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Liste des sujets

*** Topic officiel des ESC ***

NakagamiKenji
NakagamiKenji
Niveau 10
01 avril 2020 à 13:41:49

Aujourd'hui qqn qui sort de Centrale Supélec il fait des lettres de motivation pour avoir un stage dans une SSI en vivant chez ses parents ou dans 20m2 à Cergy. Donc les plus diplômés ont subi un déclassement majeur.

Et puis il n'y avait pas cet anti-intellectualisme :hap:

Il y a 100 ans, tu étais fier de t'appeler Peguy et d'être à Normale après avoir passé ton enfance aux champs.

De nos jours, tu dois avoir honte de n'être pas routier et de faire un "bullshit job" :hap:

BigOther
BigOther
Niveau 6
01 avril 2020 à 13:57:57

Le 01 avril 2020 à 12:19:29 WebcamPower a écrit :

Le 01 avril 2020 à 11:16:02 BigOther a écrit :
Salut les clés ! Je suis ce topic en ghostfag depuis un moment (flemme de refaire un pseudo et 18 25 m'intéresse de moins en moins à part des topic comme celui là :hap:

J'ai besoin de conseil de l'élite :)
DUT GEA second de promo, licence EG second de promo aussi
J'ai eu la flemme Tage Mage + TOEIC, est ce que ça vaut le coup de tenter en mode voleur une top 10 alternance, vu qu'ils regardent que les dossiers pour certains ?

Sinon je regardais les IAE pour retenter l'année prochaine les ESC, ou alors tant pis IESEG (alternance) ça a l'air pas si mal quand même ? Je crois que les inscriptions sont encore ouverte :hap:

Et le plus important je veux faire un parcours Marketing/Management pas finance, on m'a dit que la plus value de faire une ESC était moins importante ?

Merci aux lecteurs de ce pavé !

salam,

les meilleurs en marketing ont tous fait des top écoles, je te recommande de regarder ceux à des grosses fonctions marketing dans les boîtes où le marketing est la fonction reine : P&G, Unilever, LVMH, pourquoi pas Medtronic (:hap:)... Tu vas être surpris, l'IAE de Dijon il est pas très bien représenté :hap:

Bien sûr que tenter de faire une ESC top 10 en alternance vaut le coup. T'es en France, quand t'auras 40 ans on te demandera encore quelle est ta formation :hap:

Merci du conseil kheyou j'avais même pas pensé à regarder sur LinkedIn !
Bon c'est partie pour candidater aux écoles top/flop 10 encore ouverte alors :hap:
C'est triste qu'à 40 ans on te juge encore sur ton parcours scolaire.. Et comme je compte rester en France dans le futur pas le choix que de me conformer à ce moule :) Surtout que l'enseignement dans certaines écoles est fait par les mêmes professeur qu'en Université ou IAE

Reedeur97
Reedeur97
Niveau 10
01 avril 2020 à 14:03:16

Merci les clés.

Même si l'alternance est assez loin de chez moi vous me conseillez quand même de foncer ?

C'est une belle oportunité KPMG ? :(

WebcamPower
WebcamPower
Niveau 49
01 avril 2020 à 14:07:57

Le 01 avril 2020 à 14:03:16 Reedeur97 a écrit :
Merci les clés.

Même si l'alternance est assez loin de chez moi vous me conseillez quand même de foncer ?

C'est une belle oportunité KPMG ? :(

bah on connaît ni ta vie ni tes projets donc compliqué de répondre comme ça
kpmg cest un grand groupe quoi, l'audit ça reste un bon choix de début de carrière si t'es intéressé à l'idée de faire carrière en cabinet ou de te revendre à des postes en compta ou directions financières au sein de grandes entreprises, même si les big ont un peu perdu de leur superbe depuis qq années, en audit en tout cas
bref à toi de voir on peut pas choisir pour toi

Reedeur97
Reedeur97
Niveau 10
01 avril 2020 à 14:11:01

Le 01 avril 2020 à 14:07:57 WebcamPower a écrit :

Le 01 avril 2020 à 14:03:16 Reedeur97 a écrit :
Merci les clés.

