Le 01 octobre 2020 à 17:37:03 banquetanal a écrit :
Le 01 octobre 2020 à 12:03:11 NoNameRandom18 a écrit :
Salut l'auteur, j'adore ta fic !
Je vais pas donner mon avis sur la question en cours, mais en revanche j'aimerai vous faire part de quelques idées pour développer le fief de célestin et faire de lui un richissime seigneur![]()
Attention, je suis loin d'être un expert de l'univers de GOT, du coup y a des chances que je dise des grosses conneries.
Voilà le pavé :Tout d'abord, si j'ai bien compris, la treille ( le fief de célestin ) est une île. Or, que trouve-t-on en abondance sur une île ?
Du sable et de l'eau de mer. C'est pas génial à 1ere vue mais en réalité il y a un énorme potentiel.La 1ère activité qu'on pourrait facilement développer est le commerce de sel, produit très demandé dans les sociétés médiévales. Pour nous positionner sur ce marché, nous pourrions vendre du sel à un prix très faible et ainsi devenir rapidement le premier exportateur de cette denrée partout dans Westeros.
Pour cela, il suffit d'avoir recours à nos relations auprès de la famille royale afin d'obtenir des diminutions significatives de taxes ( exclusivement pour nous bien entendu) et utiliser notre poste de maître des lois afin d'employer des prisonniers et autres criminels comme main d'œuvre (ils ne seront pas payés bien évidemment), et donc diminuer fortement les charges salariales.
Le transport serait assuré par notre flotte commerciale, pour diminuer au maximum les coûts. Notre sel pourrait devenir le plus compétitif du marché.Deuxièmement, l'exploitation du sable pour la production de verreries de luxe. On fait tout simplement venir à nos frais les meilleurs verriers de westeros et d'essos, et on ouvre une grande manufacture comme Louis XIV en son temps
Encore une fois, on demande des exemptions de taxes, et on s'arrange pour devenir les fournisseurs officiels de la famille royale. Par effet de mode, toute la cour royale viendra acheter chez nous, puis toutes les grandes familles de province.![]()
Enfin, nos excellentes relations avec le maître des navires nous permettra de signer des juteux contrats de ventes de bâteaux.
Voilà voilà j'ai d'autres idées mais je pense que c'est un bon début, hésitez pas à me corriger et encore merci pour cette fic l'OP.
Pas mal du tout. La treille est une île extrêmement riche puisque la plus fertile des 7 couronnes. Du coup le commerce de vin rend déjà célestin extrêmement riche. Cela dit, on ne crachera pas sur la verrerie en effet, c’est un marché à prendre. Pour le sel je crois que le marché est déjà investi par les îles de fer, ça peut être intéressant mais on peut pas prendre le risque de se mettre à dos la plus grande flotte et les meilleurs marins du continent (en tous cas pas tant que l’usurpateur n’est pas mort et enterré). Du coup je dirais d’attendre pour le plan du sel
En effet pour le sel je n'y avais pas pensé. Pour moi l'important c'est de diversifier nos activités, faut pas mettre tout notre pognon dans le même panier ![]()
Petit up de cette très bonne fic ![]()
Re up
up
Mais où sont-ils tous passe ? ![]()
En compilant l'ensemble des avis qui semblent revenir plusieurs fois, j'aboutis à la conclusion la suivante : vous allez décider d'améliorer ses conditions de vie, et de diner en tête à tête avec lui pour lui expliquer la situation
puis, si rien ne se passe d'ici là, vous allez commencer à torturer la servante, d'abord pour de faux, ensuite pour de vrai
Merci NoNameRandom pour ce sain pavé https://www.youtube.com/watch?v=z6aelNSRr9s
débug + merci pour les 500 messages les copains, c'est grâce à vous ![]()
vu votre plan, la sweet arrivera en deux chapitres, un court et un long 
De rien l’OP. Maintenant on veut la suite
Aller hop hop hop et plus vite que ça
Swwet sinon embargo sur le sel de la treille, labellisé nos régions ont du talent 
L’histoire se répète
Encore un risitas qui perd du rythme et de vie sur le topic.
En Haut
Ah d’accord j’ai compris, l’auteur est tellement bon dans son interprétation de grr Martin qu’il va jusqu’à l’imiter dans ses poses entre chaque tomes, du génie ![]()
Le 08 octobre 2020 à 18:09:03 rebeusurpoids a écrit :
L’histoire se répète![]()
Encore un risitas qui perd du rythme et de vie sur le topic.
En Haut
Mais non, j'ai déjà fait des poses de plusieurs mois sur ce risitas ( que j'ai commencé en mars dernier ) et je suis toujours revenu
aujourd'aujourd'aujourd'hui j'ai beaucoup avancé, je vais sortir non pas un mes deux chapitres
j'ai fini le chapitre 18, j'écris actuellement le 19
Le 10 octobre 2020 à 16:11:19 banquetanal a écrit :
Ah d’accord j’ai compris, l’auteur est tellement bon dans son interprétation de grr Martin qu’il va jusqu’à l’imiter dans ses poses entre chaque tomes, du génie
C'est un concept intéressant
je pense que vous allez devoir attendre une dizaine d'années entre les saisons 3 et 4 
Chapitre XVIII
- Laquais, vous veillerez à ce qu'il soit désormais logé dans nos meilleures cellules. Je veux qu'il soit nourri convenablement, et qu'aucun mal ne lui soit fait. Jusqu'à nouvel ordre. Dwight, ce soir, je souperai avec lord Swann. Tu le feras mener dans mes appartements. 
