DDB pour non sweet avec delete du post l'annoncant, tu crois qu'on t'a pas vu petit chenapan ? 
Le 29 octobre 2021 à 19:40:32 :
DDB pour non sweet avec delete du post l'annoncant, tu crois qu'on t'a pas vu petit chenapan ?
Merde. Bon j'arrive. 
CHAPITRE VIII
Delatour besognait maintenant depuis plusieurs heures. Son sang était brûlant et tapait dans ses tempes au rythme des percussions interprétées par Moretti. Sa nature endurante lui permettait de supporter physiquement cet impérieux labeur sans en subir trop de dommages, mais son esprit ne pouvait endurer tant de peines. La répétition, mêlée à l'absurdité apparente de son travail abattait son âme. Il s'interrompit un instant pour scruter les différents visages que sa vue dessinait. Il les observa avec attention, les étudia même. Il voulait saisir comment il leur était possible de se résigner à évoluer ainsi dans un si vain marasme. Un homme, d'ascendance européenne, avec une jarre pleine d'eau dans les bras avançait vers lui et s'apprêtait à le croiser. Le commissaire le toisa en fronçant les sourcils, mais l'homme ne le remarqua pas. Ses yeux divaguaient, ses lèvres bougeaient sans raison et sa tête se balançait de droite à gauche, vaguement soumise à la rythmique imposée par le monstre musicien. Quand il arriva à la hauteur de Rémy, ce dernier fit un pas de côté dans sa direction, comme pour le pousser à la collision. L'homme le bouscula un peu, mais sans le vouloir. Il releva vivement la tête, les yeux écarquillés, et s'excusa platement.
Pardon ! Je... je vous avais pas vu ! 
Ce n'est rien mon brave... ce sont mes torts, pas les vôtres. 
L'ouvrier hocha la tête et reprit sa route. Delatour sourit un peu. Il avait enfin compris que si ces damnés étaient si résilients, c'est parce qu'ils se réfugiaient dans un univers intérieur dans lequel ils pouvaient oublier l'interminable affliction de leur quotidien, qui les embarrassait de honte et d'ennui. Le commissaire était satisfait de constater qu'il avait sur conserver sa perspicacité. Son engouement fut de courte durée ; un cri aigu l'assourdit. Il grimaça et leva la tête vers la source du bruit. Perché sur un arbre, un oiseau avec un visage de femme le toisait avec sévérité en hurlant hystériquement. Delatour se boucha les oreilles en grimaçant, mais l'étrange créature continuait de s'égosiller sans raison apparente. Delatour se releva et chercha une pierre à lui jeter au visage, mais un homme l'interrompit.
Ne fais pas ça si tu tiens à la vie. Cette harpie sait parler, elle ira tout raconter à Teryel si tu la bats. 
Mais pourquoi crie t-elle comme ça ? 
Tu t'es arrêté de travailler trop longtemps. Reprends ta jarre et retourne à ton labeur. 
Delatour, accablé par les hurlements perçants de la harpie reprit sa cruche à la hâte et remercia l'homme.
Merci, je ne savais pas... mais que faites vous ici ? Vous n'avez pas de jarre, comme tout le monde ? 
Non. Je ne m'abaisse plus à ça depuis longtemps déjà. Aujourd'hui je surveille le bon déroulement des travaux. 
Delatour observa l'homme quelques secondes, silencieusement. Il s'agissait d'un arabe, et son turban ne laissait qu'un seul œil apparent. Delatour le soupçonnait d'être borgne. Il lui demanda, tout en marchant avec sa jarre vide en main :
Ah, je vois... il est possible de faire carrière ici aussi ? 
Si tu sais sacrifier les choses futiles, oui. 
Quelques mois plus tôt, Delatour aurait probablement souri en entendant ce genre de formule. Il a toujours trouvé ridicule l'air grave que se donnaient les arabes, qu'il jugeait faux et vaniteux. Mais il n'était plus en position de force désormais, alors il hocha la tête avant de retourner travailler.
First. 
Je lis ça. 
Les harpies ces p*tes sataniques ![]()
Le 31 octobre 2021 à 09:59:06 :
Les harpies ces p*tes sataniques
T'es chaud pour le NNN ? 
