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Cimer les kheys
CHAPITRE 13 - LA VILLE QUE AVONS TANT AIMÉE
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Les lendemains furent terribles. Tu ne pouvais toujours rien faire avec tes mains handicapés et tu devenus fous entre le papier peint de ces murs devenues ta prison. Eve, elle, avait tenu sa promesse. Pas un mot, pas un regard, elle t'avait effacé de sa vie. Il restait 3 semaines avant de rentrer, comment pourrais-tu tenir autant ?
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- Célestin viens avec moi. 
- Qu'est-ce qu'il y'a ? 
- Je ne peux plus de te voir à rien faire, on va se promener. 
- Ce n'est pas de sa faute il est handicapé ! 
- Prépare tes affaires je t'attends dehors. 
- ... 
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Ta mère levait les yeux au ciel pendant que ton père était tout autant interloqué que toi. Peut être savait-il pour ce qu'il aurait eu avec Eve. Qu'est-ce que ton oncle pouvait bien te réserver.
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Oncle Hector portait 2 gros sacs qu'ils enfonça dans le coffre de sa Renault Familial.
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- Ça va te remuer. 
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Lançait-il en te saisissant l'épaule. Vous étiez partis.
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- Ça va comment tes mains ? Toujours aussi mal ? 
- La... La douleur de brûlure est partie c'est les bras qui me font d'avantage mal. 
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Il prit une grande inspiration et commença.
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- Je suis désolé pour... Cet incident. J'ai pas été assez regardant avec la bouilloire. C'était à moi de m'en occuper Je comprends que tu m'en veuilles.
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Il s'excusait à demi mot. Ça devait faire longtemps que tu ne l'avais pas entendu demander pardon, à bien y réfléchir il ne l'avait jamais fait. Alors tu t'en contenterais.
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- Je t'en veux pas. 
- Je taquine beaucoup ton père mais il t'eleve bien vu la personne mature que tu deviens à ses côtés. 
- ... 
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Un compliment de ton parrain que tu avais toujours vu comme un exemple de grands hommes à suivre malgré ses défauts, ça te mettait du baume au cœur.
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- On devrait arriver dans 5 minutes. 
- Où va-t-on ? 
- Tu le sauras bien assez tôt. 
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Répondait Oncle Hector d'un sourire malicieux.
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Sur la rue s'érigeaient des bâtiments d'une faible hauteur. Vous vous arrêtiez devant un particulièrement vétuste.
Une femme occupée dans ses petits papiers prit le temps de vous saluer.
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- Bonjour Hector ! 
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Elle embrassa ton oncle chaleureusement et l'œil brillant.
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- Salut Géraldine, tu vas bien ? 
- "Bien" c'est un grand mot. Mais on vit.... Je ne savais que tu avais un fils ! 
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Lançait-elle en te devisageant.
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- C'est mon filleul. Il vient pour nous aider. 
- Mon Dieu ! Des jeunes qui s'intéressent à la sauvegarde de notre petite ville ! Il y'a peut être encore un peu d'espoir pour cet endroit ! 
- Qui sait un jour il me remplacera... Les autres sont arrivés ? 
- On attend plus que toi. 
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Ton oncle te fit signe d'entrer.
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- A tout à l'heure Géraldine 
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Une trentaine de personnes étaient réunis dans cette salle qui pouvait en contenir une centaine. La plupart était vraisemblablement retraité au vu de leur âge avancé. Le seul jeune n'avait pas un cheveu sur le billard. Son bras était noirci de tatouage aux motifs étranges et au tag virulent. Son regard menaçant te poussa à t'etoigner. Finalement, tu t'asseyais près d'un homme à la bedaine garnie. Son nez rouge et ses grosses joues lui donnait un air jovial.
Ton parrain se tenait devant l'assemblée suspendue à ses lèvres dès qu'elle le vit entrer. Une croix d'un bois ancien, comme légitimation de sa parole, le surplombait.
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- On peut commencer. Bonjour, à tous et bienvenue pour la réunion bi-mensuelle de l'association solidaire pour la sécurité. Merci à tous d'être venu et aux petits nouveaux de nous rejoindre. Ça fait plaisir de voir autant de tête quand on était même pas 5 à nos débuts et que la municipalité ne nous donnait pas un mois avant de disparaitre. On en a fait du chemin ! Mais ça veut aussi dire que le problème d'insécurité de cette ville n'est pas réglé. Pire il prospère. Mais nous n'abandonnerons pas tant que cette ville ne sera pas redevenu ce qu'elle était. Et je serai heureux d'annoncer la dissolution de notre association quand nous aurons enfin réussi. Ce jour arrivera plus vite que vous le croyez je peux vous l'assurer.
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Ça applaudissait passionnément.
Une jeune femme courte sur patte à la voix très aiguë prit le relais. Elle commença par parler du calendrier des évènements communautaires prévus pour les semaines à venir. Fêtes dansantes, tournoi de pétanque et kermesses d'été étaient au programme de ces prochains jours qui promettaient d'être agités.
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- On peut maintenant passer à la revue des incidents d'incivilités que vous avez vécu depuis la dernière fois. On tentera, ensemble, de trouver des réponses efficaces pour y répondre.
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Ça levait la main ça et là. On leur tendait le micro un par un. Une dame très apprêtée commença.
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- Alors je ne sais pas si vous avez eu vent de cette histoire mais un agent de sécurité s'est fait agresser l'autre jour dans le centre commercial du centre ville.
- Oui on me l'a raconté ! 