- Comme vous voudrez.
- ... E ... ne ... d-dirai ... ien ... 
- C'est ce qu'on verra.
Dans les appartements royaux...
- Ca faisait si longtemps qu'on avait pas diné ensemble, rien que tous les trois !
- Que voulez-vous, Mère, Aemon n'aime pas beaucoup passer du temps avec sa pauvre sœurette ...
- Mais si, louloutinette, ton frère t'aime très fort comme il aime toute sa famille ! Pas vrai, Aemon ?
- Oui, mère.
- On traverse parfois des épreuves et des périodes difficiles, dans la politique comme dans la vie de famille. L'important, c'est que nous restions soudés entre nous !
- Oui, c'est ca qui compte au final !
- Vous avez raison, mère.
- Savez-vous quels étaient les deux plus beaux jours de ma vie ?
Quoiqu'ils aient deviné la réponse, Rhaella et Aemon se taisent, par respect pour les élucubrations de leur mère.
- Le jour de vos naissances ! Et pourtant, ca n'a pas été une mince affaire, hein !
- ...
- Vu le spécimen qui est sorti à la première tentative ...
- Petit morveux, à ta place sur ce sujet je me ferais encore plus petit que tu ne l'es !
- Quand tu étais bébé, tu étais très chahuteur ! Ton père était émerveillé, il disait toujours "voilà un fils digne du Sang du Dragon" ! Alors que Rhaella était sage comme une image ! Marrant, hein ? Aujourd'hui, c'est tout l'inverse !
- Au moins, l'un de nous deux a muri avec l'âge. 
- Allez, cessez vos chamailleries les enfants. J'ai une nouvelle à vous annoncer. Rhaella, demain, je te renvoie à Peyredragon avec 500 hommes d'armes. Tu y seras plus en sécurité. 
- Hein ? Mais mère ... 
- Allons, ma fille, pas de chichis ! 
- Mais je veux pas y aller ! C'est gris, c'est moche, on s'ennuie ! 
- On se fiche de ce que tu penses. 
- Ne dis pas ca, Aemon. Et puis Rhaella, tu ne vas pas t'ennuyer, tu seras avec tes amis ! 
- C'est toujours ca ... 
- Mère, à ce propos ... 
- Je t'écoute ? 
- Je pense que vous devriez retourner à Peyredragon avec Rhaella. 
- Comment ? 
- Père disait toujours "la place de la femme c'est à la cuisine". Une campagne militaire est une affaire d'hommes. Vous risqueriez de vous abimer, à bivouaquer à la belle étoile, à mal manger et à mal dormir. Et vous risqueriez votre vie.
- Mais ... qui prendrait le commandement de l'expédition ? Aenar n'est pas digne de confiance ... 
- Je le prendrai moi même.
- Toi-même ? 
- Il est temps de mettre un terme à la Régence. J'ai 14 ans, mère. A mon âge, le Jeune Dragon non plus n'avait pas de Régent, et il envahissait Dorne. 
- C'est hors de question. 
- J'ai toujours dit qu'il était fou, cet enfant ... 
- Mère, de grâce. Je ne me lancerai pas dans un long débat avec vous. 
- Tant mieux, moi non plus. Je reste régente, jusqu'à ta majorité. 
- Rien ne vous autorise à rester cramponné à mon pouvoir. 
- Je suis la reine-mère et la reine-douairière, et à ce titre, j'exerce la Régence sur le Royaume des Sept Couronnes jusqu'à ta majorité. Je dois te protéger, mon fils, et protéger tes sujets.
- Je me passe bien de vos services. Nous sommes sur le point de perdre la guerre. L'hostilité entre Aenar et Erryk va exploser, à un moment ou à un autre, et les Sept Couronnes ne pourront que la contempler avec affliction. Laissez-moi régler cette situation, avant que l'irréparable ne se produise. 
- Et comment la règlerais-tu, toi ? 
- Il est temps d'écarter Erryk Sand du pouvoir. De manière définitive. 
- Ah ça ! Jamais ! Il nous est trop précieux. Il te reste encore trop à apprendre pour que te soit confié le Royaume. 
- Il vous mène comme une marionnette, Mère, et vous acquiescez à tous ses ordres. Mais il est haï par tous, à présent, et vous avec. 
- Comment oses-tu dire cela ? A moi qui me donne tout ce mal ! Qui risque ma vie ! Pour vous protéger, Rhaella et toi ! 
- Peu importe le mal que vous vous donnez, si c'est insuffisant. 
- Je t'interdis de ...
- C'était la manière la plus polie possible de vous dire que vous êtes la pire régente imaginable. Pas un Conseil, pas une audience ne se passe sans que l'on s'étonne de votre stupidité. Sand a fait de vous son pion plus vite encore qu'il n'aurait osé l'imaginr. Alors je ne vais pas attendre deux ans que vous ayez perdu ma guerre pour réclamer mon pouvoir; je le veux maintenant, et je l'obtiendrai. 
Il n'en fallut pas plus pour que la reine régente ne quitte la table, en rage, pour s'effondrer en pleurs dans les couloirs de la Citadelle de Maegor.
- Regarde ce que tu as fait ... Par les Sept ! Pauvre Mère, qui a pour seul fils un ingrat ! 
Et pauvre fils, en vérité, qui a pour seul obstacle sa mère !
