Si la tristesse était un océan, je serais au fond de la fosse des Mariannes.
Si l'humeur était un mot, elle serait "changeante".
Si l'espoir était un voile, il serait sale et abimé.
Si le monde était une perspective, il serait sous terre.
Si les mots suffisaient, je serais à bout de souffle.
Si ma voix portait, elle se mourrait en chemin.
Si le ciel comprenait, il tomberait.
Si la phrase continuait, elle.. elle continuerait.
Hier j'ai fait une "promenade" de 20km
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Initialement je visais plutôt 30 mais au bout de 18 j'étais sur les rotules. Il y a des choses à prévoir quand on veut beaucoup marcher, déjà comme m'avait conseillé une personne du forum il faut des chaussures et des chaussettes adaptées, ensuite il faut partir avec une casquette/chapeau pour éviter de se taper un mal de crâne une fois rentré. Maintenant pour la nourriture il faut impérativement partir avec plus qu'une pomme et plus d'un litre d'eau dans son sac
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Au niveau du physique j'ai été surpris mais pas comme je pensais, en effet, j'ai eu une douleur très désagréable aux pieds et surtout aux gros orteils, j'avais l'impression que le sang ne circulait plus c'était affreux, je ressentais une grosse pression constamment.
Aux alentours des 5-6 premiers kilomètres j'ai remarqué que mes mains étaient.. gonflées, en fait à force de les laisser inactives le sang s'était accumulé j'imagine.
Là où j'ai été le plus surpris ça a été au niveau des adducteurs, la douleur était presque insupportable à tel point que j'ai failli ne plus pouvoir marcher à la fin. Je pensais avoir mal aux mollets/chevilles voire aux cuisses mais non mon corps en avait décidé autrement (enfin aujourd'hui c'est l'inverse, j'ai presque plus mal aux adducteurs, en revanche les chevilles..).
Y'a des moments où je pète un plomb sur les vidéos, je pensais vraiment ne pas rentrer.
Aussi, un moment je passe dans un parc, je vois deux types qui fument au loin dont un très musclé et je suis persuadé qu'ils vont m'aborder et ça a pas manqué. Le gars qui me parle (le monsieur fonte) m'intercepte d'une manière plus qu'originale :
Lui - "Hé excuse moi, tu sens le vent ?"
Moi - "Euh je sais pas" (j'étais mort, j'étais un peu ailleurs)
Lui - "Attends tu le sens pas ? Il est bien frais là"
Moi - "J'ai tellement chaud que je le sens pas je t'avoue
"
Lui - "Woaw pourquoi ?"
Moi - "J'ai marché 20km j'ai trop chaud"
Lui - "20 bornes
? Tu viens de Paris ou quoi ?"
Je réponds pas je me contente de sourir parce que je suis pas sûr d'avoir bien entendu
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Lui - "Attends attends tu veux de l'eau ?!"
Moi - "Oui je veux bien"
Lui - "Tiens tiens tiens, mets en sur tes mains, dans tes cheveux et dans la nuque tu vas voir"
Il en met la moitié par terre ce con
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Moi - "Ah tout de suite je le sens bien le vent !"
Lui - "Aaaah tu vois ? Il est frais ça fait du bien"
Moi - "Oui merci beaucoup"
Je les remercie encore puis je pars.
Je rigolais intérieurement, je pensais qu'ils seraient agressifs et au final ils me posent une question grotesque, enfin le pire c'est qu'au final j'ai même pas bu, je voulais pas le taxer déjà qu'il avait vidé la moitié de la bouteille
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En tout cas gros merci à eux, ce sont les seuls à m'avoir aidé sans que je demande rien. Parce que oui avant ça j'ai eu deux situations tristement comiques et personne n'a daigné se renseigner sur mon état, je leur jette pas la pierre non plus, je sais pas ce que je ferais si je voyais un type assis au bord d'une route en train de désespérer
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Quand je suis de bonne humeur je n'ai personne avec qui la partager, que ce soit ici ou en vrai
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J'avance petit à petit sur Parcoursup, du coup j'ai rereregardé les débouchées de la GEA et clairement ce qui m'intéresse le plus c'est de devenir RH ou même DRH si je continue sur un master. C'est loin d'être fait, déjà il faut que je sois pris dans ce taudis qui fait office d'IUT et assurer aux épreuves mais rien que de m'imaginer gérer le personnel en le recadrant ou en le félicitant me met l'eau à la bouche
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Et au pire des cas j'aurais des compétences utiles en compta et en gestion donc je pourrais m'orienter dans autre chose.
En attendant, je suis toujours pris au piège dans mon BTS avec comme seul ami un type qui parle mal français (que j'apprécie fortement attention, mais le comique de certaines situations est à noter
).
Il y a aussi deux filles qui me mettent mal à l'aise dès que je les vois à cause de je ne sais quoi, quelque chose a changé depuis décembre. Le pire reste les épreuves qui ne me motivent absolument pas à réviser quoi que ce soit et les stages à trouver, bref, ça s'annonce pas joli si j'ai pas le DUT
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J'hésite à refaire un sujet, même si je suis bien ici il y a tous les messages parasites qui me gênent chaque fois que je reviens. Triste dilemme, je ne le comprends pas
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Ces derniers temps (plusieurs mois en fait) je rêve souvent d'une même personne, je ne sais pas l'expliquer mais mon inconscient "pense" à elle régulièrement. Cette fille je ne l'ai pas vue depuis quasiment 8 ans, cette fille, c'était mon coup de cœur durant mes années collège.
Je n'aime pas la nostalgie, ce qui fait que je repense très peu au passé, si bien que j'en viens à oublier les plus beaux moments de ma jeunesse, de ma vie en réalité. Je ne comprends donc pas pourquoi je rêve d'elle, enfin, ce soir si je rêve d'elle je comprendrais puisque je pense à elle, mais les premières fois je ne les explique pas
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Suis-je si attaché à elle ? On était comme deux chats qui se croisaient de temps en temps, on se regardait, on avait des contacts mais je n'ai jamais rien osé avec elle, pourtant je pense qu'on aurait au moins pu devenir proches. Cette fille c'est mon dernier point d'attache avec une partie de moi que je déteste (ou que je préfère camoufler). L'année qui vient de passer m'a fait comprendre que quoi que je fasse, je ne serais jamais apte à vivre en couple.
Ce que je veux dire, c'est que je sais que si je la revoyais, je ne ferais rien d'autre que lui demander comment a avancé l'histoire de sa vie depuis la dernière fois. Je ne suis pas capable d'être normal en société, et même si elle non plus ne l'était pas (du moins à l'époque), on ne pourrait pas être ensemble.
