Je ne sais pas quoi écrire, je ne sais pas quels mots faire succéder, pourtant, je ne suis pas dans un état de tristesse, n'est-ce pas étrange ?
Elle disait à quelqu'un d'autre il y a une semaine pile poil qu'elle ne se verrait jamais se mettre en couple avec quelqu'un de sa classe. Elle me disait que suite aux rumeurs courant sur notre relation, elle voulait écrire en gros sur le tableau qu'elle et moi n'étions pas en couple. Elle refusait que je lui tienne son sac pour éviter que les gens de notre promo se fassent des idées.
Dans le train elle me demandait pourquoi je ne parlais pas. Le lendemain, alors que j'hésitais à lui répondre, j'ai accepté de l'accompagner dans un magasin. On a mangé dehors, elle m'a pris en photo, elle m'a "écrasé" le pied, elle faisait en sorte que son poing soit de mon côté mais me demandait gentiment d'arrêter de la toucher. On a marché dans de petites ruelles calmes, dans des rues bien plus remplies de monde, alors que je pensais que chacun de nous deux était sur le point de rentrer chez soi, elle m'a informé que des brocantes avaient lieu non loin de nous.
Je l'ai suivie, encore. Elle a fait mine d'être triste lorsque j'ai dit que je pensais à quelqu'un d'autre lors d'une conversation sans queue ni tête. Elle m'a informé qu'elle pensait à quelque chose de potentiellement éphémère, qu'il était encore trop tôt pour en parler. C'est là que mes soupçons sont nés.
Le surlendemain, nous avons mangé dans un restaurant après deux heures de non productivité à la bibliothèque. Elle était d'une gentillesse inhabituelle, elle s'est prise en photo avec mon téléphone, c'était la deuxième fois qu'elle s'en emparait de la sorte, sauf que la fois précédente elle s'était seulement amusée à me le subtiliser. Au bout de deux heures nous sommes sortis du restaurant, il était aux alentours de minuit.
Lorsque notre train se faisait attendre, nous avons procédé à une drôle de scène, elle me regardait en souriant, l'air embarrassé, comme si elle attendait quelque chose, je ne savais pas quoi faire, je croisais les bras : "T'as l'air très à l'aise !" - "Ouais, je me sens super léger" ai-je répondu en bougeant mes membres supérieurs. Alors que le temps commençait à se faire long, j'ai démarré une comparaison métaphorique qu'elle a immédiatement alimentée :
- Il est lent ce train
- Ouais, c'est dommage
- Il prend vraiment son temps
- Ah bah oui, là ça commence à faire longtemps
- Il devrait aller plus vite mais si ça se trouve il ne sait pas où il va donc il se contente d'avancer à tâtons plutôt que de foncer tête baissée
- Oui, après, je le comprends, c'est pas forcément évident
- Il s'est passé quelques événements ces derniers temps il faut dire
- C'est ça...
- Il a peut-être besoin d'indices pour aller plus vite
- Comment ça d'indices, je peux pas l'aider moi, il est assez grand
- Des indices pour lui indiquer où aller, il a peut-être besoin d'aide pour se diriger étant donné que c'est la première fois qu'il emprunte ce chemin
- Bah pareil, c'est la première fois aussi, je ne sais pas comment faire
[...]
- Mais comme tu peux le voir, il finit toujours par arriver
- Ouais...
- Mais parfois c'est trop tard c'est ça ?
- C'est ça...
Le lendemain : "C'était quoi cette métaphore sur le train au juste ?" me demande-t-elle - "Comment ça ? Tu n'as pas compris ?" - "Nan" - "Ah..." - "Dis moi" - "Nan c'est bon..." (plusieurs secondes s'écoulent), "mais t'as vraiment pas compris ?" - "Bah si, qui n'aurait pas compris ?" [...] "Mais je suis bizarre nan ?" - "Comment ça ?" - "Bah je sais pas, t'as pas l'impression que je suis différente ?" - "Si.." - "Ah" - "Mais c'est positif nan ?" - "Oui.. ça l'est.. Mais je comprends pas.." - "Moi non plus, peut-être qu'il y a de la magie"
Je ne sais pas comment me sentir, je sais que je ne suis plus triste ces derniers jours, mais je sais également que je ne suis pas euphorique, il ne s'agit pas d'une victoire, la situation n'étant ni un jeu ni aucun combat de quelque sorte, je n'ai donc rien à célébrer, mais je me sens apaisé. Tous ces petits signes que je percevais n'étaient pas le fruit de mon imagination.
A partir de là, je ne sais pas ce qu'il m'attend, ça ne change pas de d'habitude j'ai envie de dire. Je souhaite simplement la revoir rapidement, encore. Si je postais tous mes écrits, je pense que ce sujet en serait déjà à 6 pages, mais là encore, je ne sais pas si je devrais le faire, ce n'est qu'un détail, étant donné que j'y ai accès ailleurs, mais j'aime bien l'idée de tout retrouver ici.
La manière dont la tristesse s'empare de moi commence sérieusement à m'agacer, ou peut-être est-ce moi qui lui permet de s'emparer de moi. Elle s'immisce là où se trouve mon estomac, elle tournoie lentement dans une danse irrégulière, c'est comme si elle brûlait sans pour autant me faire ressentir la chaleur que procurerait une flamme.
Depuis mon dernier poste, nous avons dormis dans le même lit (c'était il y a presque un mois), il ne s'est rien passé hormis le fait que nous nous sommes tenus les mains et les jambes pendant des heures durant. Elle m'a fait toucher sa joue avec la paume de ma main à deux reprises, elle m'a caressé les doigts et les bras si langoureusement que j'en ressens encore les allers et retours sur ma peau. Je l'ai observée très longuement pendant qu'elle dormait, car je savais que ce moment n'en était qu'un et qu'il se pouvait que je ne connaisse plus jamais ça, mais aussi parce que je la trouve tout simplement belle, d'une manière que je saurais expliquer avec exactitude. Elle m'a avoué m'avoir surpris en train de le faire et qu'elle avait trouvé ça mignon. Le lendemain, elle regrettait de trouver son lit vide chez elle, me disait-elle par message.