La rumeur d'une dispute au sein du foyer des Targaryen fit grand bruit, et se retrouva très vite sur toutes les lèvres. Ce fut une nouvelle journée grise, mutique et lugubre. Le prince s'était enfermé dans ses appartements, et disait ne vouloir voir personne; on le disait chagriné et tempétueux plus que d'ordinaire. Un triste jour s'achevait, une triste nuit débuta.
Chapitre XIX
- CROA ! CROA ! CROA !
La nuit touche à sa fin, et les premières lueurs de l'aube viennent réchauffer le ciel.
Pourtant, vous aviez commandé à vos serviteurs de ne pas vous réveiller avant le lever du jour. Reprenant vos esprits, vous constatez qu'il fait encore nuit, et ordonnez qu'on vous foute la paix et qu'on vous laisse dormir. Vos laquais protestent; vous demandent à nouveau de vous habiller. Aux voix innombrables que vous entendez dans les couloirs, aux torches qu'on allume frénétiquement dans la cour et dans les jardins, aux manteaux d'or qui accourent en tous sens sur les remparts, vous devinez qu'on est pas venus vous tirer hors de votre sommeil sans raisons.
Et les cloches sonnent.
- Nous sommes attaqués ? Que se passe-t-il ? 
- Erryk Sand et le Commandant Quinter convoquent l'ensemble des Courtisans dans la Salle du Trône. Je ne sais rien de plus, messire. 
- Bien. Suis-moi. 
La marche vers la Salle du Trône est la plus longue de votre vie. A tous les angles, devant toutes les portes, se dressent des rangées d'hommes du guet, lances au poing, qui posent sur vous le regard d'un criminel. Vous rencontrez des dizaines de nobles, de dames, de seigneurs et de chevaliers, qui se rendent tout comme vous dans la salle du trone.







Lord Erryk Sand se tient devant le Trône de Fer, avec à sa droite le commandant Quinter, et à sa gauche la Main du Roi, Lord Mannis Belmore. Il a sa mine des heures graves, et son regard parcourt frénétiquement l'assistance déjà nombreuse. La Main vous dévisage, et ses traits sont tordus par le dégoût. Le commandant Quinter lui même, toujours souriant, semble au bord de l'effondrement.
Vous reconnaissez, au premier rang de l'assistance, le Maitre des Navires. Dwight vous fraye un chemin vers lui, et vous vous penchez à son oreille pour murmurer:
- Que se passe-t-il ? 
- La reine est morte. 
- C-c-comment ?
Aenar ne répond pas; son regard passe du Maitre des Chuchoteurs au Commandant du Guet, étudiant chacun de leurs gestes, chacune de leurs expressions.
La dernière personne à entrer dans la salle est le roi. Il va droit à son trône, entouré de ses sept Gardes Royaux, sans accorder un seul mot à quiconque. Son regard balaye l'assemblée, pour croiser celui d'Aenar.
- Messeigneurs, mesdames. 
Un silence total s'abattit sur la Salle.
- J'ai de terribles nouvelles à vous annoncer. Cette nuit, le Donjon Rouge a été frappé par la tragédie. Maerena Targaryen, notre bien aimée Reine et Régente, Mère du Sire Notre Roi, est morte.
Des cris fusèrent; de bonnes dames défaillirent, tandis que les chevaliers serraient des poings. Tous s'échangeaient des messes basses.
- Elle a été assassinée. 
- Assassinée ?
- Comment ?! Et n'étiez-vous pas censé la protéger ? 
- Il apparait que j'ai failli, messeigneurs, à mettre en garde la reine de tous les vices qui rongent ce palais. Preuve en est: ils le rongent encore, et ils l'ont frappée à mort ! Je suis ici pour dénoncer une vaste conspiration. L'assassin de la Reine-Mère se trouve parmi nous, en ce moment même, il feint l'indignation et le chagrin, tandis que dans l'ombre, son esprit cruel affute son prochain poignard ! Mais sur lequel d'entre nous l'abattra-t-il, cette fois ? 
- Un instant, monseigneur. Je dois vous demander de nommer celui que vous accusez.
- Mais j'y viens, messire, j'y viens. Il s'agit d'Aenar Velaryon ! 
Des "ooh !" et des "aah !" fusent à travers la salle. La foule hésite, se concerte, se partage; des "je vous l'avais bien dit" et des "c'est invraisemblable" fusent en tous sens.
- Il dénonce !
Velaryon demeure imperturbable; il darde son regard sur le Maitre des Chuchoteurs, qui le toise du haut des marches.
- Aenar a toujours loyalement servi la reine ! 
- Comme chacun de nous, messires - et qui d'entre nous a le bras suffisamment long, le cœur suffisamment noir pour atteindre notre bonne reine au cœur de son sommeil ? 
- Quels sont les fondements de cette accusation, lord Erryk ? 
- Il en sera amplement débattu lors du procès de monseigneur. 
- Quel procès ? Qui jugera ? 
- Moi-même, en ma qualité de Régent des Sept Couronnes. 
Des cris d'indignations jaillissent.
- Comment ? Vous ? Régent ? 
- C'étaient les volontés de la défunte reine, qui m'accordait sa pleine et entière confiance, ainsi que vous le savez. C'est le cœur lourd que j'accepte cette mission, qui m'est confiée par notre très aimée Main du Roi.
