... Désolé.
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Elle ne dit rien quelques instants.
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- Ne t'arrête pas s'il te plaît. 
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Prononçait-elle du bout des livres. Alors, tu repris. Ses sanglots s'atténuaient au fur et à mesure que tu caressais ses cheveux jusqu'à disparaître. Mais tu poursuis ce mouvement qui t'apaisait également. Tu ne comptais plus les minutes que tu avais passé à coiffer de tes doigts sa chevelure si agréable au toucher. Elle s'était sans doute endormi vu son ronronnement mais tu continuais. Tu aurais pu continuer toute la nuit tellement ça t'apaisait de la sentir près de toi.
SWEET
J'ai bien fait de veiller moi, sweet ![]()