Je prévois de la revoir pour en finir avec elle. Je dois me confronter à la réalité, celle dans laquelle je me rends compte qu'elle n'est pas la personne avec qui je me verrais profiter du temps. Celle dans laquelle je me retrouve une nouvelle fois seul, sans même un rêve pour me tenir compagnie.
C'était hier, pourtant j'y penserais demain.
Depuis mon dernier post j'ai eu la proposition de Parcoursup que j'ai une seconde fois refusée à cause de trop nombreux doutes. Je me dis que ce qu'on veut parfois le plus n'est pas nécessairement le meilleur pour nous.
La rentrée est passée, je parle avec les mêmes personnes mais j'ai l'intention de me rapprocher de quelqu'un, je verrais ce que ça donnera, je voudrais en faire une amie, finalement elle est pas mal délaissée par le reste de la classe et moi même je n'ai jamais pris le temps de lui parler (sauf ces derniers jours, mais c'était plutôt succinct
).
J'ai trouvé un stage, on me demande des choses que je ne suis pas sûr de pouvoir apporter à la structure donc je vais en chercher un autre en attendant pour vérifier si je peux trouver plus simple (d'ailleurs je ne suis pas certain que ça passera pour la validation des compétences à atteindre, je dois également vérifier)
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Si j'obtiens le diplôme, chose au combien laborieuse, je vais me diriger dans l'événementiel pour tenter de devenir chef de projet, je me dis que ça me plaierait de bouger à gauche, à droite pour organiser des projets.
Je pense ne rien avoir oublié, les jours s'entassent et passent trop vite alors que je suis si végétatif, des histoires j'aimerais en avoir une brassée chaque fois que je poste mais ce n'est pas le cas
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Ça recommence, cette boule constante dans le ventre, l'envie de lui parler, de la découvrir, d'être à ses côtés. La frustration qui s'en suit.
C'est dingue, elle était là l'année dernière et pourtant je ne lui ai jamais trouvé quoi que ce soit tellement j'étais obsédé par une autre. C'est la première fois que j'ai cet effet de "révélation", comme si j'avais examiné pour la première fois le second plan d'un tableau que je pensais connaître parfaitement.
J'ai établi le contact, je suis le seul à vouloir lui parler j'ai l'impression (parmi les gens de ma classe je veux dire
). Vendredi dernier je l'ai invitée à manger un jour avec mon groupe, elle a répondu favorablement avec enthousiasme. Lundi je lui demande où est-ce qu'elle mange le midi et elle me répond qu'il fait trop chaud et qu'elle préfère rester au frais. Sur le coup je l'ai mal pris mais elle avait raison, c'était désagréable de manger sous 33°.
Vu qu'il faisait chaud toute la semaine je ne lui ai plus demandé mais j'ai continué à lui parler, j'espère que lundi prochain elle acceptera et qu'il ne pleuvra pas trop
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Le cerveau est assez perturbant, le fait de ne plus penser qu'à une seule chose, ne plus avoir d'appétit à cause du stress provoqué est absurde. J'ai d'ailleurs rêvé d'elle, je trouve tout ça malsain, il est impossible qu'on soit ensemble, je ne le veux pas en fait, je veux juste parler à une personne que je trouve attirante, donc si pour une si simple besogne je suis dans le mal physiquement je ne suis pas rendu.
Comment font les gens pour se mettre en couple ? Comment on passe d'inconnus à amis ? Est-ce seulement possible pour moi ? La prise de contact est si fastidieuse, il faut éviter d'aller trop vite mais les jours sont trop courts donc les résultats n'apparaissent qu'en différé. Je déteste ce que je ressens
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J'ai envie de parler d'elle mais c'est encore trop tôt, à part dire qu'elle est gentille comme pas deux et qu'elle est d'un calme à faire jalouser un loup je ne vois pas quoi dire
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Comme je le disais, j'espère pouvoir manger avec elle et pouvoir en apprendre plus sur elle dès la semaine prochaine.
Fatigue.
Je viens de passer une période de quelques semaines qui ne m'a pas laissé de répit. Au final je m'en sors pas si mal, j'ai terminé aujourd'hui ma dernière session d'oral et j'ai, à ma grande surprise, réussi dans la matière dans laquelle je suis le moins à l'aise
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Avec les "vacances" et ces derniers jours chargés je n'ai pas eu l'occasion de la croiser souvent. Lorsque l'on se voyait c'était très furtif, néanmoins elle continuait de me chercher du regard pour me saluer, aujourd'hui encore c'est arrivé. Je sais bien que si nos chemins devaient se séparer dès demain elle ne chercherait jamais à me reparler, et donc que ces fois elle me fait coucou de la main ne représentent rien de consistant, c'est futile et pourtant ça me motive à continuer d'essayer de lui parler
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Néanmoins cette pause m'a fait réaliser que rien n'est possible avec elle, il s'agit d'une femme et pas d'une jeune adulte, elle travaille et n'a pas le temps de consacrer ses heures libres à quelqu'un d'autre, déjà qu'elle n'en a presque pas pour elle-même. Je l'accepte. Je tenterai quand même d'ici la fin de l'année de lui demander son numéro pour la voir lorsqu'elle exerce sa passion le weekend, je suis curieux de la découvrir sous un autre aspect sans aucune arrière-pensée. On verra, je verrai.
Quand une personne que je n'estime pas vraiment me fait des compliments je me sens mal à l'aise, que dois-je répondre ? Je veux dire, que suis-je censé répondre ? Je remercie à chaque fois mon interlocutrice et je fais de mon mieux pour lui offrir un bout de discussion pour éviter que ce soit trop gênant pour moi mais ça me trouble parce que je n'ai pas l'habitude d'être reconnu (dans le sens récompensé de quelque manière que ce soit, ici c'est avec des mots)
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Quand je passe à l'oral et que tout le monde m'écoute j'ai une telle pression que je m'oublie, je ne sais pas ce que je fais au moment où je le fais, je ne contrôle ni mes gestes ni mon flux de paroles et à chaque fois je réussis à ne pas bégayer/m'égarer dans un laïus incompréhensible. Le plus bluffant reste tous ces regards dirigés vers moi, il n'y a que le son de ma voix qui résonne dans la salle, j'observe à gauche puis à droite et ne croise aucune paire d'yeux perdue, non, elles trouvent toutes leur chemin dans mon regard. J'aperçois la fille dont j'étais épris l'année précédente m'écouter comme si rien ne pouvait la détourner de mon discours, je vois aussi ces gens qui ne comptent pas pour moi respecter le silence, libres de leur téléphone. Je me surprends à débiter des mots dans un ordre précis sans savoir d'où ils proviennent, je respire puis continue. Je finis, on m'applaudit, je rougis.