Le silence retomba. Chacun se concertait en son for intérieur, cherchant à démêler le vrai du faux de cette affaire. Nul n'osa prendre la parole. Alors, Sand reprit:
- Eh bien ! Jusqu'à quand, Velaryon, abuseras-tu de notre patience ? Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ? Jusqu'où t'emportera ton audace effrénée ? Quoi ! Ni les armées qui veillent la nuit sur nos remparts, ni les forces répandues dans toute la ville, ni la consternation du peuple, ni le concours de tous les bons seigneurs, ni la colère du Roi, ni le lieu fortifié choisi pour cette assemblée, rien n'a pu t'ébranler ! 
- ...
- Tu ne vois pas que tes projets sont découverts ? Que ta conjuration est ici environnée de témoins, enchaînée de toutes parts ? Penses-tu qu'aucun de nous ignore ce que tu as fait la nuit dernière et celle qui l'a précédée; dans quelle maison tu t'es rendu; quels complices tu as réunis; quelles résolutions tu as prises?
- ...
- O temps ! O moeurs ! Tous ces complots, le Royaume, le Roi les connait, et Velaryon vit encore ! Il vit; que dis-je ? Il vient à la Cour, il est admis aux conseils de la Reine; il choisit parmi nous et marque de l'oeil ceux qu'il veut immoler.
- ...
- Et nous, hommes pleins de courage, nous croyons faire assez pour la Couronne, si nous évitons sa fureur et ses poignards! Depuis longtemps, Velaryon, la Reine aurait dû t'envoyer à la mort, et faire tomber ta tête sous le glaive dont tu veux tous nous frapper.
- Le salaud ! 
Tous les regards convergèrent vers Aenar, dont on attendait à présent la réplique avec appréhension. Mais c'est d'une grande désinvolture qu'il se contenta de dire:
- Je me soucie assez peu de ma tête, ne vous en faites pas pour moi.
- Qu'on mette cet homme aux fers.
- Commandant Quinter, n'en faites rien.
La stupéfaction fut générale; et l'assistance retenait désormais son souffle, pendue à la parole du jeune roi.
- Ordre de votre roi.
- Mais, Sire ... le Régent ...
- Il n'y a pas de Régent.
- Sire, il revient à la Main du Roi et au Conseil Restreint de ... 
- Il n'y a pas de Main du Roi. Votre faiblesse n'a d'égale que votre stupidité, vous ne méritez pas votre place. Attachez-vous maintenant à mériter votre tête. Pour ma Main du Roi, je la nommerai parmi mes loyaux serviteurs.
- Allons, mon enfant ! Vous avez été chamboulé par la mort de votre mère, vous n'avez pas les idées cl... 
Erryk Sand fut interrompu: on frappait à la gigantesque porte, avec une terrible vigueur. On eut dit qu'on cherchait à la faire céder avec un bélier.
- Qu'est-ce que ...
Finalement, on ouvrit les portes; pour découvrir une troupe d'innombrables mercenaires.
- Salut la compagnie.
- Messires, mesdames.
- Trahison ! Et qu'est-ce qu'elle fait là, la sorcière ? Vous n'avez pas le ... comment êtes vous entrés ? 
- Les passages secrets. On les a trouvés.
- Manteaux d'or, empêchez les !
- Pardon ?
- Ordre du Régent !
- Je suis dubitatif, lord Erryk ... ils sont trop nombreux ...
De votre côté, vous murmurez à Aenar:
- Je ne comprends plus rien. 
- J'avais prévu cette défense au cas où Erryk tenterait quelque chose ... je ne pensais pas que cela viendrait si vite, à vrai dire.
- Et qu'est-ce que la sorcière fait là ?
Vous n'obtenez pas de réponse.
Raoult lança à Aenar:
- Bon, et qui est le Régent, à présent ? 
- Il n'y en a pas. N'est-il pas vrai, Grand Mestre, que Daeron 1er a pu accéder au pouvoir personnel dès ses 14 ans ? Nous ferons de même avec notre Roi.
- Cela ne me parait pas très mesuré.
- Que proposez-vous ?
- Vous devriez prendre la Régence personnellement.
- Oui ! Aenar ferait un bon Régent.
- Alors qu'il est accusé d'assassinat sur une personne de majesté royale ?
- On sait bien que ce n'est qu'affabulations !
- Comment pouvez-vous l'affirmer avec certitude ?
- Il doit être jugé !
- Voyez-le, qui ne se pare même plus des atours de la légalité pour se proclamer Régent !
- Je ne souhaite pas être Régent ! Sa Majesté doit gouverner personnellement.
- Silence !
Le silence revint.
- Le corps de ma défunte mère n'est pas encore froid que l'on s'étripe déjà par dessus, pour savoir lequel d'entre vous est le plus apte à s'emparer de mon pouvoir. Je ne permettrai pas qu'on souille son nom un instant de plus; aussi je vous demande de vous taire. Lord Noirécume, vous comptez parmi mes plus fidèles serviteurs depuis le premier jour, et vous êtes illustrés maintes et maintes fois au combat. Vous n'avez pas encore donné votre avis sur la question, et pourtant il compte plus à mes yeux que celui de n'importe quel autre. 
L'assistance acquiesça; le roi parlait avec sagesse.
A > Erryk doit être le Régent et juger Aenar. 
B > Aenar doit être le Régent.
C > Vous devez gouverner personnellement, Majesté.
D > Je devrais être Régent moi-même (+ discours pour vous justifier) 
E > Autre chose ? 