Ce jour-là d'ailleurs, avant qu'elle m'invite à la rejoindre près d'elle, elle m'a dit à demi mot qu'elle m'aimait - "T'as cru que je t'aimais plus ?" [...] "Mais je t'aime toujours, sinon qu'est-ce que je ferais ici ?". Au moment où ces mots se sont échappés d'elle, c'est comme s'ils m'avaient assommés à la manière d'une enclume qui me serait tombée dessus. Je ne ressens plus cette sensation, j'écris ça dans une indifférence non feinte, sûrement est-ce par lâcheté, afin de ne pas constater à quel point les choses ont l'air d'avoir changées depuis ces quelques semaines.
On s'est assez peu vus par la suite. Deux fois à l'occasion de deux feux d'artifice, elle n'était déjà plus tactile à ces moments. Depuis le 14 juillet on ne s'est quasiment plus parlés, on s'est vus il y a trois jours déjà, elle m'a invité à passer une nuit blanche chez elle car ses parents n'étaient pas présents, l'occasion de travailler sur notre mémoire chacun de notre côté. Avant de me rendre chez elle, je me dis que je vais enfin redormir près d'elle. J'y crois plus ou moins jusqu'au moment où elle me fait comprendre qu'elle n'est pas à l'aise à l'idée que je vienne dans sa chambre.
En appel ou par messages le soir, elle m'a souvent dit "Tu viens quand ?", "Je t'attends", "T'es où ?", ce genre d'invitations à passer du temps ensemble, je me demande si cela n'était qu'un mensonge ou si elle aurait bien voulu m'ouvrir la porte de sa chambre à ces moments précis.
Enfin, je lui dis que je n'arriverai pas à dormir sur un canapé : "C'est vraiment ça le problème ? Ou alors tu comprends pas pourquoi ?", je lui mens en répondant que c'est le fait de dormir sur un canapé qui me dérange (bien que ce soit vrai) afin de ne pas potentiellement l'énerver. Je lui propose de regarder un film pour voir si un contact est possible, elle est allongée, moi je suis au bout du canapé, elle fait en sorte de ne pas me toucher avec ses jambes, en faisant cela elle me blesse intérieurement d'une manière disproportionnée.
Au final je dors sur l'un des deux canapés, elle fait de même. Enfin, pour ma part, je ne dors pas, je vois et entends les heures défiler à l'aide de la lumière diffusée par la Lune malgré elle et des incessants bruits provenant de l'horloge se trouvant au-dessus de moi. Je suis, sur le moment, vraiment énervé et vexé, et par fierté je fais en sorte de fuir le sommeil, même s'il ne m'a jamais véritablement cherché. Je la sais en train de dormir car j'entends sa lente respiration se renouveler régulièrement, je me demande si elle se rend compte de la peine qu'elle me provoque.
Le lendemain elle a mal à la tête et à la gorge, elle est d'abord de très bonne humeur, on rigole et on écoute de la musique, puis elle s'énerve au moment de retrouver un médicament. Elle retourne dormir, dans la journée on ne parle presque pas, elle est sur son téléphone car elle n'arrive pas à travailler et souhaite se reposer. Mis bout à bout, plusieurs heures s'enchainent. J'ai l'impression d'être en trop dans cette maison et je me demande vraiment ce que je fais ici pendant que j'observe ses formes immobiles en me faisant pour la énième fois la réflexion que l'amas de chair et d'os se trouvant en face de moi est d'un sublime hypnotisant.
Quand je suis sur son canapé en train de travailler, je lui demande si je peux rester à côté d'elle, elle me demande si ça ne me dérange pas qu'il y ait ses pieds sur moi, je lui réponds que non mais que je peux bouger si ça la dérange, elle me demande à quel moment a-t-elle dit que ça la dérangeait et elle me dit qu'elle m'avait simplement posé une question. Quelques dizaines de minutes plus tard elle veut dormir, je lui demande si ça la dérange que je reste là, elle hésite, je la relance : "en vrai oui, sinon je vais pas pouvoir bouger mes jambes comme je le veux. Mais t'inquiète, je suis juste à côté".
Je suis très peu loquace, j'ai l'impression d'être d'un ennui sans nom mais je suis dans un état lamentable alors je ne fais pas spécialement d'efforts. On va faire des courses, elle est de meilleure humeur et parle de manière mielleuse à quelques reprises, je lui prends le sac des mains alors qu'elle cherchait à la garder, ça la fait sourire.
Une fois chez elle, je l'observe silencieusement préparer sa concoction pour soulager sa douleur à la gorge. On se met à parler d'un coup, ma voix est assez basse et j'ai toujours cette impression de la déranger tandis qu'elle sourit en discutant. Elle m'invite à regagner la gare avec elle car elle souhaite dormir. Au moment de lui dire au revoir, ma voix est toute timide, je lui souhaite de bien se rétablir, bizarrement, je ne veux pas la quitter et au moment de sortir je lui demande si je dois ouvrir la porte maintenant parce qu'une voiture a l'air pressée derrière, elle me répond "c'est comme tu veux", je ne sais pas si elle est ironique alors je me me dépêche, quelques mètres plus loin de sa voiture, je me retourne avec l'intention de lui sourire mais elle vérifie dans son rétroviseur si le véhicule se trouvant derrière elle décide de la doubler ou non.
Je ne sais pas s'il subsiste encore un espoir de relation entre nous deux, sachant que c'est une période stressante pour elle avec le mémoire, la recherche d'alternance et la fin de son contrat dans l'entreprise qu'elle apprécie tant (et donc elle doit dire adieu/au revoir à beaucoup de ses potes et ça la rend triste).