Après ça on vient me dire que je parle comme un journaliste ou un politique, je sais qu'ils ne perçoivent pas ces injures comme des injures et je les prends comme des compliments. Une autre fille me dit être fan de mon "style" et que pendant que je parle elle pourrait croire entendre une vidéo d'ASMR alors que je ne chuchote pas. Mais le plus décevant dans tout ça c'est que je n'arrive pas à savoir ce qu'en pense la seule personne dont l'avis m'intéresse car si je me "dépasse" c'est uniquement pour mettre mes chances de mon côté et ne pas passer pour un inadapté social auprès d'elle
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Elle m'a fait rire aujourd'hui, après que je l'ai surprise à épier mon écran elle m'a demandé comment ça allait avec le travail que je faisais puis j'ai fait de même avec elle, quand sa souris ne fonctionnait pas correctement à cause de la mauvaise adhérence du plastique sur la table elle l'a insultée en mimant de la jeter, c'était la première fois que je la voyais perdre son sang froid, elle a ri à son tour.
Encore à plusieurs reprises on s'est échangé des regards sans réelle intelligibilité durant la journée, qu'y a-t-il dans sa tête à ces moments précis ? La réponse ne me satisferait sûrement pas. Elle ne m'a pas dit au revoir et à présent nous sommes en vacances, je pense et écris à son sujet, là est la preuve du décalage de l'importance mutuelle que l'on s'accorde. J'appréhende le moment où je lui demanderai de garder contact.
Mais pour l'heure j'ai un problème bien plus grand, je dois trouver une école pour l'année prochaine et je ne sais toujours pas comment je vais m'y prendre. Demain je commence les recherches sérieusement (:hap:).
J'ai eu à gérer un groupe entier, il fallait le guider, lui donner des instructions et présenter des œuvres, je m'en suis très bien sorti selon le professeur et les élèves. C'est un exercice qui demande beaucoup de souffle car dehors, si vous voulez être intelligible, il faut parler plutôt fort et ce, durant plusieurs minutes. Pendant qu'on marchait j'ai parlé avec la meilleure de la classe, je l'ai fait rire pas mal de fois (plusieurs jours plus tard quand une blague avait été faite sur mon prénom j'ai répondu par l'ironie, durant tout ce temps elle s'était retournée vers moi et souriait en réaction à mes réponses. J'étais assis quasiment derrière elle, c'est pour ça qu'elle m'a entendu. Combien de fois mes blagues auraient pu arracher un rire si elles avaient pu être audibles ?).
J'ai envoyé un dossier d'inscription, j'ai reçu une réponse défavorable. Je suis mort de peur quant à la perspective de ne pas être scolarisé l'année prochaine, personne ne le sait.
J'ai vu quelqu'un de la classe dernièrement, il y avait quatre-cinq personnes que je ne connaissais pas avec lui, j'ai passé du bon temps et j'ai fait bonne impression à une fille, elle était "vraiment ravie" d'avoir fait ma connaissance.
J'ai envoyé une candidature pour un rôle de figurant, je verrais ce que ça donnera
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C'est bientôt l'heure de l'examen, j'ai carrément lâché les cours pour l'instant, j'espère néanmoins avoir les épaules assez solides pour obtenir le diplôme.
J'ai envie de me diriger dans le montage vidéo, j'ai toujours aimé ça et j'ai un certain talent pour ça alors pourquoi ne pas essayer. Le soucis est que je ne sais pas comment entrer dans le marché, j'espère que si je suis pris dans une école j'obtiendrais des informations concernant ce sujet, sachant que les deux domaines sont intimement liés.
Tout à l'heure j'ai un oral d'anglais, je vais y aller au talent, j'espère mieux le réussir que la dernière fois. J'ai été accepté en licence pro. Mes épreuves écrites sont la semaine prochaine.
Je me demande si tout ça vaut le coup, ce soir. Je m'interroge quant à la trace que je laisserai, mes pas suivent-ils la voie d'un autre ? Quel est le problème à ne pas être seul sur le chemin ?
Je me demande si jamais un jour je serais satisfait de mon vivant. Je m'ouvre plus, je fais certains efforts, je veux vivre des expériences qui me correspondent. Comment y arriver ?
La meilleure de la classe m'a félicité ce matin, elle avait l'air sincère, j'y vois là une gentille hypocrisie inconsciente mais ça m'a surpris et fait plaisir. À la sienne.
L'année n'est pas terminée mais ces deux derniers printemps m'ont pas mal apporté(s?) sur le plan personnel, je me suis quasiment entièrement débarrassé de ma timidité, j'ai compris que maintenir certaines relations reste quelque chose d'important (car la pure solitude n'est pas recommandable), je sais maintenant que certains propos ne sont pas à dire car chacun détient sa propre sensibilité, je fais aussi en sorte de ne jamais être redevable. En revanche je sais également que je n'arrive à faire confiance à absolument personne, sauf dans certains cas où je suis obligé de me reposer sur les autres, mais je ne parle pas de ce type de confiance
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J'ai toujours du mal à me projeter, le présent occupe énormément mes pensées, mais j'aspire à devenir le meilleur dans mon domaine, ça c'est une certitude. À la mienne, au temps écoulé.
Aujourd'hui était la dernière journée de classe, je réalise petit à petit que je suis triste que ce soit la fin, j'ai énormément rigolé avec mon compagnon de galère et nos chemins vont se séparer dans quelques semaines, je déteste la nostalgie, réellement.
Aujourd'hui encore j'ai eu l'occasion de parler avec la meilleure de la classe, pour me dire bonjour elle s'est rapprochée de moi pour me faire la bise sauf que je trouvais ça étrange alors je n'ai fait que la saluer en souriant, elle m'a touché le bras. Je lui ai posé des questions quant à ses aspirations futures, j'ai blagué avec elle, elle m'a fait quelques compliments, c'était agréable comme conversation.
J'ai également vu Elle pour la dernière fois sûrement, quand nous sommes sortis elle se trouvait devant nous, elle s'est arrêtée un moment pour chercher quelque chose dans son sac, je lui ai fait un geste de la main alors que sa tête était inclinée vers le bas afin qu'elle puisse me voir, je lui ai dit au revoir, elle m'a dit "bon courage pour les examens", je l'ai remerciée puis lui ai aussi souhaité du courage pour la suite, elle m'a corrigé en prononçant "bon courage pour la vie, en fait
". J'apprécie vraiment cette phrase.
Depuis quelques semaines je comprends que la vie est remplie de cycles, les expériences se font et d'autres se suivent avec de nouveaux facteurs à prendre en compte par rapport aux précédentes, il faut l'accepter pour ne pas être tourmenté. Les choses ont été, les choses seront.