N'hésitez pas à accuser un suspect de l'assassinat de la Reine.
Vous pouvez assortir n'importe quelle réponse d'un discours, mais le discours sera obligatoire pour la réponse D.
Pour ce choix, n'oubliez pas les leçons que vous avez tiré d'autres choix, notamment impliquant Aenar et Aemon !
C, vu la situation ![]()
Le choix C, avec un long, très long discours sur l’importance d’écouter ses conseillers, cf Tywin à tommen devant le corps de Geoffrey.
Aenar ne veut pas être régent, et il n’est pas aussi fiable qu’on le pense. Il ne nous en voudra pas si on ne prend pas parti pour lui. On doit absolument éviter de mettre eryk à la régence pour des raisons évidentes (notamment en liens avec notre tête qui doit rester sur nos épaules
). De plus on satisfait le peuple, aenar et tous ceux qui souffrent de la politique de surveillance d’erryk en l’empêchant de prendre le pouvoir. Enfin, on se met le roi dans la poche, et entre nous, le gamin est capable. Il n’a pas besoin de régence, juste de guides
Sah merci chef pour ces chapitres, l'attente en valait la peine ![]()
Nous voilà donc au carrefour de pas mal de situations. Dans l'état actuel des choses nous avons l'appui sinon la confiance et du roi et d'Aenar. Franchement, je pense que voter D, aussi étrange cela puisse paraître serait une option valide ![]()
En effet, le roi n'est encore qu'un enfant et, bien qu'il y ait un précédent, cela serait un prétexte pour les partisans d'Erryk, aussi peu nombreux soient-ils, pour dire qu'Aenar et la sorcière le manipulent en régnant dans l'ombre. Alors que nous, nous sommes un guerrier qui a combattu au siège de Port-Réal, nous somme celui qui a secouru la princesse en territoire ennemi au péril de sa vie et a été récompensé par feu le roi. Bien que nous soyons clairement du côté d'Aemon, il nous doit après tout sa vie, nous disposons d'une meilleure réputation que ce dernier, ce n'est pas nos mercenaires qui sont entrés dans la salle du Thrône après tout.
Dans l'état actuel des choses, Erryk est à proscrire. Il est haï de tous, et ne nous fera jamais confiance si nous changeons d'avis comme une girouette ![]()
Aenar pourrait sembler un choix sûr mais prendre le pouvoir comme ceci s'apparenterait à un coup d'État, sous la force des épées. Erryk aurait un prétexte pour foutre la merde R'hllor sait comment, et si on le tue ce sera encore pire, Aenar deviendra un bourreau et Erryk un symbole de la résistance à l'opression. Combien de temps avant que les gens ne commencent à murmurer que le régent a tué le brave Lord Erryk aimé de tous, qu'Aenar n'est plus que l'ombre de ce qu'il était, qu'il est sous l'influence d'une catin étrangère? ![]()
Enfin, le Roi me paraîtrait le choix le moins pire, mais comme expliqué plus haut, les gens ne jugeront pas les actes d'un enfant, ils jugeront les actes de ceux derrière cet enfant. ![]()
Alors je vais voter D. Car nous avons les appuis, la flotte, l'argent et une réputation dûrement gagnée. Car nous serons le seul que personne ne pourra accuser d'avoir trempé dans le complot pour tuer la Reine. Car nous sommes le Régent dont Westeros a besoin, à défaut de celui qu'elle mérite. Nous connaissons la réalité du terrain. On a saigné avec des paysans, on a volé, tué, nous avons grandi sans un sous. Nous venons d'en bas et de ce fait savons comment contenter le peuple, mieux qu'Erryk qui n'a pas tenu plus de quelques mois, mieux qu'Aenar qui ne s'en est jamais soucié en dehors de ses armées, mieux que le Roi qui malgré toute son intelligence n'a presque jamais mis le pied en dehors d'un palais ![]()
Notre bon OP a fait une référence à Cicéron. Laissez moi rétorquer avec d'autres Philippiques. Voici le discours que je propose:
Membres du Conseil, si vous aviez à délibérer sur quelque affaire nouvelle, j’aurais laissé parler avant moi la plupart des orateurs qui sont dans l’usage de monter à la tribune ; et, si j’eusse approuvé quelqu’une de leurs opinions, j’aurais gardé le silence ; sinon, j’aurais essayé de vous exposer mon propre sentiment : mais puisque la même affaire, sur laquelle ils ont déjà parlé tant de fois, est encore aujourd’hui remise en délibération, on me pardonnera sans doute de prendre la parole en dernier ; car s’ils vous eussent donné de bons conseils dans les assemblées précédentes, vous ne seriez pas réduits, dans celle-ci, à délibérer encore sur le même objet.