Je ne suis pas une priorité dans sa vie, j'ai l'impression de l'avoir été il y a quelques semaines pourtant. De mon côté, je l'aime, et c'en est éreintant. Ou bien me le répète-je sans cesse en y croyant fort et en confondant l'amour et le manque affectif. Finalement, je n'ai jamais connu qu'un des deux jusqu'ici.
C'est terminé. Voilà.
La fin d'année approche, et que cette dernière fut courte. Je mens, elle fut si longue. Mens-je vraiment ? Je n'arrive pas à le savoir. En tout cas, elle fut d'une étrangeté que je ne souhaite plus jamais expérimenter.
Elle me manque, elle me manque comme me manquerait le souffle. Elle me manque comme si je n'avais connu qu'elle. Et peut-être bien n'ai-je jamais connu qu'elle.
Je me trouve dans ma chambre, encore, je ne crois pas avoir écrit ailleurs qu'ici concernant ce topic, en face de moi se trouve l'emplacement sur lequel nous dormions main dans la main, et je ne peux même pas me le remémorer, les images me manquant. Je regarde ce souvenir, comme tous les autres, avec une certaine indifférence, et pourtant je suis triste.
Elle est "amoureuse" d'un autre, grand bien lui face. Je lui souhaite de connaitre l'amour que je ressens pour elle. Je mens, je ne lui souhaite pas tant. Je suis égoïste.
J'alterne entre joie factice, grâce à la musique, qui m'est d'un soutien inconditionnel, détermination, (une forme de) dépression, tristesse inerte, et absence d'émotion. Cette sensation au ventre ne me quitte jamais, pas un seul instant, elle continue sa lente danse.
Je ne fais que penser à son absence. Je me dis parfois que j'arriverais un jour à connaitre le bonheur, aussi fade soit-il. Je pense sincèrement ne jamais connaitre la même paix, et ça me démoralise parfois.
Je ne fais que travailler, que ce soit pour moi (en très grande majorité), pour le master ou l'alternance, je ne m'arrête jamais, je n'ai pas connu de repos depuis plusieurs mois, qu'il soit physique ou moral, c'est un marathon dans lequel je me suis lancé, dans lequel je ne m'accorderai aucune pause tant que ma situation n'aura pas changé. Malgré tout, malgré elle. Je fais des horaires absurdes, je m'essaye au visuel, je pense très sincèrement avoir du talent, et être à un niveau plus que correct pour le temps que j'y ai consacré.
Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas me faire de mal, je lui ai répondu plusieurs messages plus tard que je n'irai probablement jamais mieux (sûrement car je manque d'attention, comment puis-je justifier un tel propos ?), depuis, silence radio. À savoir que je ne l'ai jamais relancée moi-même depuis le 23 août, mais elle m'écrivait de temps à autre, je ne prenais aucun plaisir à lui répondre. Je me demande si elle me trouve pathétique. Cela ne m'affecte pas, je suis trop à terre pour ressentir une tristesse provenant d'une autre cause que celle qui m'habite et m'anime actuellement.
Je ne ressens quasiment plus rien, ma palette d'émotions s'est drastiquement restreinte. Lorsqu'il pleut, même à torrent, je n'y prête qu'une attention légère et je marche en regardant parfois le ciel, sans penser à quoi que ce soit en particulier. Souvent, je vois des gens courir pour ne pas rater leur train, alors que le prochain passe dans deux ou trois minutes, je les comprends cependant, je serais sûrement autant pressé si j'avais rendez-vous avec quelqu'un d'une importance rare, alors je les comprends, mais ne les imite pas (plus). Je sais qu'il subsiste toujours un peu de moi, même si je suis distant. Je crois que je ne m'accorde plus la liberté de ressentir.
Où irai-je, à terme ? J'ai une envie profonde de découvrir quelques coins du monde, même s'ils ne sont pas définis. Avant ça, j'aimerais vraiment découvrir plus du pays. J'ai une envie profonde de déménager, mais pour aller où ?
J'ai une envie profonde de découvrir une autre personne, mais je n'ai de temps à accorder à personne, déjà que je ne m'en consacre pas. Et puis, comment la rencontrer ? Par un site de rencontre ? Pourquoi pas. Je me trouve désespéré. Mais si je faisais ça, j'aurais l'impression de chercher à la remplacer, et même si ce n'était pas le cas, c'est la réflexion que je me répéterais. Par-dessus tout, la prochaine doit être la bonne (s'il y en a une prochaine), je ne veux en connaître qu'une, c'est presque déjà trop tard, mais pas totalement.
"Si elle est chaude, elle reste tienne"
Je l'aime encore, plus que tout, et que c'est ridicule.
J'ai un mémoire de 50 pages à rédiger, je n'ai pas écrit une seule ligne, je suis en retard, j'ai préféré accorder du temps pour autre chose. Tout est une histoire de choix, plus ou moins. Je ne comprendrais sûrement jamais le sien. Peut-être me suis-je trompé tout du long. Je n'y crois pas.
J'ai peu de temps pour écrire ce qui va suivre, j'ai dans les oreilles une musique qui me stimule. Je ne sais pas ce que je compte laisser comme message cette fois-ci. Je dois aller voir ma directrice de mémoire dans un peu moins de trois heures, je viens de réaliser un plan détaillé temporaire pour mon livrable, celui qu'elle avait demandé il y a deux semaines, j'ai le chic pour tout faire au dernier moment.
La musique passe en boucle, j'ai envie de danser, de l'écouter dans un autre paysage. Mais je dois rester concentré. J'ai bientôt mon dixième visuel de réalisé, j'ai posté le premier sur Behance mais je n'ai pas amassé une seule vue
. Enfin, je sais que ce que je peux proposer est d'une qualité rare, je vais continuer à créer, en revanche, je ne sais pas comment je ferai par la suite pour le promouvoir.