Mercredi prochain j'aurais terminé de passer les écrits. Il faut que je commence à réviser. Je vais bientôt avoir d'autres soucis en tête, à n'en pas douter.
Je l'ai revue après huit années. Je n'ai pas eu l'impression que ça faisait huit ans, le temps est trompeur. C'était comme voir quelqu'un que je ne vois pas souvent. Elle était surprise, j'ai changé. J'ai été surpris, elle n'a pas changé.
Elle est timide, réservée. J'avais presque l'impression d'avoir affaire à une enfant (dans le sens où elle donne l'impression d'être très innocente), elle a des mimiques bien à elle. J'avais envie de lui parler tout le long mais nous n'étions pas seuls. Elle me regardait souvent selon mon ami, j'ai aussi eu cette impression. Elle rigolait souvent, même quand ce n'était pas forcément drôle. A ce propos, essayer de faire du second degré est une opération assez délicate en présence de quasi inconnus je trouve, ils peuvent ne pas comprendre du premier coup ou encore se méprendre, il faut parfois expliquer le trait d'humour. Elle m'a demandé mon numéro, je n'ai pas le sien, je ne pense pas qu'elle me recontactera avant quelque temps.
C'est une personne que je pourrais côtoyer au quotidien du fait de sa personnalité, je dis ça dans le sens où parfois je vais rester de marbre face à des gens que je fréquente souvent alors qu'ils peuvent avoir de bonnes intentions, seulement, ils ne m'intéressent pas. A l'époque, je n'osais pas lui parler, je n'osais parler à presque personne à vrai dire, et quand on s'est revus, j'aurais pu lui parler pendant des heures. Je pense d'ailleurs que je lui ai plus parlé hier ou alors autant que pendant toutes nos années collège. J'ai déjà envie de la revoir.
J'ai obtenu mon diplôme avec presque 14 de moyenne. Je dois absolument trouver une alternance.
J'essaye de canaliser ce que je ressens, les premiers jours c'était compliqué mais pas autant que cela l'aurait été il fut un temps. J'ai déjà rêvé d'elle à plusieurs reprises ces dernières années, elle ne parlait jamais, j'imagine que ces songes indiquaient que je souhaitais la revoir tout en ayant conscience que je ne savais pas à quoi m'attendre.
Je voulais la revoir une dernière fois pour une raison qui m'échappe à peu près maintenant que j'y réfléchis. "Vaut-elle le coup ?", comment puis-je poser une telle question tandis que je parle d'une presque inconnue ? C'est cela qui m'échappe.
Je ne me sens pas bien, je suis stressé à cause de ma recherche d'alternance (j'ai développé une sorte de peur quant au fait de me rendre sur les sites d'offres d'ailleurs, je n'y vais qu'un jour sur deux), le pass sanitaire est également un sujet récurrent dans mes pensées. La revoir rapidement serait un moyen de me réconforter, mais pas que. Ce serait l'occasion de savoir en détail ce qui lui est arrivé depuis toutes ces années. Ce serait peut être l'occasion de tisser un lien, de quelconque sorte puisse-t'il être.
Je voudrais l'ajouter sur un de ses réseaux sociaux mais je lui ai dit que je n'en avais pas, je voudrais qu'elle me contacte mais elle est sans doute trop timide pour le faire, ou alors est-ce pour autre chose ? Elle attend de pouvoir m'inviter à une soirée qui se passera en août. Si elle ne le fait pas, j'aviserais.
J'ai réellement l'impression qu'on pourrait s'entendre, j'ai n'ai senti que de bonnes ondes lors de notre réunion, quand je dis "ondes" je ne parle pas d'astrologie, de karma, de chakra ou de que sais-je, je parle de l'humeur générale qui se dégageait.
Encore une fois, j'écris trop, je pense trop, mais je n'ai que ça, je n'ai que ce qui se passe dans ma tête, je crois qu'il s'agit de la seule chose qui m'appartienne réellement. Un lien est-il possédable ? Ce que l'on ressent est toujours si intense, pourtant, on ne peut le tenir, il est là, quelque part, et personne n'arrive à le brandir devant quiconque. Lorsque je ressens une joie immense, je n'arrive pas à la retenir, je sais qu'elle est là mais elle finit par s'en aller, il en va de même avec le temps. Il s'agit d'un concept, d'une idée abstraite, qui pourtant nous stimule bel et bien. Chaque seconde nous demande de renouveler nos émotions malgré nous.
Qu'espère je ? Qu'attends je ? Ce qui doit arriver ou non arrivera bien tôt ou tard, de toute manière.
Ma rentrée a eu lieu il y a quelques jours, je suis globalement satisfait voire très satisfait pour l'instant.
Le premier jour, je n'ai pas parlé à grand monde étant donné qu'on était en amphi, le second en revanche j'ai essayé d'aller vers un peu tout le monde, surtout vers quelques garçons. Aujourd'hui, je ne parle qu'avec des filles, cela vient du fait que je reste globalement à l'écart de la masse et que quand je parle à quelqu'un c'est parce qu'il est également seul. Les garçons restent entre eux quand nous sommes en classe entière donc je ne vais pas vers eux car je ne me sens pas spécialement à l'aise en leur compagnie, mais si j'en vois un seul je vais le saluer puis parloter un petit peu. Et les filles, certaines sont plus timides ou introverties que d'autres et restent à l'écart, forcément, j'assiste à cela et je vais leur parler parce que c'est simple. Je trouve que la promotion entière est agréable, la différence entre cette dernière et toutes les autres classes de ma scolarité est parfaitement nette, il n'y a aucun élément perturbateur.
Il y a un projet pour lequel on a dû se mettre en groupe et se mélanger entre gens de différentes spécialités. Je remets la chose dans son contexte. Je suis vers le haut de l'amphi, à ma droite (il y a un espace entre chaque siège à cause des règles sanitaires) se trouvent deux potes, à ma gauche, une totale inconnue que j'avais déjà vu une fois, je me dis que je veux être avec elle pour le projet. Au tableau sont exposés les différents sujets, j'attends que ma voisine sans nom se manifeste pour qu'elle soit inscrite au tableau, elle le fait assez tard, ce qui cause un soucis, il y a déjà cinq personnes dans le groupe. Vient mon tour, il y a un sujet où personne ne s'est désigné, je fais semblant d'hésiter puis vais dans le même que ma voisine. Finalement, mes deux potes de droite vont dans le même groupe dans lequel je me trouve, nous sommes huit.
Il nous est demandé de scinder le groupe en deux, nous nous réussissons tous les huit pour en discuter. Ma voisine de gauche voulait que les effectifs soient répartis de manière équitable (deux élèves de chaque spécialité dans chaque groupe).