Je dis d’abord qu’il ne faut pas désespérer des affaires présentes, quoiqu’elles me paraissent dans l’état le plus alarmant ; car je trouve, dans la cause même de nos malheurs, le motif des meilleures espérances pour l’avenir. Que veux-je dire par-là ? le voici. C’est pour n’avoir rien fait de tout ce que vous deviez faire, que le Royaume est tombé dans un état si déplorable ; car s'il y fût tombé, malgré votre zèle à remplir tous vos devoirs, c’est alors seulement qu’il faudrait désespérer du salut de la patrie. En second lieu, rappelez-vous, soit pour l’avoir ouï dire, soit pour en avoir été vous-mêmes les témoins, quel courage vous avez déployé devant Port-Réal, lorsque nos ennemis étaient parvenus dans ces derniers temps à un si haut degré de puissance ; avec quelle force digne de vous et de vos ancêtres, vous avez soutenu contre eux les droits de la Justice et vengé la cause de toute l'île. Quel est mon but en vous parlant ainsi ? c’est de vous convaincre, c’est de vous faire sentir que vous n’avez rien à craindre, tant que vous serez sur vos gardes ; mais aussi rien à espérer, tant que vous resterez dans l’inaction, comme vous en avez la preuve dans les victoires que vous avez remportées sur l'Usurpateur, du moment où vous avez donné votre attention aux affaires publiques, et dans les alarmes où vous jette l’insolence de votre ennemi, depuis que vous négligez entièrement le soin de l’État.
Car je ne suis pas venu parler du meurtre de la Reine. Je ne suis pas venu parler de qui est coupable et de qui ne l'est pas. Nous sommes des charognards, messires. Regardez notre royauame. Peyredragon, le Val, quelques îles, un Port Réal intenable. Est-ce sur cela que Sa Majesté veut régner? Est-ce pour cela que le sang royal a été versé? Lord Erryk, je vous accuse de paresse. Vous n'avez fait que comploter, encore et toujours. Vous dites que Lord Aenar doit être jugé, que c'est un barbare, un traître. Messire, Lord Aenar est notre seul espoir contre notre vrai ennemi. Et nous le connaissons tous autour de cette table, mes seigneurs.
Si quelqu’un de vous regarde l'Usurpateur comme un ennemi redoutable, en le voyant à la tête d’une puissante armée, et maître de toutes nos places, sa crainte est fondée : mais aussi faites réflexion qu’il fut un temps où nous étions les maîtres des îles de Fer, du Nord et du Bief et de toute cette vaste enceinte de pays adjacents. Rappelez-vous que plusieurs des peuples qui combattent maintenant avec Philippe, se gouvernaient alors par leurs propres lois, jouissaient d’une confortable position, et recherchaient beaucoup plus notre amitié que la sienne. Si donc l'Usurpateur eût alors raisonné comme vous faites aujourd’hui, s’il eût regardé nos armée comme redoutables, en les voyant maîtres de toutes les places fortes qui commandent son pays, et en se voyant lui-même sans alliés, il n’eût jamais rien entrepris de tout ce qu’il a exécuté ; jamais il ne se fût élevé à ce haut degré de puissance : mais il savait très-bien que toutes ces places étaient autant de prix exposés aux yeux des combattans et destinés au vainqueur ; il savait que, selon le cours ordinaire de la nature, les absents sont dépouillés par les présents, et ceux qui fuient les dangers et les travaux, par ceux qui les affrontent. C’est en suivant de telles maximes, qu’il a tout subjugué, tout envahi ; qu’il règne partout, ici à titre de conquérant, là sous le titre d’ami et d’allié : car on recherche l’alliance et l’amitié de ceux que l’on voit toujours préparés et résolus à faire ce qu’exigent les circonstances. Si vous voulez donc, conseillers, raisonner comme l'Usurpateur, et cela dès aujourd’hui, puisque vous ne l’avez pas fait plus tôt ; si chacun de vous, écartant tous les vains prétextes, se montre prêt à rendre à la patrie tous les services qui sont en son pouvoir et que demandent les circonstances ; si tous les citoyens veulent concourir au bien public, les riches en contribuant de leurs fortunes, les jeunes en prenant les armes ; en un mot, si chacun de vous est résolu de ne s’attendre qu’à lui-même et de sortir de son inaction, en cessant de se flatter que, tandis qu’il ne fera rien, son voisin fera tout pour lui ; soyez assurés qu’avec l’aide des Sept vous recouvrerez tout ce qui vous appartient, que vous réparerez toutes les pertes causées par votre négligence, et que vous tirerez une vengeance éclatante de votre ennemi. Car ne vous figurez pas que cet homme soit un Dieu qui jouisse d’une félicité immuable ; il est haï, craint, envié, par ceux-là même qui paraissent les plus dévoués à ses intérêts ; car ils ne sauraient être exempts des passions qui animent les autres hommes : mais tous ces sentiments restent ensevelis dans le fond des cœurs, faute de l’appui nécessaire pour éclater impunément ; appui qui leur manque par cette inaction où vous languissez maintenant, et dont il faut que vous sortiez enfin.
Voyez en effet, à quel point est montée l’insolence de cet homme : il ne vous laisse plus le choix de l’action ou du repos, mais il vous menace ; il parle, à ce qu’on dit, d’un ton plein d’arrogance ; il ne peut se contenter de ce qu’il a déjà envahi, mais il s’agrandit tous les jours par de nouvelles conquêtes ; et, tandis que vous temporisez, que vous ne faites pas le moindre mouvement, il vous enveloppe et vous investit de toutes parts. Même en ce lieu, son ombre plâne encore. Messieurs! Notre Reine est morte. Et nous nous accusons? Nous accusons les nôtres, nous accusons les loyaux, les serviteurs du thrône! Moi je dis que celui qui a tué la Reine est le même que l'assassin du Roi! C'est l'Usurpateur messieurs, celui que Lord Erryk a négligé, celui que Sa Majesté et moi-même avons affronté et vaincu devant Port Réal, celui là même sur lequel je m'échine à obtenir des renseignements nuit après nuit pendant que vous vous entre dévorez. C'est indigne de nous. C'est indigne de la mémoire d'Aemon. Puisque vous êtes incapables de voir plus loin que vos intérêts, je dit alors que j'assumerai les rênes du pouvoir moi-même. Car il nous faut un chef. Car il nous un général. Car il nous faut un Maître des Chuchoteurs. Et il faut que nous travaillions ensemble, pour rétablir nos terres! Alors cessez ces querelles futiles, messires, et tâchez de protéger Notre Majesté. Et pour l'amour des Sept, tâchez de faire preuve de raison.
