Nohant. Le philosophe voltairien a tenu en haleine, hier, plus de trois cents personnes venues assister à une conférence sur le romantisme. Décoiffante et rafraîchissante. 
Michel Onfray et Jean-Yves Clément se connaissent depuis longtemps. Depuis 1989, exactement. Ils fréquentent tous les deux les bancs de l'université populaire de Caen. En 2013, ils ont signé ensemble La Raison des sortilèges, parue aux Éditions Autrement. Michel Onfray trouve toujours une place dans son agenda pour revenir en Berry. C'était, hier, la troisième fois.
Hier après-midi, à Nohant, le philosophe avait rangé les sortilèges au placard. Le « loup » – qui agace la gauche et fait peur à la droite –
est entré dans la bergerie, accueilli par plus de trois cents personnes, avec cette interrogation de Jean-Yves Clément : « Le romantique serait-il devenu philosophe ou l'inverse ? »
" De Gaulle était un romantique " 
Le prélude, en quelque sorte ,au déchaînement d'une symphonie dirigée par un Michel Onfray
aux racines bien ancrées dans sa terre normande :