Trois personnes veulent être ensemble, personne ne se désigne pour être le dernier du premier groupe, on parle, on parle, certaines sont gênées parce qu'elles veulent absolument rester entre elles mais n'osent pas le dire, ma voisine de gauche fait preuve de détermination et impose sa vision, finalement, une de mes deux potes se porte volontaire, le quota est respecté.
Je me trouve avec une pote et deux inconnues. Ce que je trouve "drôle", c'est que ces deux dernières sont les seules personnes pour qui j'avais porté un certain intérêt (bien que minime) quelques jours auparavant. La première est une petite malgache qui me faisait penser à quelqu'un de mon ancienne formation, la seconde me rappelle une vielle connaissance, je l'ai surtout trouvée jolie.
La contact s'est bien passé entre nous quatre, mon ancienne voisine de gauche (VDG) est vraiment jolie, j'essaye d'en faire abstraction. On ne se verra pas souvent du fait de nos emplois du temps respectifs, mais parfois, comme aujourd'hui, l'on pourra se parler quelques minutes pendant les pauses. Elle est venue directement vers moi, il peut s'agir d'une coïncidence, néanmoins, elle a entamé la discussion, j'ai rapidement rebondi sur le fait qu'elle était arrivée en retard, (très) étonnamment (de mon point de vue), elle n'a pas expliqué la cause de ce retard mais a usé de second degré, et ce, à deux reprises (je crois qu'il s'agit de la première fois que cela m'arrive, que ce soit avec un garçon ou une fille). Je lui ai fait rappeler de manière involontaire qu'elle devait terminer un devoir (qui était originellement à rendre au début du cours) et elle est retournée en classe. Je suis allé aux toilettes, suis remonté peu avant la sonnerie, ai passé la porte et je l'ai vue me sourire (elle ne portait pas de masque, ce qui n'était pas mon cas), je suis resté un peu béat, je me suis avancé en la regardant (ça a duré quatre à cinq secondes maximum) puis on m'a appelé pour m'informer d'un truc sans intérêt. A la fin du cours, elle est partie sans s'occuper de ma présence, il s'agit d'un genre de détail que je n'arrive pas à appréhender de manière logique. Je dois dire que malgré le fait que je la trouve jolie, je ne suis nullement intéressé par elle parce que j'ai appris de mes précédentes années, je viens simplement parler et rigoler avec certaines personnes sans arrière pensée aucune. Pour autant, quand j'ai l'impression que je m'entends bien avec quelqu'une, elle me donne l'impression inverse assez rapidement, c'est un comportement totalement humain, c'est un schéma qui se répète, j'espère un jour le comprendre. Pourquoi est-ce que j'interprète certains points comme des points positifs alors qu'ils ne sont rien de plus que des politesses ?
Aussi, je dois impérativement trouver une alternance, j'enchaine les mails de refus jusqu'à maintenant.
Je crois que je me suis fait une pote. En début de semaine, il y avait un cours commun, je me suis assis à la même place que d'habitude, mes deux comparses à ma droite, un siège vide à ma gauche, puis, une inconnue s'assoit (il reste toujours un espace à cause des mesures contre le virus), le cours commence, plusieurs minutes passent, des retardataires entrent, de nouvelles minutes passent, elle entre dans la pièce, elle est dernière, elle monte les escaliers, j'essaye de capter son regard, elle me voit l'espace d'une demie seconde, regarde ailleurs, se dirige dans ma rangée, une personne propose d'enlever son sac pour qu'elle puisse se poser sur la chaise, elle refuse gentiment, ma voisine de gauche est de retour, c'est l'une des seules personnes qui s'est assise sur une des places censées être vides. Je lui dis : "encore en retard ?", elle me répond : "je vois pas de quoi tu parles
" d'un air plutôt sérieux. Le cours s'est passé, on a assez peu interagit durant ces quatre heures même si on a parfois rigolé.
Je lui ai demandé si elle mangeait avec des gens, elle m'a répondu "oui" avant de me retourner la même question. "A toute !". Je mangeais mon habituel sandwich en observant une araignée lorsque son groupe est passé devant le notre, je l'ai à peine aperçue me sourire le temps que je relève la tête. Plus tard, en revenant des toilettes je l'ai vue au loin allongée pendant que les autres parlaient, j'ai appris par la suite qu'elle ne partageait pas les mêmes délires que ses compagnes de midi.
Le cours suivant est sur le point de commencer, je suis assis derrière mes comparses, je me dis que je vais m'ennuyer, étant tout seul quasiment tout au fond. Pas mal de gens sont installés, je la vois rentrer, monter à l'opposé de moi, se diriger vers la rangée du milieu puis vers moi. Elle me demande : "c'est quoi cette place ?", je lui propose d'aller vers la gauche, elle accepte. On s'installe, mes deux comparses chuchotent entre elles en me regardant, je ne sais pas ce qu'elles se sont dit.
Je suis de nouveau avec ma voisine de gauche, je vais l'appeler N. On a pas mal rigolé et interagit cette fois-ci. Par exemple, à un moment, elle n'arrive pas à recopier quelque chose au tableau, je lui demande si elle galère, elle me répond que oui, elle continue de regarder sa feuille comme si une solution allait apparaître par magie, elle finit par dire : "c'est pas grave". Je ne sais pas si c'est ce qu'elle voulait mais j'ai écrit à sa place cette partie là. Le professeur continue son cours, je souhaite faire une pause, elle me dit qu'elle prend le cours. Quand je finis, je regarde son écran, elle me dit qu'elle n'est pas sûre, je lui dis que je lui fais confiance, "tu ne devrais pas !". Un peu après, elle prend ma feuille d'elle même comme si elle lui appartenait, recopie un truc, j'ai manqué un point du cours, elle l'écrit elle même, toujours sur ma feuille.
Le cours est fini, je veux rentrer avec elle, "tu rentres avec quelqu'un ?", "je sais pas, ça dépend, et toi ?", "ça dépend", "ça dépend de quoi ?", "de si tu acceptes de rentrer avec moi". On descend, elle se place près de ses potes, quelques secondes passent, je suis dos tourné, "bon, je rentre avec toi". Je n'ai pas dit au revoir à mes comparses. On a parlé de plusieurs choses sur le chemin et dans le train. Elle a attendu le dernier moment avant de partir, je me suis retrouvé seul, j'ai continué mon livre.