Même si l'alternance est assez loin de chez moi vous me conseillez quand même de foncer ?

C'est une belle oportunité KPMG ? :(

bah on connaît ni ta vie ni tes projets donc compliqué de répondre comme ça
kpmg cest un grand groupe quoi, l'audit ça reste un bon choix de début de carrière si t'es intéressé à l'idée de faire carrière en cabinet ou de te revendre à des postes en compta ou directions financières au sein de grandes entreprises, même si les big ont un peu perdu de leur superbe depuis qq années, en audit en tout cas
bref à toi de voir on peut pas choisir pour toi

C'est sûr... Merci khey

Vesterouge19
Vesterouge19
Niveau 9
01 avril 2020 à 14:11:08

https://www.challenges.fr/education/coronavirus-les-ecoles-de-commerce-percutees-par-la-demondialisation_704603.amp

Quelqu'un y a accès ?

BigOther
BigOther
Niveau 6
01 avril 2020 à 14:16:54

Le 01 avril 2020 à 14:11:08 Vesterouge19 a écrit :
https://www.challenges.fr/education/coronavirus-les-ecoles-de-commerce-percutees-par-la-demondialisation_704603.amp

Quelqu'un y a accès ?

<spoil><spoil>C’est leur marque de fabrique, la clé de leur succès. L’ouverture sur le monde et l’internationalisation des programmes sont au cœur de la stratégie des business schools françaises. Cela vaut à une vingtaine d’entre elles, comme HEC, l’Essec et l’ESCP, d’être régulièrement classées parmi les meilleures pour l’enseignement du management. Depuis la mi-mars, ce puissant moteur est l’arrêt. En quelques jours, la crise du coronavirus les a obligées à rapatrier leurs étudiants et à faire repartir les étrangers.

"Dès le début de la crise, 500 de nos étudiants sont rentrés de Chine, raconte Alice Guilhon, la directrice de Skema, même si une centaine d’autres a préféré rester sur place tout en étant confinés." Même reflux pour l’Edhec qui dispose notamment d’un accord avec les prestigieuses universités de Tsinghua à Pékin et de Berkeley en Californie. Depuis le 25 mars, ses 10.000 élèves suivent les cours en ligne comme dans la majorité des établissements de l’enseignement supérieur.

Lire aussi

Le classement 2020 des écoles de commerceUn modèle fondé sur l'ouverture internationale

Le business model des écoles de commerce est percuté de plein fouet alors que la pandémie se propage. Chaque année, elles envoient quelque 30.000 étudiants à l’étranger lors d’échanges académiques. Elles en reçoivent encore plus de l’étranger grâce à leurs bachelors en anglais et leurs masters of science ultra-rentables, calqués sur le programme Grande école. "Cela va remettre en cause notre vision et notre politique internationale, reconnaît Jean-François Fiorina, directeur de Grenoble Ecole de Management.

C’est aussi une copie blanche pour réécrire ce que doit être un manager dans le monde d’après." Effectivement, comment ne pas être impacté quand la moitié de l’humanité est confinée et que les nationalismes sont de retour ? "Nous travaillons sur l’hypothèse d’une baisse de 25 % des recrutements cette année, soit environ un millier d’élèves, indique Alice Guilhon. Mais je pense que ce sera moins." Selon elle, le trou d’air devrait plus probablement coûter 10 à 15 millions d’euros sur un budget annuel de 103 millions.

Des campus aux quatre coins du monde

En une décennie, cette école s’est hissée parmi les meilleures écoles de commerce françaises et talonne désormais le top 6 national. Dans le palmarès des meilleures écoles de commerce de Challenges, publié en décembre, elle devance même HEC sur les critères internationaux avec quatre campus à l’étranger, dont la Chine, les Etats-Unis et le Brésil, en plus de Lille, Sophia Antipolis et Paris. Le dernier ayant ouvert en janvier à Cape Town, en Afrique du Sud. Les élèves des classes prépas plébiscitent cette globalisation. Cette année, Skema est ainsi devenue l’école de commerce comptant le plus d’inscrits au concours d’entrée avec 7.854 candidats issus des prépas.