Sah merci chef pour ces chapitres, l'attente en valait la peine ![]()
Nous voilà donc au carrefour de pas mal de situations. Dans l'état actuel des choses nous avons l'appui sinon la confiance et du roi et d'Aenar. Franchement, je pense que voter C, aussi étrange cela puisse paraître serait une option valide ![]()
En effet, le roi n'est encore qu'un enfant et, bien qu'il y ait un précédent, cela serait un prétexte pour les partisans d'Erryk, aussi peu nombreux soient-ils, pour dire qu'Aenar et la sorcière le manipulent en régnant dans l'ombre. Alors que nous, nous sommes un guerrier qui a combattu au siège de Port-Réal, nous somme celui qui a secouru la princesse en territoire ennemi au péril de sa vie et a été récompensé par feu le roi. Bien que nous soyons clairement du côté d'Aemon, il nous doit après tout sa vie, nous disposons d'une meilleure réputation que ce dernier, ce n'est pas nos mercenaires qui sont entrés dans la salle du Thrône après tout.
Dans l'état actuel des choses, Erryk est à proscrire. Il est haï de tous, et ne nous fera jamais confiance si nous changeons d'avis comme une girouette ![]()
Aenar pourrait sembler un choix sûr mais prendre le pouvoir comme ceci s'apparenterait à un coup d'État, sous la force des épées. Erryk aurait un prétexte pour foutre la merde R'hllor sait comment, et si on le tue ce sera encore pire, Aenar deviendra un bourreau et Erryk un symbole de la résistance à l'opression. Combien de temps avant que les gens ne commencent à murmurer que le régent a tué le brave Lord Erryk aimé de tous, qu'Aenar n'est plus que l'ombre de ce qu'il était, qu'il est sous l'influence d'une catin étrangère? ![]()
Enfin, le Roi me paraîtrait le choix le moins pire, mais comme expliqué plus haut, les gens ne jugeront pas les actes d'un enfant, ils jugeront les actes de ceux derrière cet enfant. ![]()
Alors je vais voter '''C''. Car nous avons les appuis, la flotte, l'argent et une réputation dûrement gagnée. Car nous serons le seul que personne ne pourra accuser d'avoir trempé dans le complot pour tuer la Reine. Car nous sommes le Régent dont Westeros a besoin, à défaut de celui qu'elle mérite. Nous connaissons la réalité du terrain. On a saigné avec des paysans, on a volé, tué, nous avons grandi sans un sous. Nous venons d'en bas et de ce fait savons comment contenter le peuple, mieux qu'Erryk qui n'a pas tenu plus de quelques mois, mieux qu'Aenar qui ne s'en est jamais soucié en dehors de ses armées, mieux que le Roi qui malgré toute son intelligence n'a presque jamais mis le pied en dehors d'un palais ![]()
Notre bon OP a fait une référence à Cicéron. Laissez moi rétorquer avec d'autres Philippiques. Voici le discours que je propose:
Membres du Conseil, si vous aviez à délibérer sur quelque affaire nouvelle, j’aurais laissé parler avant moi la plupart des orateurs qui sont dans l’usage de monter à la tribune ; et, si j’eusse approuvé quelqu’une de leurs opinions, j’aurais gardé le silence ; sinon, j’aurais essayé de vous exposer mon propre sentiment : mais puisque la même affaire, sur laquelle ils ont déjà parlé tant de fois, est encore aujourd’hui remise en délibération, on me pardonnera sans doute de prendre la parole en dernier ; car s’ils vous eussent donné de bons conseils dans les assemblées précédentes, vous ne seriez pas réduits, dans celle-ci, à délibérer encore sur le même objet.
Je dis d’abord qu’il ne faut pas désespérer des affaires présentes, quoiqu’elles me paraissent dans l’état le plus alarmant ; car je trouve, dans la cause même de nos malheurs, le motif des meilleures espérances pour l’avenir. Que veux-je dire par-là ? le voici. C’est pour n’avoir rien fait de tout ce que vous deviez faire, que le Royaume est tombé dans un état si déplorable ; car s'il y fût tombé, malgré votre zèle à remplir tous vos devoirs, c’est alors seulement qu’il faudrait désespérer du salut de la patrie. En second lieu, rappelez-vous, soit pour l’avoir ouï dire, soit pour en avoir été vous-mêmes les témoins, quel courage vous avez déployé devant Port-Réal, lorsque nos ennemis étaient parvenus dans ces derniers temps à un si haut degré de puissance ; avec quelle force digne de vous et de vos ancêtres, vous avez soutenu contre eux les droits de la Justice et vengé la cause de toute l'île. Quel est mon but en vous parlant ainsi ? c’est de vous convaincre, c’est de vous faire sentir que vous n’avez rien à craindre, tant que vous serez sur vos gardes ; mais aussi rien à espérer, tant que vous resterez dans l’inaction, comme vous en avez la preuve dans les victoires que vous avez remportées sur l'Usurpateur, du moment où vous avez donné votre attention aux affaires publiques, et dans les alarmes où vous jette l’insolence de votre ennemi, depuis que vous négligez entièrement le soin de l’État.