Le lendemain, il y a des problèmes de transport, je lui écris un message pour la prévenir, elle est déjà au courant, on s’échange pas mal, elle finit par arriver deux heures en retard. A la fin du cours, je vais dans le couloir pour l'attendre, on descend les escaliers, je parle avec mes comparses puis d'un coup je la rejoins et m'en vais avec elle. Aujourd'hui encore, une des deux me fait la tête, ce n'était pas correct de ma part mais ce n'était pas calculé, je l'ai fait inconsciemment. Dans le train, pendant un silence, je la vois regarder vers le bas, elle finit par prendre dans ses mains un accessoire qui se trouve sur mon sac. Quelques minutes plus tard, elle le reprend, le décroche avant de l'attacher à son bracelet. Elle a une nouvelle fois attendu la dernière seconde avant de partir.
Le len et surlendemain, on s'est pas mal échangé. Aujourd'hui, je ne sais pas si elle me réécrira.
C'est une fille qui a son tempérament, elle use souvent de second degré, j'ai l'impression qu'elle aime me faire douter, elle ne sait pas que je suis pire que quasiment tout le monde à ce petit jeu
. Je ne sais pas si elle est comme ça avec n'importe qui, en tout cas, j'apprécie sa présence, ce n'est pas le cas pour n'importe qui.
Je me demande si je peux lui demander de sortir une après-midi avec elle ou si elle le percevrait de manière étrange.
Je me demande aussi si une entreprise va finir par me prendre chez elle, je ne percevrais pas mal le fait de recevoir une convocation de rendez-vous, par exemple.
Celle dont je rêvais.
Nous nous sommes vus pendant environ trois heures. Nous avons parlé de sujets plus ou moins intéressants, "sérieux"/personnels. Il y a eu des blancs (il s'agit de quelque chose difficile à éviter car il n'est pas évident d'enchainer constamment, et les pauses font parfois du bien, il faut dire).
Il est difficile de tenir une conversation quand deux personnes possèdent deux personnalités qui font qu'elles ne s'ouvrent pas facilement. Il est également difficile de tenir une conversation avec quelqu'un de profondément timide.
Elle m'a posé des questions sur ma famille, c'est la première fois en plus de vingt années d'existence que quelqu'un s'y intéresse sérieusement. Je ne dis pas que j'apprécie cela. Je ne sais pas pourquoi elle a voulu se renseigner sur ce sujet (à deux reprises en l'espace d'une heure).
Elle était plus à l'aise vers la fin, elle a même usé d'"humour". Au début et au terme de notre rencontre j'ai comme eu l'impression qu'elle voulait que l'on se fasse la bise, je me suis dit qu'avec le contexte actuel il valait mieux éviter (il s'agit d'une excuse, je n'en avais pas spécialement envie). Avant de se quitter, elle me regardait d'un air benêt, je lui ai souhaité de faire bon voyage, de passer une agréable soirée et de bien se reposer, je ne sais vraiment pas ce qui signifiait ce visage.
Elle m'a parlé de quelque chose de très personnel, le genre de sujet que l'on aborde pas avec un inconnu, du moins. Elle s'est sentie comprise je crois. J'ai fait en sorte d'être très compréhensif, j'ai été moi même quelque part, comme toujours.
Je crois que je suis "déçu", ce n'est pas le bon mot, pour autant, quelque chose s'est brisé, peut être qu'il m'en faut plus que je sois intrigué en conséquence. Je n'ai pas eu l'impression de faire la conversation tout seul mais il fallait toujours que ce soit moi qui commence pour qu'elle se livre plus.
En attendant notre bus, dans les cinq premières minutes suivant le début du rendez-vous donc, aucun de nous ne parlait, ça a duré une dizaine de secondes (je me suis demandé ce que je faisais là, je devais assumer ma décision), je me suis dit qu'il fallait embrayer sur quelque chose parce que cela pouvait durer autant de temps que le rendez-vous durerait, c'est ce que j'ai fait, c'était parti.
Plus tard, le même moment est arrivé, j'ai laissé le temps s'écouler exprès, peut-être que deux minutes sont passées, ou bien n'en était-ce qu'une ? Elle me regardait quasiment tout le temps, encore aujourd'hui je ne sais pas ce que cela veut dire, pourquoi ne parlait-elle pas alors qu'elle appréciait un minimum le moment ?
C'est vraiment troublant d'avoir un regard fixé sur soi en presque permanence.
J'apprécie sa timidité, bien qu'elle soit peut être trop accentuée, j'apprécie le fait qu'elle ait du mal à trouver ses mots (parfois, son discours est décousu). Physiquement, je la trouve mignonne mais j'ai vu des filles bien plus jolies qu'elle ces derniers printemps.
Elle est fragilisée, ce n'est pas une critique, ce n'est pas un jugement, c'est une observation. Je pense qu'elle est souvent triste. J'ai la forte conviction qu'elle a besoin d'un soutien, d'une béquille dans sa vie, je ne la serais pas, néanmoins, je compte lui demander de ses nouvelles, j'aimerais lui faire comprendre qu'elle n'est pas seule, mais peut-être l'est-elle. Qui ne l'est pas, au fond ?
Je n'arrête pas de penser à elle quand sa présence me manque, c'est littéralement harassant, en plus d'être idiot. Il s'est passé pas mal de choses depuis la rentrée. Elle est toujours assise à côté de moi quand nous avons cours ensemble, quand ce n'est pas moi qui fais en sorte que l'on soit à côté, c'est elle. Par exemple, hier, elle est arrivée en retard et s'est assise vers le fond de l'amphithéâtre, à la pause, je me suis déplacé, quand nous sommes sortis, elle m'a demandé pourquoi j'avais fait ça parce qu'elle allait se mettre juste à ma gauche. Elle passe plus de temps avec moi que n'importe qui (même sa super copine qu'elle trouve extraordinaire). Mes deux comparses me regardent bizarrement quand je suis à ses côtés.
Depuis trois semaines, il n'y a pas un jour qui soit passé sans que nous nous soyons parlés par message. Hier, elle m'a touché d'elle même (très succinctement) à plusieurs reprises. J'ai également remarqué qu'elle me regarde bien plus dans les yeux. Hier encore, elle m'a jeté un regard du coin de l’œil, je l'ai imitée, ses yeux se sont évadés, les miens ont fait de même, elle a recommencé, moi aussi, et ce, quatre fois de suite, je ne sais pas si elle souriait derrière son masque. J'en veux plus, je veux passer plus de moments avec elle, je pense cela possible. Pourtant, j'ai littéralement passé des dizaines d'heures en sa compagnie, cela ne m'était jamais arrivé avec une personne du sexe opposé, je devrais déjà être satisfait. Je ne sais pas si elle a un copain, il n'y a absolument rien qui m'aiguille à ce sujet. Je ne sais pas si je me mens à moi même lorsque je me dis que je ne veux rien d'autre que de l'amical avec elle.