Comme à Skema, c’est une transformation spectaculaire qu’ont menée les directeurs d’école ces dernières années. Pour obtenir de précieuses accréditations internationales, telles Equis et AACSB, tous ont multiplié les doubles diplômes avec des universités étrangères, internationalisé leur corps professoral, et rendu obligatoires les stages professionnels hors de France. L’année de césure permettant, elle, de s’immerger dans un pays et une culture pour mieux en apprendre la langue. Mais le coronavirus a stoppé le mouvement. La date des écrits du concours n’est pas connue et les oraux ont été annulés. L’onde de choc est considérable. Désormais l’apprentissage du monde se fait derrière son ordinateur. Et cela ne s’improvise pas. "Nous avons formé en quelques jours 250 professeurs, raconte Emmanuel Métais, le directeur de l’Edhec. Car il ne s’agit pas de réciter sa leçon pendant deux heures devant la caméra. Il faut séquencer le cours avec des prises de parole et du travail individuel."

Penser l'ère post-globale

Mais les cours à distance ne remplaceront jamais l’expérience d’un séjour à l’étranger. Alors en attendant que la ronde autour de la terre reprenne, chacun pare au plus urgent. Skema a l’intention de reporter certaines des 70 embauches programmées. Paris School of Business compte sur la dizaine de campus dans le monde de son actionnaire, Galileo Education, pour développer ses cours sur place. "Mais les écoles françaises ne sont pas très fortes pour recruter localement"

, reconnaît son directeur Armand Derhy.

"Nous sommes préparés à l’ère post-globale, affirme de son côté Emmanuel Métais. Nous n’avons pas de site de production du savoir à l’étranger, donc nous ne sommes pas exposés à la déglobalisation."

Reste que la force du modèle des écoles de commerce est aussi de favoriser l’insertion des diplômés à l’étranger, souvent à des salaires bien supérieurs qu’en France. Ainsi, selon l’enquête Insertion 2019 de la Conférences des Grandes Ecoles, près d’un quart des jeunes managers commencent leur vie professionnelle hors de France. Et les deux pays les plus prisés sont le Royaume-Uni et la Chine. Il n’est pas sûr que cette tendance se confirme.</spoil></spoil>

"Skema devance même HEC sur des critères internationaux"

Message édité le 01 avril 2020 à 14:21:27 par BigOther
IsaacDavidCohen
IsaacDavidCohen
Niveau 7
01 avril 2020 à 14:17:24

Et puis il n'y avait pas cet anti-intellectualisme :hap:

Il y a 100 ans, tu étais fier de t'appeler Peguy et d'être à Normale après avoir passé ton enfance aux champs.

De nos jours, tu dois avoir honte de n'être pas routier et de faire un "bullshit job" :hap:

C'est marrant ça. Les administrateurs occupaient les mêmes bullshit jobs qu'aujourd'hui mais c'était vu comme une émancipation par rapport au travail au champ. :hap:
Puis on a décidé de répartir les richesses et on y est arrivé : tout le monde a un bullshit jobs.
Et maintenant la société française désire le retour des inégalités salariales fondées sur la productivité. :noel:

IsaacDavidCohen
IsaacDavidCohen
Niveau 7
01 avril 2020 à 14:21:11

Ayaaa 500 étudiants chinois à Skemarnaque. :ouch:

Vesterouge19
Vesterouge19
Niveau 9
01 avril 2020 à 14:26:02

On est d'accord que les chinois et les indiens ne vont pas venir étudier en France l'année prochaine ?

KheyDeChaussee
KheyDeChaussee
Niveau 10
01 avril 2020 à 14:31:26

Le 01 avril 2020 à 14:16:54 BigOther a écrit :

Le 01 avril 2020 à 14:11:08 Vesterouge19 a écrit :
https://www.challenges.fr/education/coronavirus-les-ecoles-de-commerce-percutees-par-la-demondialisation_704603.amp

Quelqu'un y a accès ?