Aujourd'hui je ne suis pas peiné, j'apprécie de devoir bouger, d'être confronté à une forme de stress, et je ne pense pas qu'il s'agisse d'une bonne chose car j'ai besoin de stimulant pour être d'humeur normale. Si je le pouvais, je battrais des pieds dans l'eau, je la ferais valser, les rayons de notre bon Soleil m'éclaireraient, tout paraitrait lent et si violent, je suis agité. Je ne vois rien, mais j'imagine tout, je suis face à un mur. Je me laisse de côté, je ne sais pas qui je suis. Comment me résumer ? Je n'ai jamais essayé et par peur de ne pas y arriver, je ne m'y risquerai pas. Dans ce brouhaha, je la revois, elle m'observe dans le calme de cette nuit oubliée, sa main me saisit et je sais que je ne risque rien, elle me protège, tout s'enchaine.
Quelle peine, qu'est-ce-qu'elle s'accroche. Je compte partir une semaine pour randonner avant de me mettre à la 3D en juillet, je suis presque sûr que je n'y arriverai pas, mais j'essaierai avec toute ma bonne volonté. Le temps file, ce topic a plus ou moins quatre ans et je n'ai quasiment rien vécu depuis sa création. J'estime avoir changé, et récemment je me suis métamorphosé. Tu m'as changé, je t'a*me, va-t-en, je voudrais te dire adieu, mais je ne pourrai pas car je penserai toujours à toi. C'est ridicule de tutoyer quelqu'un à qui l'on ne parle pas, n'est-il pas ? Comment s'en remettre autrement qu'en cumulant les réussites ? Je ne lâcherai pas, mais tout est compté, ma fenêtre est restreinte.
Marcher, observer, apprécier, rire parfois. Ça fera six mois dans trois jours, peut-être que ça me sauvera. Je la trouve égoïste, qu'importe, elle s'en est allée. L'a*mer revient à encaisser un grand coup dans le sternum sans possibilité de récupérer. Je ne prends aucun plaisir, il est temps de partir. C'est comme un horizon défilant, c'est comme une vitesse incontrôlable, tout tourne, la vision se trouble.
Je pense pouvoir dire qu'elle ne me manque plus. J'ai eu un déclic il y a une ou deux semaines, je ne sais plus ce qui a provoqué cela mais j'ai bien moins mal. J'ai maintenant l'impression d'avoir une grande colère qui m'anime, en plus de la détermination que j'ai depuis septembre dernier. C'est toujours de la peine, mais pour une raison différente. J'ai pris conscience que c'est réellement chacun pour soi, soit.
Je crois que je développe une aversion pour elle, comme si elle était sale, vicieuse, ou plutôt, je développe une aversion pour certains de mes souvenirs, des souvenirs que j'ai pu décrire plus haut.
J'ai commencé à utiliser Blender, je suis toujours en phase d'apprentissage, vu que ça ne fait qu'à peine dix jours que je l'ai lancé pour la première fois (enfin, techniquement la seconde), mais je pense pouvoir atteindre certains horizons grâce à un tel logiciel. On verra.
Il y avait la remise des diplômes de la licence dans laquelle nous étions l'année dernière il y a quelques jours, je n'y suis pas allé, elle m'a envoyé des photos, elle sourit sur chacune d'elles, je me demande si elle sait qu'il ne s'agit que d'un masque. Je ne la vois plus de la même manière, je ne la vois plus tout court, il s'agit peut-être d'une bénédiction, en fonction de ce qui arrivera. On verra.
Vadim, Bambino.
Un déferlement de nuances soutirent de ce ciel une beauté inhabituelle.
J'aurais peut-être le temps de terminer d'écrire quelque chose. "Un bout du film", 6H36, un vendredi qui dure depuis déjà bien trop longtemps, je me suis réveillé dans le sang, quelle sale période.
Je vais partir une semaine dans le Vercors fin juillet, ça me démange, si je le pouvais je serais déjà en train de vagabonder là où les montagnes se complètent aux forêts. Je redoute déjà le poids de mon sac.
J'ai obtenu mon diplôme par voie postale, voilà l'une des rares preuves de cette année gâchée. Cocasse, une institution impalpable m'aura attribué mon dû, là où une autre personne ne m'aura pas laissé un au revoir, chacun estime le mérite à sa manière.
J'ai rédigé ma soutenance et quasiment terminé mon mémoire, ma directrice a validé le contenu, mon année est sauve. Il reste la phase deux, je me demande si je serais à la hauteur du défi, 75 pages à propos d'un thème que je ne soupçonne pas encore, je peine à y croire. Mais je n'ai pas le choix.
Finalement je n'ai rien à proposer de plus, voilà où l'écrit se conclut. Je vais ouvrir la fenêtre, il fait frais lorsque le Soleil commence sa lente morsure.
Mon petit animal est parti se promener de l'autre côté du ciel, voilà où l'ont mené 15 années d'existence. Je ne saurais jamais si elle était heureuse, c'est peut-être ce qui me rend le plus triste. Son souffle s'est éteint tandis que je la tenais dans mes bras, je n'ai même pas pu la serrer. Son seul bonheur était de se tenir à la fenêtre les derniers jours, cette seule chose l'apaisait plus que tout au monde. Plusieurs semaines plus tard, les émotions ne sont plus aussi vives, pourtant je n'avais pas été aussi frappé par une telle émotion depuis je ne sais combien d'années, peut-être faut-il compter en décennie. Je n'ai pas pleurer pour mon père. Il ne me reste que ma mère, nous étions pourtant nombreux sur les photos il fut un temps. Où commence l'importance de tout cela, où cela se termine-t-il.
Que restera-t-il de toutes ces réflexions si nulle action n'est commise ?
Dans un peu plus d'un mois ma rentrée aura lieu, à partir de ce moment, la dernière partie du marathon sera entamée. Enfin, il y aura toujours des courses pour le grand sportif que je suis. En tous les cas, ma période scolaire devrait s'achever après toutes ces années, il faut que je garde le cap. Je ne sais même plus ce qui me fait tenir réellement, évidemment : la perspective d'un avenir meilleur, une forme de revanche sur cette existence que je pourrais qualifier d'injuste si j'étais mauvais perdant.
