Chapitre 3 : De la fin
Une forme sombre se dressait devant le soleil couchant.

Les deux héros s'élancèrent vers le sinistre château.
Ils parcoururent une longue route déserte, et Risithar était pensif 

Une fois passé le pont-levis (abaissé car le maître de ces lieux ne craignait rien ni personne),

BRRRRAAAAAAAAOMMMMMMM
Serge du Rameau envoya son poing dans la porte du Repaire, qui vola en éclats
Ce chevalier avait toujours pris soin de sa condition physique
Le duo traversa la cour intérieure et arriva devant un grand escalier de pierre.
Soudain ils se figèrent.
Un cri déchirant retentit dans l'enceinte du château.

Les compagnons se regardèrent, et ils montèrent les marches quatre à quatre.
Ils atteignirent enfin le sommet.

Et ce qu'ils virent troubla même leurs coeurs aguerris.





Il y avait la princesse Turqued, menottée au poignet de l'infâme Nazguil.
Mais il y avait en plus tous les nobles de la cour d'Issou, le sourire aux lèvres.
Nazguil aperçut les deux chevaliers et leur lança :
-
Ah ! Vous voilà, vous ! Les enchères allaient se finir. Allons, une âme et cent mille pièces d'or pour Sire Maquerond, qui dit mieux ? Pas toi, chevalier moustachu ? Tu n'as pas les moyens pour cette belle? Bah, on peut partager 

Le sang de Risithar se mit à bouillonner de rage.

Ses membres hurlaient leur colère à chaque instant.
Puis il ne put se contenir une seconde de plus.

Risithar s'élança avec fulgurance
Et ce qu'il fit à mains nues aux nobles traîtres d'Issou ne peut être rapporté en mots.
Il ne resta plus grand-chose d'eux.
Alors Nazguil, le toisant d'un air mauvais, brisa la menotte et poussa brutalement la princesse Turqed.
---
Celle-ci heurta la pierre avec force et semblait blessée.
Risithar n'était plus que rage.
Il se jeta bestialement sur son ennemi

Celui-ci fit jaillir une lumière éclatante qui frappa Risithar de plein fouet. Le chevalier fut projeté et explosa le mur de pierres, atterrissant dans une pièce, sous les éboulis.
"POUR ARAGON !!!!!!!!!!!!!!" 
Sonné, Risithar entrevit vaguement son ami se lancer sur Nazguil. Serge du Rameau brandissait fièrement épée et bouclier
, et se battait comme un lion. Mais Nazguil avait recours à une magie vicieuse et destructrice.
C'est alors que Risithar remarqua une ombre à son côté. Il se pencha.
C'était une épée d'aspect ancien, gisant sous les décombres.
Il la saisit avec douleur de sa main gauche encore valide.
Mais il ne put la brandir ni même se lever, ayant atteint ses limites.
- VA REJOINDRE TES ANCÊTRES, MISERABLE CAFARD!!!!!
Dans un éclair aveuglant, Serge du Rameau reçut un coup au torse et s'effondra.

C'en était trop pour Risithar. Il avait conduit son compagnon à sa perte, et n'avait rien pu faire pour sauver sa dulcinée. Son honneur de chevalier était brisé.
C'est alors que la fortune lui sourit 
Une lointaine rumeur s'éveilla en lui, pareille à un cri, ou un appel. Cette onde s'intensifia en Risithar, et le revigora.L'épée se mit à étinceler.

Il se releva lentement. Regarda autour de lui.



Et Risithar rugit :
POUR LA CHANCLAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il atteignit Nazguil à la vitesse de l'éclair

Et d'un sifflement de lame, lui infligea un coup fatal.

Le Seigneur Cuck s'effondra, vaincu.
Risithar resta debout quelques instants, puis tomba aussi, entendant des bruits confus de pas au loin.
---
Il se réveilla allongé, dans une salle familière. Il était de retour à Castelchancla. Se tournant vivement, son regard rencontra un homme sur un lit adjacent.


Puis il distingua plusieurs gens à leur chevet

Le roi Célestin s'exprima :
- Ah, nos héros sont enfin revenus à eux ! J'étais inquiet à votre sujet, et ai envoyé une compagnie après vous au Repaire.
Chevalier Risithar, je vous remercie infiniment d'avoir éliminé ces traîtres. J'ai été aveugle et négligent de les laisser pulluler librement dans ma cour.
Mais les choses sont sur le point de changer. Une nouvelle ère se dessine.
Plus tard, la cérémonie eut lieu.

Preux Chevalier Serge du Rameau, votre bravoure est grande. Je vous fais Seigneur des Terres du Sud. Que La Grâce vous guide.
Chevalier Risithar, vous vous êtes illustré par votre valeur. Je vous fais donc Seigneur Risithar, Chevalier de la Chancla, Dernier Chanclier et Roi d'Issou ! Vous avez mérité la main de ma fille.


FIN