<spoil><spoil>C’est leur marque de fabrique, la clé de leur succès. L’ouverture sur le monde et l’internationalisation des programmes sont au cœur de la stratégie des business schools françaises. Cela vaut à une vingtaine d’entre elles, comme HEC, l’Essec et l’ESCP, d’être régulièrement classées parmi les meilleures pour l’enseignement du management. Depuis la mi-mars, ce puissant moteur est l’arrêt. En quelques jours, la crise du coronavirus les a obligées à rapatrier leurs étudiants et à faire repartir les étrangers.

"Dès le début de la crise, 500 de nos étudiants sont rentrés de Chine, raconte Alice Guilhon, la directrice de Skema, même si une centaine d’autres a préféré rester sur place tout en étant confinés." Même reflux pour l’Edhec qui dispose notamment d’un accord avec les prestigieuses universités de Tsinghua à Pékin et de Berkeley en Californie. Depuis le 25 mars, ses 10.000 élèves suivent les cours en ligne comme dans la majorité des établissements de l’enseignement supérieur.

Lire aussi

Le classement 2020 des écoles de commerceUn modèle fondé sur l'ouverture internationale

Le business model des écoles de commerce est percuté de plein fouet alors que la pandémie se propage. Chaque année, elles envoient quelque 30.000 étudiants à l’étranger lors d’échanges académiques. Elles en reçoivent encore plus de l’étranger grâce à leurs bachelors en anglais et leurs masters of science ultra-rentables, calqués sur le programme Grande école. "Cela va remettre en cause notre vision et notre politique internationale, reconnaît Jean-François Fiorina, directeur de Grenoble Ecole de Management.

C’est aussi une copie blanche pour réécrire ce que doit être un manager dans le monde d’après." Effectivement, comment ne pas être impacté quand la moitié de l’humanité est confinée et que les nationalismes sont de retour ? "Nous travaillons sur l’hypothèse d’une baisse de 25 % des recrutements cette année, soit environ un millier d’élèves, indique Alice Guilhon. Mais je pense que ce sera moins." Selon elle, le trou d’air devrait plus probablement coûter 10 à 15 millions d’euros sur un budget annuel de 103 millions.

Des campus aux quatre coins du monde

En une décennie, cette école s’est hissée parmi les meilleures écoles de commerce françaises et talonne désormais le top 6 national. Dans le palmarès des meilleures écoles de commerce de Challenges, publié en décembre, elle devance même HEC sur les critères internationaux avec quatre campus à l’étranger, dont la Chine, les Etats-Unis et le Brésil, en plus de Lille, Sophia Antipolis et Paris. Le dernier ayant ouvert en janvier à Cape Town, en Afrique du Sud. Les élèves des classes prépas plébiscitent cette globalisation. Cette année, Skema est ainsi devenue l’école de commerce comptant le plus d’inscrits au concours d’entrée avec 7.854 candidats issus des prépas.

Comme à Skema, c’est une transformation spectaculaire qu’ont menée les directeurs d’école ces dernières années. Pour obtenir de précieuses accréditations internationales, telles Equis et AACSB, tous ont multiplié les doubles diplômes avec des universités étrangères, internationalisé leur corps professoral, et rendu obligatoires les stages professionnels hors de France. L’année de césure permettant, elle, de s’immerger dans un pays et une culture pour mieux en apprendre la langue. Mais le coronavirus a stoppé le mouvement. La date des écrits du concours n’est pas connue et les oraux ont été annulés. L’onde de choc est considérable. Désormais l’apprentissage du monde se fait derrière son ordinateur. Et cela ne s’improvise pas. "Nous avons formé en quelques jours 250 professeurs, raconte Emmanuel Métais, le directeur de l’Edhec. Car il ne s’agit pas de réciter sa leçon pendant deux heures devant la caméra. Il faut séquencer le cours avec des prises de parole et du travail individuel."