Je la trouve vraiment séduisante sur deux plans, je ne pense pas qu'elle le sente, je ne laisse rien transparaitre. On rigole beaucoup ensemble, son second degré fait mouche. Je pense sincèrement qu'elle apprécie ma présence, la réciproque doit se faire sentir également. Elle m'a demandé à deux reprises de venir à une sortie avec d'autres de la promotion, j'ai refusé, car si j'y allais, je n'y irais pas pour les autres et je ne voudrais pas lui gâcher le moment.
Ce qui m'ennuie profondément, c'est notre emploi du temps, un an passe rapidement d'habitude, ici, il va passer deux fois plus vite, je vais devoir agir en conséquence.
Je m'interroge quant à mon manque affectif, va-t-il un jour s'en aller ? Je m'interroge quant à la moralité du fait de penser à une personne sans qu'elle en soit au courant, est-ce une chose tolérable ? Je m'efforce de mon mieux de ne pas penser à elle directement mais à sa présence, aux moments que j'ai passés en sa compagnie, est-ce mieux ? Je suis si pressé de la revoir, en même temps, je me dis que chaque jour me rapproche de la fin, que se passera-t-il après cette année ? Parfois, je pense à l'amour que je pourrais déployer pour une seule et même personne, à sa quantité démesurée, m'en couterait-il de ne pas pouvoir le récupérer ? Me sentirais-je libérer d'un poids ? Pour l'heure, je suis terriblement addict, je déteste cela, je dépends de ma faiblesse.
Je suis toujours à la recherche d'une alternance.
C'est la première fois, je crois, que j'ai un tel sentiment de solitude en cette période de "fêtes". Ou plutôt, c'est la première fois que je réalise que je suis si seul. Je pense forcément à elle, elle qui est occupée à célébrer ça en famille. Elle qui ne répond pas avant des dizaines d'heures (je me demande si par SMS elle mettrait autant de temps). J'essaye sincèrement de ne pas jalouser, alors je ne le fais pas. J'essaye de me dire que j'ai un avenir, mais je n'arrive pas à croire à cela, car je considère ça comme un mensonge. Je n'ai pas trouvé d'alternance et il me reste dix jours pour trouver un malheureux stage, je vais perdre mon année.
Enfin, de toute manière, je ne sais pas si j'ai réellement envie de me diriger vers ce domaine, bien qu'il soit intéressant. J'ai accepté le fait de ne pas avoir de diplôme cette année au fur et à mesure que les mois sont passés, et aujourd'hui, je ne suis pas déprimé à ce sujet. Je pense néanmoins, de manière assez paradoxale, à N. Paradoxale car elle ne pense pas à moi, et pourquoi le ferait-elle ? Ces derniers mois nous avons passé un certain temps ensemble durant les cours et durant les périodes de creux, je ne pourrais compter les heures de vocal que l'on a écoulées. On s'est vus plusieurs fois en dehors des cours ces deux dernières semaines, la première fois j'avais du mal à trouver de quoi parler mais elle arrive toujours à combler les blancs, la seconde fois nous avons été chercher des affaires pour sa soirée du nouvel an (
), je ne me fais pas (plus) d'idées quant à la nature de notre relation (pour l'heure, du moins). C'était bien plus dynamique que la première sortie, j'ai (et on) a passé un bon moment, on était tous les deux déçus de devoir rentrer après seulement deux heures et demie de déambulation dans les friperies de Paris à cause d'un impératif professionnel, je ne sais pas, en revanche, si la raison est commune.
Elle s'excuse quand elle me bouscule légèrement, je ne sais pas si elle le fait vis-à-vis d'elle ou de moi, j'ai ma petite idée là-dessus. Une fois j'ai failli la renverser tellement je l'ai poussée (sans le vouloir) - "Oh, excuse !!" - "T'inquiète. En fait c'est souvent les mêmes prix [blabla]" - elle ne s'est même pas un peu énervée alors que lorsqu'un inconnu la bouscule ne serait-ce qu'un peu, elle l'insulte littéralement de connard.
En revanche, dans les transports en commun, elle est quand même plus tactile, elle laisse ses jambes toucher les miennes de manière très prolongée (cela peut durer le temps entier du trajet). Une fois, elle a mis ses jambes entre les miennes et les a laissées comme ça pendant plusieurs minutes. Elle me touche aussi les mains avec les siennes et pose ces dernières sur mes poignets afin de s'y appuyer quand elle tient son portable. Je ne sais pas si elle le fait exprès. En tout cas, pendant notre dernière sortie, je lui ai touché à plusieurs reprises le bras, chose qui me demande un certain effort, n'était absolument pas tactile, elle ne m'a pas imité.
En cours, ou simplement à l'université, elle a tendance à beaucoup me regarder quand elle parle, même quand elle s'adresse à d'autres et que je suis dans la conversation, elle va plutôt fixer ses yeux dans les miens que dans ceux des autres car c'est plus évident et rassurant pour elle, j'imagine. En revanche, dehors elle va avoir beaucoup moins tendance à le faire.
Elle a pris plusieurs photos de nous lorsque des miroirs se présentaient, je n'étais pas très à l'aise avec ça. Une fois elle fait un selfie, j'avance ma tête puis la recule pour lui faire croire que je veux apparaître dans le cadre - "T'es nul !".
Je suis obsédé par elle, c'est un fait, je n'arrive pas, ou rarement, à penser à autre chose qu'elle, je trouve cela écœurant. Et plus je suis en sa présence, plus elle me donne raison de l'apprécier. Une fois, elle m'a lu ce qui était marqué en gros sur une structure - "Hiemain, qu'est-ce qu'il y a entre nous ?" - je n'avais pas vu le message, elle rigole en me voyant confus et me montre du doigt le titre - "Ah ! C'est une très bonne question" - elle n'a pas rebondi. Je ne sais pas si elle se doute de la nature de mes sentiments vis-à-vis d'elle, même si moi même je ne saurais les exprimer avec exactitude.
Je veux lui proposer d'aller dans un parc d'attraction connu de tous, je ne sais pas si c'est une bonne initiative car je me demande si ce n'est pas un peu tôt pour ça.
Je suis dans un état de stress inquiétant. Je dois rendre des comptes à de nombreux acteurs directs et indirects de ma vie. Premièrement, je dois réussir pour moi-même, sinon que deviendrais-je ? Ensuite, je dois terminer d'ici la semaine prochaine ma mission de stage, et dans le même temps, je dois préparer deux oraux importants et rechercher des masters. Je dois donc satisfaire mes tuteurs, les personnes avec lesquelles je suis en groupe et mes professeurs, j'ai l'impression que je vais échouer lamentablement.