Le 31 octobre 2021 à 10:06:56 :
Le 31 octobre 2021 à 09:59:06 :
Les harpies ces p*tes sataniquesT'es chaud pour le NNN ?
Déterminé
Tu le fais kheyou ?
Le 31 octobre 2021 à 10:09:05 :
Le 31 octobre 2021 à 10:06:56 :
Le 31 octobre 2021 à 09:59:06 :
Les harpies ces p*tes sataniquesT'es chaud pour le NNN ?
Déterminé
Tu le fais kheyou ?
Oui je vais le tenter. 
Le 31 octobre 2021 à 10:12:40 :
Le 31 octobre 2021 à 10:09:05 :
Le 31 octobre 2021 à 10:06:56 :
Le 31 octobre 2021 à 09:59:06 :
Les harpies ces p*tes sataniquesT'es chaud pour le NNN ?
Déterminé
Tu le fais kheyou ?
Oui je vais le tenter.
Quel matricule ?
Le 31 octobre 2021 à 10:16:36 :
Le 31 octobre 2021 à 10:12:40 :
Le 31 octobre 2021 à 10:09:05 :
Le 31 octobre 2021 à 10:06:56 :
Le 31 octobre 2021 à 09:59:06 :
Les harpies ces p*tes sataniquesT'es chaud pour le NNN ?
Déterminé
Tu le fais kheyou ?
Oui je vais le tenter.
Quel matricule ?
Comment ça ? 
Le 31 octobre 2021 à 12:55:30 :
Le 31 octobre 2021 à 10:16:36 :
Le 31 octobre 2021 à 10:12:40 :
Le 31 octobre 2021 à 10:09:05 :
Le 31 octobre 2021 à 10:06:56 :
> Le 31 octobre 2021 à 09:59:06 :
>Les harpies ces p*tes sataniques
T'es chaud pour le NNN ?
Déterminé
Tu le fais kheyou ?
Oui je vais le tenter.
Quel matricule ?
Comment ça ?
Hop hop hop on va s'inscrire et plus vite que ça https://www.jeuxvideo.com/forums/42-51-67957311-1-0-1-0-officiel-no-nut-november-2021.htm
Persoent
je le fais
Je me demande où se trouve Delatour. A mon avis il va faire face à de nombreuses tentations.
"si ces damnés étaient si résilients, c'est parce qu'ils se réfugiaient dans un univers intérieur dans lequel ils pouvaient oublier l'interminable affliction de leur quotidien, qui les embarrassait de honte et d'ennui. "
Le quotidien des prolos 
Sinon et la sweet ??? 
UP
Le 06 novembre 2021 à 12:47:48 :
"si ces damnés étaient si résilients, c'est parce qu'ils se réfugiaient dans un univers intérieur dans lequel ils pouvaient oublier l'interminable affliction de leur quotidien, qui les embarrassait de honte et d'ennui. "Le quotidien des prolos
Sinon et la sweet ???
Les joies de l'usine. 
Je vais la poster demain je pense. 
Sage décision 
N'oublie pas de pointer sur le topic pour ton NNN khey 
Le 06 novembre 2021 à 17:39:43 :
N'oublie pas de pointer sur le topic pour ton NNN khey
C'est fait. 
Le 06 novembre 2021 à 15:28:54 :
Le 06 novembre 2021 à 12:47:48 :
"si ces damnés étaient si résilients, c'est parce qu'ils se réfugiaient dans un univers intérieur dans lequel ils pouvaient oublier l'interminable affliction de leur quotidien, qui les embarrassait de honte et d'ennui. "Le quotidien des prolos
Sinon et la sweet ???
Les joies de l'usine.
Je vais la poster demain je pense.
Bientôt le pass en usine 
CHAPITRE IX
Quand la journée fut achevée et que les ouvriers sommeillaient, Delatour, lui, anticipait déjà les temps à venir. "Je dois rester vivant" se disait il. Juste ça. Il ne songeait à rien d'autre.
"Je dois rester vivant".