La manifestation d'une peine bien trop pesante pour qu'elle soit rendue visible par le biais d'une succession de mots. Un cri désespéré se perd sur une note, des décibels. Une impulsion créative fait naitre des battements réguliers. Que le rythme suive sa voix. Méconnaissable quelques secondes, la danse suit son cours.
J'aimerais tant partager ces flots d'énergies positives, mais il n'y a pas d'autre possibilité que de les chérir. J'ai perdu ma meilleure amie, l'humain n'est que de crasse. L'innocence d'un être sans conscience du monde, l'abus de faiblesse, c'est cela le point de non retour.
Vendredi a eu lieu la prérentrée de ma classe, j'ai préféré ne pas m'y rendre, avoir quatre jours de repos était fort plus alléchant. J'ai failli être rayé de la liste, il parait ; que les gens s'emballent vite. Encore 298 jours avant la fin de mon contrat.
Elle m'a réécrit, je ne sais pas si j'en ai fait mention ici, je ne crois pas. Rien de véritablement révélateur : une photo d'un panneau où il est inscrit "Rue des pensées", en référence à mon étiquette d'individu pensif, et un message citant l'un de mes tweets d'individu cherchant un semblant d'attention, j'y écrivais quelque chose comme : "[...] elle m'a avoué m'a*mer blablabla c'était un mensonge, blablabla tendre vers moi une pensée si pure". Elle souhaite obtenir des explications vis-à-vis de ces propos, et plus que cela, il lui en faut, apparemment. Ce dont j'ai besoin, personnellement, c'est d'aller pisser, et de sustenter mon appétit, enfin, sans parler de mon quota d'heures de sommeil et du reste.
Emprunter le terme "faut" tandis qu'on ne se parle plus du tout et que "l'histoire" date d'il y a plus d'une année maintenant, me semble exagéré, voire inapproprié. Enfin, je ne lui répondrai pas, ni plus. J'en parle ici et cela va à l'encontre de ce dont je me souhaite : tourner définitivement la page, du moins, le plus possible, mais je souhaite me justifier, ne serait-ce qu'auprès de moi-même.
Quoique, je n'en ai plus très envie, je sais exactement ce que je voulais dire, j'ai probablement développé une idée à ce sujet il y a plusieurs mois de cela ici. En vérité, je pense que je souhaiterais lui en parler face à face si elle était prête à retenter quelque chose avec moi. Cette possibilité n'étant qu'un fantasme refoulé, il ne sert à rien de s'y attarder plus que cela, bien que spéculer reste toujours stimulant. Avec des "si", on ne change pas le monde, on ne fait que brasser du vent. Cela doit avoir une utilité pour les moulins abandonnés que sont mes espoirs et ma supposée défunte naïveté.
Je me demande si elle remarque le fait que je ne lui réponde pas, cela ne m'était jamais arrivé ; je n'ai véritablement plus rien à lui confesser. Je pourrais la bloquer mais ce serait une expression incorrecte de ce que je ressens envers elle, à savoir de l'indifférence, et je parle de la personne qu'elle est au fond, et non de celle dont je suis tombé amoureux, sûrement trop rapidement, il y a presque deux années.
Ce qui est surprenant avec cette fille, c'est qu'elle souhaite encore avoir un échange avec moi, même superflu, tandis qu'elle ne m'apprécie d'aucune sorte.
Il faut absolument que je sorte de cette bulle de solitude, mais comment ? Cela ne fait que commencer, ou plutôt, ça continue sans que j'arrive à changer quoi que ce soit ; il faut que je tienne encore au moins cette année, et sûrement toutes les autres.
Le vent traverse la cour.
Le temps avance, comme à son habitude ; sacré lui. Bonsoir, la pluie menace le silence. Prenez place, le banquet vous attend.
Au travail, il y a une nouvelle alternante, elle me rappelle J sur un certain aspect. Elle va avoir tendance à être spontanée aux mauvais moments. Il y a quelques jours, elle m'a frotté le bras de ses deux mains pour "me réchauffer" (car j'avais oublié ma veste et nous nous apprêtions à sortir). Ce que je n'arrive pas à saisir, c'est qu'elle se permette ça tandis qu'elle est en couple. Ou plutôt, je n'arrive pas à comprendre que l'on puisse être si tactile avec un inconnu. Peut-être est-ce un signe à noter afin de faire le tri de certaines filles.
Ce que je ne comprends pas non plus, et, pour le coup, il s'agit d'une véritable énigme : pourquoi certaines personnes continuent de te regarder alors qu'elles viennent de conclure un sujet de discussion ? C'est le cas pour l'alternante, c'est le cas pour une supérieure (qui, soit dit en passant, m'a serré le bras pour me dire au revoir jeudi dernier (nous nous voyons régulièrement et ne sommes pas dans la même équipe)) et pour d'autres. C'est déstabilisant car je n'ai aucune attirance envers ces individues, alors je ne peux même pas profiter de ces moments.
Je me reconnais à peine ces derniers temps, je ne pense jamais à moi (dans le sens où je ne fais pas attention à mon "bien-être" (comment je vais, pourquoi je fais ce que je fais, qu'est-ce que j'attends de mes actions, comment me résumer, qui suis-je, etcétéra.). J'ai de plus en plus l'impression de n'être que la somme de calculs qui me façonnent au quotidien, de n'être qu'un brin d'herbe se dirigeant là où la brise le porte, de n'être qu'une besace vide qui ne sera jamais plus remplie. Trinquons.
L'effort : le prix du mérite.
Je me trouve fâcheusement endetté.
Mon mémoire avance doucement, j'espère sincèrement pouvoir m'enlever cette épine du pied une bonne fois pour toutes. J'ai peut-être une piste pour la suite : devenir formateur indépendant.
Jeudi dernier, j'ai raté une occasion de faire la connaissance d'une personne, enfin, "raté" n'est sans doute pas le bon terme, il serait plus juste de dire que j'aurais voulu avoir une occasion, une fenêtre. Elle est à l'accueil sur le site où je ne me rends jamais :
- Tu t'appelles comment déjà ?