Penser l'ère post-globale

Mais les cours à distance ne remplaceront jamais l’expérience d’un séjour à l’étranger. Alors en attendant que la ronde autour de la terre reprenne, chacun pare au plus urgent. Skema a l’intention de reporter certaines des 70 embauches programmées. Paris School of Business compte sur la dizaine de campus dans le monde de son actionnaire, Galileo Education, pour développer ses cours sur place. "Mais les écoles françaises ne sont pas très fortes pour recruter localement"

, reconnaît son directeur Armand Derhy.

"Nous sommes préparés à l’ère post-globale, affirme de son côté Emmanuel Métais. Nous n’avons pas de site de production du savoir à l’étranger, donc nous ne sommes pas exposés à la déglobalisation."

Reste que la force du modèle des écoles de commerce est aussi de favoriser l’insertion des diplômés à l’étranger, souvent à des salaires bien supérieurs qu’en France. Ainsi, selon l’enquête Insertion 2019 de la Conférences des Grandes Ecoles, près d’un quart des jeunes managers commencent leur vie professionnelle hors de France. Et les deux pays les plus prisés sont le Royaume-Uni et la Chine. Il n’est pas sûr que cette tendance se confirme.</spoil></spoil>

"Skema devance même HEC sur des critères internationaux"

Skema qui a encore lâché un petit billet :rire:

LeBienfaiteur75
LeBienfaiteur75
Niveau 7
01 avril 2020 à 14:51:06

Fuck passerelle prennent sur dossier go tenter l'an prochain. Entre AST 1 et AST 2, y'a une grosse différence dans la concurrence ou pas

DeathRowRecord
DeathRowRecord
Niveau 9
01 avril 2020 à 15:05:32

Le 01 avril 2020 à 14:51:06 LeBienfaiteur75 a écrit :
Fuck passerelle prennent sur dossier go tenter l'an prochain. Entre AST 1 et AST 2, y'a une grosse différence dans la concurrence ou pas

Tu veux absolument Grenoble ? Sinon AST 2 ouai y a plus de concurrence

WebcamPower
WebcamPower
Niveau 49
01 avril 2020 à 16:08:36

Le 01 avril 2020 à 15:05:32 Deathrowrecord a écrit :

Le 01 avril 2020 à 14:51:06 LeBienfaiteur75 a écrit :
Fuck passerelle prennent sur dossier go tenter l'an prochain. Entre AST 1 et AST 2, y'a une grosse différence dans la concurrence ou pas

Tu veux absolument Grenoble ? Sinon AST 2 ouai y a plus de concurrence

après AST2 y a peut être plus de concurrence mais y a 1 an de frais de scolarité en moins, et ça, ça fait plaiz

NakagamiKenji
NakagamiKenji
Niveau 10
01 avril 2020 à 16:22:23

Le 01 avril 2020 à 14:16:54 BigOther a écrit :

Le 01 avril 2020 à 14:11:08 Vesterouge19 a écrit :
https://www.challenges.fr/education/coronavirus-les-ecoles-de-commerce-percutees-par-la-demondialisation_704603.amp

Quelqu'un y a accès ?

<spoil><spoil>C’est leur marque de fabrique, la clé de leur succès. L’ouverture sur le monde et l’internationalisation des programmes sont au cœur de la stratégie des business schools françaises. Cela vaut à une vingtaine d’entre elles, comme HEC, l’Essec et l’ESCP, d’être régulièrement classées parmi les meilleures pour l’enseignement du management. Depuis la mi-mars, ce puissant moteur est l’arrêt. En quelques jours, la crise du coronavirus les a obligées à rapatrier leurs étudiants et à faire repartir les étrangers.

"Dès le début de la crise, 500 de nos étudiants sont rentrés de Chine, raconte Alice Guilhon, la directrice de Skema, même si une centaine d’autres a préféré rester sur place tout en étant confinés." Même reflux pour l’Edhec qui dispose notamment d’un accord avec les prestigieuses universités de Tsinghua à Pékin et de Berkeley en Californie. Depuis le 25 mars, ses 10.000 élèves suivent les cours en ligne comme dans la majorité des établissements de l’enseignement supérieur.

