Ce matin, un dimanche, j'étais avec ma copine dans le lit, à profiter d'un reste de sommeil doucereux, tous deux la couette remontée jusqu'au menton.
Soudain, un pet conséquent me vient 
Je l'éxécute, mais malgré toute mon adresse, il n'est absolument pas étouffé par le matelas 
Pas grave, ma copine a le sommeil lourd, elle n'a rien entendu. Et heureusement, parce que le truc était pas furtif. On parle pas d'une petite pétarade, mais d'un rectum qui applaudit. Tout de même déçu par ma piètre performance, indigne de mon expérience, je retourne à mon engourdissement 
Cependant, un autre gaz me remplit de terreur. Je me concentre, mais serre un peu trop les fesses... encore une fois, le pet claque comme un tir de revolver équipé un vieux silencieux. Et encore une fois, elle n'entend rien. Oof 
Mais ça recommence. J'accompli le troisième avec brio, feutré dans le matelas, une brise douce et printanière dont le doux octave rappelle un peu Vivaldi 
Le quatrième, le cinquième, le sixième... jusqu'au neuvième, audacieux, mais toujours discret, dont les claquements s'étouffent avec maestria dans les draps 
Intrigué par les conséquences de ma pétomanie matinale, je soulève la couette. Grossière erreur. Je manque de m'évanouir, et en rabattant brutalement la couette, je provoque un léger souffle qui me plonge dans un état semi-comateux 
Sorti de ce dernier, j'ose un regard sur ma mie, dont le nez délicat est à quelques centimètres de ce permafrost permissieux 
Paniqué par le concentré d'infamie qu'abrite la couette, je la soulève discrètement sur le côté, tel le couvercle d'une boîte de Pandore, faisant des petits mouvements de ventilation nerveux et discrets 
Je croise les doigts pour que l'ignominie infâme que je viens de libérer monte, ne dissolve pas le plafond, et reste en des hauteurs que nous ne saurions atteindre. Une fois assuré que toute trace de mon méfait a été ventilé, j'embrasse sur le front ma copine dont les yeux (et le nez) innocents ne se sont pas encore éveillés, et m'échappe subrepticement vers les toilettes pour écrire ce que sous la pression, mon inspiration aussi soudaine que mes gaz me dicte 
Et j'en profite bien sûr pour libérer le reste de mon mal, qui souillera encore longtemps ce lieu de son odieuseté 
Message édité le 28 mars 2021 à 12:18:41 par earlgrey-san