- Hiemain ! Tu t'en souviendras au fur et à mesure de mes allées et venues ici [...] (je me rends aux toilettes, quelques secondes passent). Hey, et toi c'est quoi ? (j'aurais voulu me mordre la langue d'avoir autant manqué de finesse)
- *Elle me sourit largement et s'empare du téléphone* École bidule chouette bonjour !
Quelques heures s'écoulent, je retourne la voir avant de partir.
- Je voulais te demander ton prénom !
- Oui, on a été interrompus tout à l'heure. C'est Pauline ! Et toi déjà ? J'ai encore oublié...
- Hiemain ! C'est normal que tu ne te souviennes pas, pour le peu de fois où je viens ici
- Je vais le noter, attends. Voilà !
- Top, bon, je te dis à une prochaine fois !
- Bonne soirée !
Elle était très souriante, mais c'est son métier quelque part. Malgré tout, c'était plaisant d'avoir un bon contact avec quelqu'un. J'aimerais bien y retourner spécialement pour elle, mais je ne sais absolument pas si ça vaudrait le coup, ne connaissant ni son âge, ni sa situation sociale.
Je suis en vacances alternées et je m'ennuie comme une pierre.
Nous en sommes à la moitié de l'année scolaire, j'ai quelque peu avancé sur mon mémoire, mais pas assez pour pouvoir en parler.
La veille passée, j'ai demandé à créer ma microentreprise pour pouvoir être indépendant dans quelques mois. J'ai l'impression que si j'en parle, je vais me jeter une sorte de sort, alors j'essaie d'aller contre le vent de ma pensée afin de démystifier cette croyance. Je veux être capable de me prouver que je peux réussir, sacré bon sang, il serait temps.
Durant une présentation, hier, des "camarades" nous faisaient leur retour sur "notre" travail, ils disaient qu'il s'agissait du document le plus agréable à lire. J'ai l'impression d'être bien meilleur qu'eux, je sais pourtant que je suis loin du compte.
Elle est revenue me suivre sur le réseau où je suis le plus actif, curieux geste de sa part, je n'arrive pas à en saisir la nature. Est-il motivé par quelque chose en particulier ? Elle n'a pas renvoyé le moindre message. La seule chose qui me pousserait à lui répondre, ce serait une forme de rédemption de sa part, qui se caractériserait par des excuses. Je suis pourtant au courant qu'elle ne considère pas ses méfaits comme tels et que sa trahison n'est que l'expression d'un leitmotiv puéril. Alors je sais qu'elle ne sera jamais assez mature pour m'accompagner. Qu'elle reste avec son enfant de compagnon, peut-être la trompera-t-il.
Las.
J'ai aujourd'hui revu la fille de l'accueil. Je ne sais pas si mon esprit me joue des tours, mais j'ai l'impression d'avoir une potentielle touche
Elle s'est souvenue de mon prénom (alors qu'on ne s'est pas parlés depuis fin octobre), ça m'a marqué parce que j'étais certain de m'être imprégné du sien, sauf que je me trompais, heureusement, je n'ai pas commis l'erreur d'afficher fièrement ma bêtise
Nous étions en atelier avec les autres salariés, je trouvais dommage qu'elle ne soit pas présente, alors durant la pause je suis allé lui demander la raison de son absence (le tout en bafouillant, sinon j'aurais pu avoir un semblant de crédibilité, cela aurait entaché ma réputation), et elle m'a répondu par du second degré (comme une impression de déjà-vu...)
Quand je passe devant son bureau, elle me sourit même quand je ne la regarde pas (car je ne souhaite pas non plus me trahir).
À un moment, je vais dans le bureau de mon tuteur, j'y reste une bonne heure à discuter avec une autre alternante, puis j'en sors pour aller à l'étage car j'avais un point une des responsables ; je passe donc devant elle :
- "Ah t'es là toi !"
- "Eh oui ! Tu n'as pas fait attention à moi !"
"Mes yeux ne me permettent pas de voir à travers les murs... pas encore !"
À la fin de la journée, je lui ai partagé un grand sourire en lui disant salut, avec un geste de la main enfantin pour accompagner le tout ; elle m'a répondu chaleureusement, a bafouillé un mot à peine entamé avant de me voir disparaitre derrière un mur. J'aurais aimé lui parler davantage mais on me regardait, étant malheureusement accompagné
La prochaine fois, s'il y en a une, je lui proposerai de manger en ma compagnie ; dommage que je n'y aille que tous les trois mois, à ce compte là, l'on se verra peut-être encore une ou deux fois !
Comment un titre non accrocheur peut-il caché un si bon récit ?
Je me suis enfilé la page une à la page quatre d'une traite.
Le plus drôle dans ce récit c'est de voir comment une personne peut passer de l'envie de progresser dans une langue à une analyse de son vivant via la gente féminine.
T'es un sacré cérébral mon gaillard, par contre un de ces jours il faudra penser à conclure.
Le point que je trouve assez drôle c'est le fait de t'entendre dire que tu vas échouer dans tes études alors que tu parviens assez facilement au but finalement, tout du moins sur tes différents écrits l'accent est mis sur l’interaction humaine plutôt que sur ton parcours scolaire.
J'ai 40 ans passé, la vie avance vite, oublie "Elle", et même si cela se faisait aujourd'hui tout est différent et la magie n'est plus tu risquerais d’être déçu, c'est une personne que tu recroisera peut être dans 10 ans et elle te dira "t'aurais du essayer..." mais c'est faux.
Prends ton courage à deux mains et invite la petiote de l'accueil.
Au plaisir de te lire dans deux ou trois mois.
Le 12 janvier 2024 à 00:22:22 Fonce_champion a écrit :
Comment un titre non accrocheur peut-il caché un si bon récit ?Je me suis enfilé la page une à la page quatre d'une traite.