Je ne sais pas vers où me diriger concernant le chemin des études, j'ai l'impression d'être pris au piège. J'ai l'impression que je vais décevoir mes tuteurs alors qu'ils ont sauvé mon année.
Je passe mon temps à me dire que je n'en ai pas, c'est un cercle vicieux dans lequel je suis engouffré depuis bien trop d'années.
La personne dont je suis tombé amoureux est devenue mon amie, d'une certaine manière. Je dois gérer mes sentiments d'une façon inédite à mon sens. Je lui consacre bien moins de temps, autant dans mon esprit que dans mon emploi du temps, bien que je sorte souvent avec elle finalement. Je ne sais pas si je dois lui dire ce que je ressens au plus loin de mon être, j'ai l'impression que mes propos sonneraient comme très enfantins, pourtant, j'attache une grande importance et crédibilité envers tout ce qui la concerne.
Hier encore, on a passé toute une après-midi ensemble, c'était encore agréable, et que c'en est frustrant. Je préférerais me rendre compte que je fais fausse route la concernant mais il n'en est rien.
J'ai envie de craquer, de pleurer, de me plaindre, du moins j'ai l'impression que mon corps en a envie, mais à quoi bon ? Il faut que je reste concentré, c'est dans ces moments que je me dois d'être solide.
La perspective de mon avenir m'effraie, de quoi vais-je être obligé d'occuper mon temps ?
J'ai peur. Suis-je lâche ? Est-ce que ça fait une différence ?
Aujourd'hui, comme ces derniers temps, je vais plutôt bien. Pourtant, en étant objectif, je dirais qu'il n'y a pas de quoi se sentir léger vu que l'avenir est incertain et que je n'ai rien à quoi me rattacher pour être heureux. Je veux dire, je ne sais pas ce que je vais faire ces prochains mois si je ne suis pas pris en Master et la personne que j'apprécie le plus dans mon entourage ne me voit que comme un ami.
J'ai découvert de nouveaux artistes musicaux ces derniers jours, je passe de nombreuses heures à bouger la tête, à danser, bien que mes pas soient maladroits. Je pense que ça m'aide même si ce n'est pas de manière consciente.
Nous sommes sortis samedi dernier, je ne sais pas si j'avais déjà cette impression les fois précédentes mais je me sens vraiment à l'aise en sa présence, c'est pourquoi j'ai été un poil plus tactile que d'accoutumée sans m'en rendre compte, je ne l'ai pas vue particulièrement réceptive mais elle ne m'a pas repoussé non plus, là où elle l'aurait peut-être fait quelques semaines plus tôt, mais ce n'est qu'une spéculation hasardeuse.
A un moment, lorsque l'on faisait la queue pour acheter une bêtise à manger, je lui ai plaqué le dos de ma main à son arrière-train de manière parfaitement involontaire, je ne l'ai pas frôlé et le coup aurait dû la faire réagir, que ce soit par une grimace ou par un mouvement du corps, mais elle a continué la conversation comme si de rien n'était. Pourtant, quand un passant la bouscule, même légèrement, ç'a tendance à l'agacer, alors je ne sais pas quoi en penser. Soit elle s'en fiche parce que je suis son ami et que je n'ai aucune arrière pensée de son point de vue, soit elle n'a pas remarqué, soit elle a fait exprès de ne pas réagir parce que c'aurait été bizarre de relever le geste.
Pendant qu'on marchait nos bras se sont touchés à quelques reprises, elle ne s'est pas excusée, alors qu'elle le faisait auparavant. A un moment, lorsqu'on déambulait dans un magasin, elle balançait ses bras d'avant en arrière, je ne sais pas ce qui m'a pris, comme je l'ai dit, je me sens à l'aise en sa présence, alors j'ai interposé ma main quand les siennes allaient se toucher encore une fois au niveau de son derrière, elle n'a pas réagi, ne s'est pas retournée et a même réitéré son geste, j'ai hésité à recommencer mais ne l'ai pas fait.
Plus tard par message, elle a complimenté une personne à qui on avait parlé : "il était grave stylé le type de ***" - "Ouais ouais" - ":rire: cette réaction" - "HAHA" - "ça va aller". Est-ce que je montre assez dans ma réaction que je suis jaloux ou a-t-elle simplement pensé que je m'en fichais ? J'ai envie de lui faire comprendre qu'elle ne me laisse pas indifférent, et ce, peu importe la manière, car j'ai envie d'observer un changement, même s'il pourrait ne pas me plaire. En tous les cas, je suis las de devoir m’astreindre à rester dans un entre deux.
Elle a voulu que l'on se fasse un weekend mais on s'y est pris trop tard. J'ai l'impression qu'elle veut organiser quelque chose en mai durant un weekend de quatre jours mais je ne suis pas sûr, elle m'a demandé si je faisais le pont, je lui ai répondu que oui (alors que je n'en sais rien, je voulais simplement dire oui pour voir comment elle allait réagir) : "trop bien !!" et elle n'a pas continué, moi non plus, alors que j'ai senti qu'elle voulait ajouter quelque chose.
A un autre moment, elle m'a dit qu'elle avait croisé une très jolie fille dans les transports - "Mais elle avait son masque" - "Nan elle l'avait pas, elle est trop jolie, elle ressemble à une Barbie" - ":(" - "Mais pas les Barbies bimbos, elle est blonde aux yeux bleus.. c'est trop beau" - "Y a des gens comme ça..." - "Ouais, y en a qui ont de la chance" - "Et toi franchement t'as pas de chance du tout, c'est terrible" - [...]. Je ne sais pas si utiliser l'ironie dans ce genre de moment est intelligent.
Quand on s'est assis pour lui laisser le temps de manger sa gourmandise, on s'est assis de sorte que nos jambes se touchent alors que l'espace ne manquait pas, on s'est repositionnés quelques instants plus tard. Elle s'en est mis partout aux coins de la bouche, je lui ai soulever l'idée que j'avais envie de lui essuyer ses traces de chocolat, elle n'a pas réagi. Je lui touché la jambe avec mon index, je lui ai touché le bras. A un autre moment je l'ai attrapée par les épaules quand elle utilisait Google Maps pour l'aider à se diriger. Je ne sais pas si elle remarque ces petits gestes, je n'en ai pas l'impression. Quand bien même elle les remarque, elle ne réagit pas, alors je ne sais pas si je peux me permettre de continuer dans ce sens.
J'aurais peut-être plus d'indices si l'on part en weekend ensemble, mais je vais devoir patienter.
Même si elle est ma joie, elle s'avère être par-dessus tout ma frustration. Est-ce sain de côtoyer une personne que l'on apprécie autant sans recevoir d'attention particulière en retour ? Je ne le pense pas, mais je ne sais être raisonnable dans ce cas précis.