Il s'endormit aussitôt. En l'espace d'un clignement d'oeil, sa conscience s'éteignit et le plongea dans un grand trou noir. Il se réveilla quelques minutes avant que le cor sonne. Les premières pensées qui traversèrent son esprit étaient des bribes incohérentes d'invectives brutales et perverses. Il observait sa conscience avec détachement en se demandant pourquoi ses premières émotions, au matin, étaient presque toujours des émotions barbares. Il chassa ces impressions comme l'on chasserait une mouche d'un revers de la main, puis, pour se concentrer, il s'assit sur son lit en fermant les yeux. Il tenta d'échafauder un plan dans son esprit. Il tachait de restituer tout ce qu'il savait sur ce lieu, de tout rationaliser. Doucement, il souffla un long monologue entre ses lèvres à moitié closes :
Bon... nous étions dans le désert avec Philippe. Nous sommes tombés en panne et nous avons marché un long moment. Une tempête est passée... puis il a disparu. J'ai rencontré Teryel pour la première fois à ce moment... mais si je me souviens bien, Philippe m'a dit qu'il l'a croisée aussi le même jour. Ceci dit, lui, l'a rejointe directement dans son palais... moi elle m'a laissé partir après m'avoir donné à boire. Cette boisson qu'elle m'a donné, d'ailleurs... il devait s'agir d'une drogue, car je n'ai jamais pu apaiser ma soif après l'avoir goutée... J'avais des symptomes proches de la potomanie. Par le biais de cette drogue dont j'ignorais l'existence, elle a sûrement dû m'inoculer cette maladie, même si cela me semble très mystérieux. Comment une berbère sans formation universitaire aurait elle pu connaître la recette d'un médicament pareil ? Même les scientifiques occidentaux ne savent pas confectionner ce genre de poison. Il faudra que je résolve cette énigme. Mais il faut aussi que je comprenne par quel biais elle a pu me faire halluciner quand je suis rentré dans cette fichue grotte. Ce monstre, hideux... celui là même qui m'a fait jouer à pile ou face, il ne pouvait pas être réel ! Et que dire de Moretti ? Je suis certain que toutes ces choses ne sont que des hallucinations. Et mes collègues... ? Sont ils des hallucinations eux aussi ? Non... ou peut être pas tous... Philippe ne peut pas être une hallucination, je le connaissais déjà avant.... ou alors... peut être que mon cerveau me joue des tours, et que ce n'est pas le vrai Philippe que je vois ici ! Non... non, ce n'est pas possible, je n'y crois pas, c'est la seule personne sur qui je peux m'appuyer... je ne veux pas être seul ici. 
Rémy interrompit sa réflexion quelques instants. Il scruta les environs pour s'assurer que tout le monde dormait. Il constata que c'était bien le cas, alors il baissa la tête puis poursuivit son monologue, mais en lui même cette fois.
Ce palais... il est situé dans le désert, au sud des montagnes... mais il n'est répertorié sur aucune carte pourtant. C'est étonnant. Si l'on parvient à s'échapper avec Philippe, il faudra que l'on trouve notre chemin dans ce désert, ce qui ne me semble pas être une mince affaire.Ensuite... ensuite advienne que pourra, il faut déjà que l'on déguerpisse de cet endroit. 
Le cor sonna à cet instant précis. Les ouvriers se levèrent tous dans un même élan pour se précipiter vers la source de leur calvaire. Rémy les suivait sereinement, emporté par une sorte de fougue tranquille qui reposait sur sa capacité à considérer les obstacles comme autant de rivaux à abattre. Depuis la mort de sa femme, il renouait avec ses instincts guerriers de jeunesse, et traversait l'existence avec un pragmatisme effrayant. Même s'il lui arrivait quelques fois de faiblir en songeant à son passé, son attitude générale, elle, avait changé. Dans ce palais, il n'accordait du crédit qu'à Philippe, qu'il considérait comme son ami, et à Teryel, qu'il craignait. Pour lui, les ouvriers n'étaient que des vaches, les gardes des mâtins et les monstres des visions. En s'appuyant sur les premiers, il comptait balayer les seconds et dissiper les troisièmes, sans savoir que c'était cette force là qui le mènerait à la catastrophe.