Le plus drôle dans ce récit c'est de voir comment une personne peut passer de l'envie de progresser dans une langue à une analyse de son vivant via la gente féminine.
T'es un sacré cérébral mon gaillard, par contre un de ces jours il faudra penser à conclure.
Le point que je trouve assez drôle c'est le fait de t'entendre dire que tu vas échouer dans tes études alors que tu parviens assez facilement au but finalement, tout du moins sur tes différents écrits l'accent est mis sur l’interaction humaine plutôt que sur ton parcours scolaire.
J'ai 40 ans passé, la vie avance vite, oublie "Elle", et même si cela se faisait aujourd'hui tout est différent et la magie n'est plus tu risquerais d’être déçu, c'est une personne que tu recroisera peut être dans 10 ans et elle te dira "t'aurais du essayer..." mais c'est faux.
Prends ton courage à deux mains et invite la petiote de l'accueil.
Au plaisir de te lire dans deux ou trois mois.
Un grand merci pour ton message ; je crois que j'avais oublié que d'autres individus pouvaient interagir avec moi ici ![]()
La versatilité de mes centres d'intérêt s'explique certainement par ma solitude, je m'accroche à la moindre corde, espérant naïvement me rapprocher du plus près possible de ce qui pourrait ressembler à un rai de lumière lorsque je serai enfin tiré par une force inconnue ; enfin, c'était le cas jusqu'en fin 2022 - début 2023.
J'avais la bougeotte il y a encore 4-5 ans, je n'étais pas organisé comme aujourd'hui, je savais pourtant que sans eau, Soleil ni terre, cette graine qu'était ma motivation ne pouvait pousser, et qu'elle était condamnée à être gâchée. Le passage en master m'a fait prendre conscience que seule cette soumission à l'effort que je me refusais d'accepter depuis si longtemps était le prix à payer pour obtenir une fleur ancrée solidement dans son minuscule pot ; c'est une forme de grande violence banalisée quand j'y pense
La gente féminine est probablement un prétexte au déploiement de mes trop nombreuses réflexions, je ne saurais dire ; quoiqu'il en soit, j'ai toujours été fasciné par les potentiels raisonnements des autres, et presque rien ne me stimule autant qu'une interaction avec une personne que j'estime intéressante, et pour une raison que je n'ai pas encore totalement identifiée, il n'y a qu'avec les filles que je souhaite et peux me poser certaines questions. Mon changement de centre d'intérêt pourrait s'assimiler à un découlement trouvant une forme d'explication hasardeuse sur ce topic, mais c'est parce que je n'avais pas accès à cette source de tracas que sont les filles dès la création du sujet en vérité (principalement)
Tu as raison sur le fait de conclure, mais j'ai de trop nombreux doutes sur les facteurs qui entrent dans l'équation d'une relation. Par exemple, concernant J (Elle), j'aurais très certainement pu l'embrasser à une ou deux reprises, notamment la fois où nous avons dormis dans mon lit (je ne crois pas avoir publié mon texte à ce propos ici d'ailleurs), mais je savais qu'elle pouvait mettre fin à notre relation d'un jour à l'autre, et ça n'a pas raté, deux semaines plus tard elle m'annonçait voir quelqu'un d'autre. Je crois sacraliser la relation de manière générale, et si je dois trouver une moitié (si l'on peut considérer son soi comme moins d'un tout), il faut que je fasse confiance aveuglément à cette personne, autant s'ingénier à chercher une flaque d'eau dans la mer tu me diras, m'enfin, vaut-il peut-être mieux naviguer sans fin plutôt que de s'arrêter en terre ennemie
Concernant mes études, j'étais absolument perdu, je sortais d'une solide forme de dépression, j'étais persuadé de finir sans le sou avant de rapidement me retrouver à la rue, d'où mon appréhension initiale, mais j'ai eu de la chance de suivre le bon courant sans le savoir, et aujourd'hui je n'ai que ça à quoi me raccrocher. Sans mes études, je ne suis qu'un enfant désabusé par une vie dont il n'a jamais eu la maitrise, c'est la seule bouée que l'on m'ait jamais jetée, je suis reconnaissant de ce geste involontaire et sans doute maladroit
Tu as raison pour J, de toute façon, je ne lui ai plus reparlé depuis presque 10 mois malgré ses quelques tentatives ayant pour objectif de renouer une forme de lien. C'est son souvenir qui m'est cher, car il me fait autant de bien que de mal (et c'est peut-être le seul que je n'aurais jamais dans ce cadre, donc je fais en sorte de le cultiver), il s'agit d'une cicatrice que j'apprécie caresser
Je vais essayer pour la fille de l'accueil mais ne promets rien, elle n'est même pas mon style physiquement, j'ai "simplement" apprécié sa manière de me sourire ![]()
Navré pour la longueur du texte, n'étant pas sûr que tu reviennes toquer à ma porte un de ces jours, j'ai autant répondu en t'adressant la parole qu'en me parlant à moi-même. Pour conclure, ça me fait chaud au cœur de savoir que quelqu'un au moins ait apprécié lire ces quelques pages, n'hésite pas à me partager quelques mots sur ta vie/personne/ce que tu veux, si j'ai le plaisir de te relire
Dans le métro, une fille me fixait par moments, nous étions presque tout à fait face l'un à l'autre, à plus ou moins un mètre d'écart. J'ai vérifié à maintes reprises si je n'imaginais pas la chose, ce qui m'a quelque peu incommodé, car je n'osais pas la regarder dans les yeux (n'étant pas certain de comment réagir dans ce genre de situation), j'étais donc à la frontière du contact visuel, et j'ai ripé par deux fois là où ses iris étaient dirigés vers les miens, ce petit jeu a dû durer une bonne dizaine de minutes. Si ça se trouve, elle ne faisait pas exprès, mais ça m'a flatté. Elle était mignonne, semblait avoir mon âge, ne portait pas d'alliance, mais avait un léger sillon naso-labial, ride que j'exècre. Je me monte peut-être la tête, mais je me dis que cette tentative de communication était encouragée par le thème du jour. Je regrette un peu de ne pas avoir réagi, mais elle était caucasienne, malheureusement.