Car je ne suis pas venu parler du meurtre de la Reine. Je ne suis pas venu parler de qui est coupable et de qui ne l'est pas. Nous sommes des charognards, messires. Regardez notre royauame. Peyredragon, le Val, quelques îles, un Port Réal intenable. Est-ce sur cela que Sa Majesté veut régner? Est-ce pour cela que le sang royal a été versé? Lord Erryk, je vous accuse de paresse. Vous n'avez fait que comploter, encore et toujours. Vous dites que Lord Aenar doit être jugé, que c'est un barbare, un traître. Messire, Lord Aenar est notre seul espoir contre notre vrai ennemi. Et nous le connaissons tous autour de cette table, mes seigneurs.
Si quelqu’un de vous regarde l'Usurpateur comme un ennemi redoutable, en le voyant à la tête d’une puissante armée, et maître de toutes nos places, sa crainte est fondée : mais aussi faites réflexion qu’il fut un temps où nous étions les maîtres des îles de Fer, du Nord et du Bief et de toute cette vaste enceinte de pays adjacents. Rappelez-vous que plusieurs des peuples qui combattent maintenant avec Philippe, se gouvernaient alors par leurs propres lois, jouissaient d’une confortable position, et recherchaient beaucoup plus notre amitié que la sienne. Si donc l'Usurpateur eût alors raisonné comme vous faites aujourd’hui, s’il eût regardé nos armée comme redoutables, en les voyant maîtres de toutes les places fortes qui commandent son pays, et en se voyant lui-même sans alliés, il n’eût jamais rien entrepris de tout ce qu’il a exécuté ; jamais il ne se fût élevé à ce haut degré de puissance : mais il savait très-bien que toutes ces places étaient autant de prix exposés aux yeux des combattans et destinés au vainqueur ; il savait que, selon le cours ordinaire de la nature, les absents sont dépouillés par les présents, et ceux qui fuient les dangers et les travaux, par ceux qui les affrontent. C’est en suivant de telles maximes, qu’il a tout subjugué, tout envahi ; qu’il règne partout, ici à titre de conquérant, là sous le titre d’ami et d’allié : car on recherche l’alliance et l’amitié de ceux que l’on voit toujours préparés et résolus à faire ce qu’exigent les circonstances. Si vous voulez donc, conseillers, raisonner comme l'Usurpateur, et cela dès aujourd’hui, puisque vous ne l’avez pas fait plus tôt ; si chacun de vous, écartant tous les vains prétextes, se montre prêt à rendre à la patrie tous les services qui sont en son pouvoir et que demandent les circonstances ; si tous les citoyens veulent concourir au bien public, les riches en contribuant de leurs fortunes, les jeunes en prenant les armes ; en un mot, si chacun de vous est résolu de ne s’attendre qu’à lui-même et de sortir de son inaction, en cessant de se flatter que, tandis qu’il ne fera rien, son voisin fera tout pour lui ; soyez assurés qu’avec l’aide des Sept vous recouvrerez tout ce qui vous appartient, que vous réparerez toutes les pertes causées par votre négligence, et que vous tirerez une vengeance éclatante de votre ennemi. Car ne vous figurez pas que cet homme soit un Dieu qui jouisse d’une félicité immuable ; il est haï, craint, envié, par ceux-là même qui paraissent les plus dévoués à ses intérêts ; car ils ne sauraient être exempts des passions qui animent les autres hommes : mais tous ces sentiments restent ensevelis dans le fond des cœurs, faute de l’appui nécessaire pour éclater impunément ; appui qui leur manque par cette inaction où vous languissez maintenant, et dont il faut que vous sortiez enfin.
Voyez en effet, à quel point est montée l’insolence de cet homme : il ne vous laisse plus le choix de l’action ou du repos, mais il vous menace ; il parle, à ce qu’on dit, d’un ton plein d’arrogance ; il ne peut se contenter de ce qu’il a déjà envahi, mais il s’agrandit tous les jours par de nouvelles conquêtes ; et, tandis que vous temporisez, que vous ne faites pas le moindre mouvement, il vous enveloppe et vous investit de toutes parts. Même en ce lieu, son ombre plâne encore. Messieurs! Notre Reine est morte. Et nous nous accusons? Nous accusons les nôtres, nous accusons les loyaux, les serviteurs du thrône! Moi je dis que celui qui a tué la Reine est le même que l'assassin du Roi! C'est l'Usurpateur messieurs, celui que Lord Erryk a négligé, celui que Sa Majesté et moi-même avons affronté et vaincu devant Port Réal, celui là même sur lequel je m'échine à obtenir des renseignements nuit après nuit pendant que vous vous entre dévorez. C'est indigne de nous. C'est indigne de la mémoire d'Aemon. Puisque vous êtes incapables de voir plus loin que vos intérêts, je dit alors que j'assumerai les rênes du pouvoir moi-même. Car il nous faut un chef. Car il nous un général. Car il nous faut un Maître des Chuchoteurs. Et il faut que nous travaillions ensemble, pour rétablir nos terres! Alors cessez ces querelles futiles, messires, et tâchez de protéger Notre Majesté. Et pour l'amour des Sept, tâchez de faire preuve de raison.