- Ces charognes n'ont plus de limites ! 
- Oui... Si même des personnes censés assurés notre sécurité de font agresser suis va pouvoir nous protéger !? 
- C'est pour cette raison que nous sommes ici. Si le maire n'arrive pas à défendre sa ville, nous le ferons nous même. Personne n'a le droit de toucher un cheveu de nos amis, nos voisins ou de nos agents de sécurité. Nous ferons tout pour trouver les responsables de cet acte condamnable
- ... 
- À vous Monsieur Salomon. 
- Notre maison a été vandalisée voilà bien une semaine. Ils ont tagué tous les murs et volé nos bijoux. Ma femme n'arrive plus à trouver le sommeil, elle a peur dans sa propre maison !
- La police a une piste ? 
- Je parie que non, ils sont trop occupés à verbaliser les honnêtes petits gens. Mais pour arrêter la vermine il n'y a plus personne. Alors que l'identité du responsable de ses petites canailles ne fait pas l'ombre d'un doute.
- Vous nous aviez promis que vous régleriez son compte à ce Damien Moreau, Hector... 
- Lui et sa clique nous rendent la vie impossible ! 
- Ils font du bruit jusqu'à pas d'heure. Je travaille tôt le matin...
- Ils ont cassé les lampadaires dans ma ruelle, je ne plus peux plus sortir dehors après 22 heures 
- Ils ont volé le sac de ma soeur quand elle était au marché ! 
- Et il n'a pas payé pour le mal qu'il a fait à cette fille ! 
- Faites quelque chose Hector. Il n'y a que vous qui puissiez agir. 
- ... 
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Suppliaient-ils à ton oncle comme s'il était le dernier espoir pour cet endroit. Il te regarda alors comme pour te faire passer un message sans équivoque.
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La réunion de l'association avait duré une heure et t'avais pris aux tripes. Voir tous ces gentils hommes simples et bons qui avaient travaillé toute leur vie pour acquérir ce petit bout de terre dont ils avaient tant rêvé, voir leur retraite bien méritée réduite à néant par des petits cons de ta génération qui ne savaient rien et qui, la où ils passaient détruisait tout te foutait en rogne. Si tu pouvais tous les enfermer dans la fosse commune dont il n'aurait jamais du s'échapper, y mettre le feu et regarder, tu le ferais sans hésiter. Le mal, il se développait partout, c'est une affaire d'état. Mais l'état n'en a que faire des honnêtes petits gens. Il n'y a que les grandes villes qui les intéressent. Qu'est-ce que des bourgeois bien nés à faire de petits ploucs provinciaux. Tu les vomissais plus que la racaille.
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- Voilà l'état de la ville qu'on a tant aimé. Ceux qui peuvent fuient, les autres subissent sans rien dire. La vermine veut que cette ville soit à son image. Idiote, honteuse et sale.
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Pris d'une gravité immense, tu plongeais les yeux dans ceux de ton oncle habité.
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- Et les flics ne font rien. Ils les mettent en garde à vue histoire d'avoir bonne conscience. 48 heures après ils sont dehors prêts à recommencer. C'est comme ça depuis longtemps et ça empire.
- On peut pas les arrêter ? Je suis sûr qu'on peut agir. 
- Tu as vu le jeune au crâne rasé durant l'assemblée ? 
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Tu acquiesçais.
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- Il a formé une bande avec ces petits copains. Ils sont très déterminés et prêts à nous aider. Mais je ne sais pas encore ce qu'ils ont vraiment dans le ventre. Je préfère éviter de trop les mêler tant que je me serai pas assuré de leur méthode.
- Je comprends. 
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Après un moment de silence, oncle Hector reprit.
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- Tu sais Célestin, on se ressemble toi et moi. Tu tiens à tes idées et tu ne laisses pas ton esprit se conformer aux standards de l'époque ou au mode mortifère. Les autres te le rendent, cherchent à t'exclure et te font passer pour un fou mais il n'y a pas plus dangereux pour eux que quelqu'un qui leur résistent. Parce que jamais ils n'auront de prise sur toi si tout te glisse dessus.
- ... 
- Avoir des valeurs est nécéssaire dans ce bas monde, c'est ce qui distingue la condition de l'homme à celle des autres animaux. Et à partir du moment où on en a, il faut se battre pour leur persistance et leur maintien, il faut de battre pour les choses auxquelles on tient.
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Tu buvais ses paroles.
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- Notre ennemi est puissant parce qu'il est fourbe, sans limite. Il se nourrit de la faiblesse des uns et du laisser faire des autres. Plus tu regardes sans bouger, plus tu le légitimes et le temps de s'en rendre compte, c'est déjà foutu.
- ... 
- Le pire c'est qu'il corrompt même les personnes qu'on aime malgré qu'on ait tout fait pour les protéger 
- ... 
- Célestin. Ce Damien n'est pas la gangrène mais un symptôme mais est-ce une raison pour le laisser agir ? Laisserais-tu ta morve couler simplement parce que ça ne te soignera pas du virus ?
- Non... 
- Alors aide-moi. 
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Que faire ?
A en dépit, j'aime vraiment la tournure que prend la fic
A
A
Ca sent la disparition soudaine ![]()
A)
A
A
A bien évidemment
B, j'espère que ça ne va pas devenir une fic a choix
A
A, il faut qu'on casse la gueule à Damien, juste parce que j'ai le seum qu'il se tape eve plutôt que célestin
A + Sweet
A + ça va castagner du zoomer.