Encore 140 jours avant la fin de l'année. Je peux difficilement avancer sur mon mémoire, les autres projets m'encombrant bien trop, mais je sais que je me dirige dans la bonne direction. J'ai mené deux entretiens, j'aimerais en faire cinq voire sept au total, puis réaliser un questionnaire destiné à des apprenants, tout pourrait aller assez vite si l'on me permettait de me concentrer ne serait-ce que quelques jours d'affilée.
"Pourquoi [...] ?", aucune réponse. Peut-être ne mènerais-je qu'une existence en ma simple et permanente compagnie. Accoutumance. J'attends toujours un retour de la part de l'assurance maladie, cela fait six ans que je n'aie pas de sécurité sociale (par ma faute, en grande partie), j'y retourne lundi prochain, cela fera trois semaines depuis mon dernier passage.
Rebels of the Neon God. Un appartement miteux inondé, une cigarette jetée dans l'eau stagnante, des murs délavés, la présence d'une femme peu assurée.
Si la lumière souriait, le monde l'ignorerait.
Encore 88 jours avant la fin du marathon, je serai ni premier, ni dernier
Des marches et des marches pour atteindre un étage qui n'accueille encore personne
Cette période est assez morose, à l'image du ciel à l'heure où j'écris. Je ne partage de temps avec aucun autre être humain de cette planète, du moins, pas en des contextes agréables
Où sont mes pensées ?
Mes objectifs actuels ne me permettent pas de rêver, mais cela est-il permis pour celui qui cherche du sens ?
Des gravas s'amassent bas de la pente à cause de mes pas troublants l'équilibre précaire du sol. Il se pourrait que je finisse par tomber et remplacer l'une des ces roches, me fondant dans le décor
Je n'en suis qu'à 28 pages sur les 75 que je dois rédiger ; je l'avoue, quasiment rien ne me motive, j'aimerais tant être ailleurs, mais cela semble si inaccessible. Est-ce de mon fait ?
J'ai validé mon premier semestre à presque 17, il me faut au minimum 15.3 au second pour mériter, selon leurs critères, la mention Très bien, que je vise. Ceux qui m'emploient, pour un salaire de misère, en échange d'un travail suffisant, m'ont affirmé être vraiment satisfaits de "moi", mais que connaissent-ils de moi, hein ? Tout n'est que représentation et interprétation, je le sais bien
Quelles sont les limites de cette existence que je mène ? Si je décidais d'aller en des lieux fréquentés par des gens de mon âge, ferais-je une bonne rencontre ?
Je me dirige droit dans la gueule du loup que je souhaite pourtant éviter et laisser vivre en paix. Tout à son profit et ce navire en perdition qu'est celui que je suis
Pas après pas, le sable s'enfonce, mes talons s'enflamment et la chaleur fait suinter mes pores. Les montagnes que sont ces millions de minuscules pierres enchevêtrées me conseillent de faire demi-tour, mais comment reculer, ici, enfermé dans ce grand instrument qui mesure l'écoulement du temps ?
Il faudrait que je mange, mais l'appétit me fuit, je crois perdre du poids depuis quelques mois, déjà que je ne suis pas bien épais. Je ne comprends absolument pas pourquoi ce qui me retient me retient, mais je pense que je lui suis reconnaissant
Ça ira mieux plus tard, mais uniquement au prix de celui que j'étais. Je commence à me confondre, de quoi est-ce le signe ?
Toujours autant de questions auxquelles je me refuse à prendre le temps d'y répondre, peut-être s'agit-il de la plus grande forme de lâcheté dont je suis capable
JE TENVOIE TOUTE MA FORCE L'OP 
Le 17 décembre 2023 à 11:44:28 Hiemain a écrit :
Je suis en vacances alternées et je m'ennuie comme une pierre.
[...]
Qu'elle reste avec son enfant de compagnon, peut-être la trompera-t-il.
J'écrivais ceci en y croyant, mais je ne pensais pas que cela se réaliserait si vite.
Luv. REP.
Dans 50 jours j'en aurais terminé, ça me laisse du temps pour perdre la raison. Il faut que je rédige trente pages pour dans une semaine, mais rien ne me laisse de répit. J'ai une intervention de 45 minutes à préparer pour le 22, je connais déjà bien les 30 premières minutes ; tout dépend de moi et ma motivation. Près de soixante personnes me jugeront, je leur souhaite d'apprécier la séance, j'aurais tendance à leur conseiller de ramener du maïs soufflé parsemé de sucre, mais qu'importe ce que je pense.
Il faut réussir cette satanée fin d'année.
"Bonjour, ça va ?" me demandent-ils tous chaque jour qui passe comme si je pouvais les surprendre. Non, ça ne va pas, ça ne va jamais.
La pluie continue de tomber.
Je pose mes pieds sur le même sol semaine après semaine comme si ça allait me mener quelque part, suis-je au courant que je ne fais qu'user ce qui me protège les pieds ? Il faudrait que je me procure une nouvelle paire de guenilles, un de ces jours.
Je respire le même air comme s'il pouvait me combler. J'écris les mêmes mots comme s'ils pouvaient décrire ce que je traverse.
C'est bientôt la fin d'un énième printemps, mon vingt-cinquième. Ramenez moi à mes premières saisons, leur demanderais-je, si les mêmes fleurs pouvaient repousser.
Elle s'est faite tromper, je me demande comment j'aurais réagi à sa place. Ce n'est pas faute de l'avoir prévenue, avant que l'on se dise au revoir, avant de ne plus jamais se revoir.
Le nombre de filles que je regarde chaque jour ; je ne fais que m'intéresser à ce qu'elles renvoient, la désirabilité qu'elles m'évoquent. Je pense être d'un égoïsme sans fin.
C'est sans cesse le même ciel qui menace de s'effondrer.