Lire aussi

Le classement 2020 des écoles de commerceUn modèle fondé sur l'ouverture internationale

Le business model des écoles de commerce est percuté de plein fouet alors que la pandémie se propage. Chaque année, elles envoient quelque 30.000 étudiants à l’étranger lors d’échanges académiques. Elles en reçoivent encore plus de l’étranger grâce à leurs bachelors en anglais et leurs masters of science ultra-rentables, calqués sur le programme Grande école. "Cela va remettre en cause notre vision et notre politique internationale, reconnaît Jean-François Fiorina, directeur de Grenoble Ecole de Management.

C’est aussi une copie blanche pour réécrire ce que doit être un manager dans le monde d’après." Effectivement, comment ne pas être impacté quand la moitié de l’humanité est confinée et que les nationalismes sont de retour ? "Nous travaillons sur l’hypothèse d’une baisse de 25 % des recrutements cette année, soit environ un millier d’élèves, indique Alice Guilhon. Mais je pense que ce sera moins." Selon elle, le trou d’air devrait plus probablement coûter 10 à 15 millions d’euros sur un budget annuel de 103 millions.

Des campus aux quatre coins du monde

En une décennie, cette école s’est hissée parmi les meilleures écoles de commerce françaises et talonne désormais le top 6 national. Dans le palmarès des meilleures écoles de commerce de Challenges, publié en décembre, elle devance même HEC sur les critères internationaux avec quatre campus à l’étranger, dont la Chine, les Etats-Unis et le Brésil, en plus de Lille, Sophia Antipolis et Paris. Le dernier ayant ouvert en janvier à Cape Town, en Afrique du Sud. Les élèves des classes prépas plébiscitent cette globalisation. Cette année, Skema est ainsi devenue l’école de commerce comptant le plus d’inscrits au concours d’entrée avec 7.854 candidats issus des prépas.

Comme à Skema, c’est une transformation spectaculaire qu’ont menée les directeurs d’école ces dernières années. Pour obtenir de précieuses accréditations internationales, telles Equis et AACSB, tous ont multiplié les doubles diplômes avec des universités étrangères, internationalisé leur corps professoral, et rendu obligatoires les stages professionnels hors de France. L’année de césure permettant, elle, de s’immerger dans un pays et une culture pour mieux en apprendre la langue. Mais le coronavirus a stoppé le mouvement. La date des écrits du concours n’est pas connue et les oraux ont été annulés. L’onde de choc est considérable. Désormais l’apprentissage du monde se fait derrière son ordinateur. Et cela ne s’improvise pas. "Nous avons formé en quelques jours 250 professeurs, raconte Emmanuel Métais, le directeur de l’Edhec. Car il ne s’agit pas de réciter sa leçon pendant deux heures devant la caméra. Il faut séquencer le cours avec des prises de parole et du travail individuel."

Penser l'ère post-globale

Mais les cours à distance ne remplaceront jamais l’expérience d’un séjour à l’étranger. Alors en attendant que la ronde autour de la terre reprenne, chacun pare au plus urgent. Skema a l’intention de reporter certaines des 70 embauches programmées. Paris School of Business compte sur la dizaine de campus dans le monde de son actionnaire, Galileo Education, pour développer ses cours sur place. "Mais les écoles françaises ne sont pas très fortes pour recruter localement"

, reconnaît son directeur Armand Derhy.

"Nous sommes préparés à l’ère post-globale, affirme de son côté Emmanuel Métais. Nous n’avons pas de site de production du savoir à l’étranger, donc nous ne sommes pas exposés à la déglobalisation."

Reste que la force du modèle des écoles de commerce est aussi de favoriser l’insertion des diplômés à l’étranger, souvent à des salaires bien supérieurs qu’en France. Ainsi, selon l’enquête Insertion 2019 de la Conférences des Grandes Ecoles, près d’un quart des jeunes managers commencent leur vie professionnelle hors de France. Et les deux pays les plus prisés sont le Royaume-Uni et la Chine. Il n’est pas sûr que cette tendance se confirme.</spoil></spoil>

"Skema devance même HEC sur des critères internationaux"

C'est temporaire. La mondialisation de l'enseignement supérieur existe depuis l'antiquité et ce dans toutes les civilisations. Les moines japonais sont partis en Chine et en Corée y apprendre le boudhisme et l'ont ramené sur l'archipel. Cicéron a appris l'éloquence en Grèce. C'est la base de la civilisation.

J'ai jamais été antimondialisation et certainement pas quant aux idées, et l'Histoire me donnera raison :oui:

LeBienfaiteur75
LeBienfaiteur75
Niveau 7
01 avril 2020 à 18:32:39

Le 01 avril 2020 à 15:05:32 Deathrowrecord a écrit :

Le 01 avril 2020 à 14:51:06 LeBienfaiteur75 a écrit :
Fuck passerelle prennent sur dossier go tenter l'an prochain. Entre AST 1 et AST 2, y'a une grosse différence dans la concurrence ou pas

Tu veux absolument Grenoble ? Sinon AST 2 ouai y a plus de concurrence

Oui de fou mais bon la va falloir se préparer beaucoup plus ca fait chier et je serais en concurrence avec les connards en prépa ATS et ca ca fait chier

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 01 avril 2020 à 18:40:58

Je viens de lire un article sur un truc auquel j'avais pas pensé.
Comment ils vont faire pour les sociétés sous LBO vu que pour toucher les aides de l'Etat il faut ne pas verser de dividendes et que justement toute la structure fiscale est créée pour faire remonter les dividendes afin de rembourser la dette ? :(

KheyDeChaussee
KheyDeChaussee
Niveau 10
01 avril 2020 à 18:52:26

Le 01 avril 2020 à 18:40:58 XouUlm a écrit :
Je viens de lire un article sur un truc auquel j'avais pas pensé.
Comment ils vont faire pour les sociétés sous LBO vu que pour toucher les aides de l'Etat il faut ne pas verser de dividendes et que justement toute la structure fiscale est créée pour faire remonter les dividendes afin de rembourser la dette ? :(

Les dividendes sont interdits dans le cadre des PGE en vision consolidée seulement, pas en vision sociale. Donc la holding peut toujours remonter les dividendes et payer ses dettes.

-Nixik-
-Nixik-
Niveau 9
01 avril 2020 à 20:04:18

Le 01 avril 2020 à 18:52:26 KheyDeChaussee a écrit :

Le 01 avril 2020 à 18:40:58 XouUlm a écrit :
Je viens de lire un article sur un truc auquel j'avais pas pensé.
Comment ils vont faire pour les sociétés sous LBO vu que pour toucher les aides de l'Etat il faut ne pas verser de dividendes et que justement toute la structure fiscale est créée pour faire remonter les dividendes afin de rembourser la dette ? :(

Les dividendes sont interdits dans le cadre des PGE en vision consolidée seulement, pas en vision sociale. Donc la holding peut toujours remonter les dividendes et payer ses dettes.

En effet, et même, ce sont souvent des PME/ETI qui sont sous LBO et qui sont donc concernées par cet article : https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/interdiction-des-dividendes-bercy-va-exonerer-les-pme-1190853

Message édité le 01 avril 2020 à 20:05:20 par -Nixik-
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 01 avril 2020 à 20:35:24

Le 01 avril 2020 à 18:52:26 KheyDeChaussee a écrit :

Le 01 avril 2020 à 18:40:58 XouUlm a écrit :
Je viens de lire un article sur un truc auquel j'avais pas pensé.
Comment ils vont faire pour les sociétés sous LBO vu que pour toucher les aides de l'Etat il faut ne pas verser de dividendes et que justement toute la structure fiscale est créée pour faire remonter les dividendes afin de rembourser la dette ? :(

Les dividendes sont interdits dans le cadre des PGE en vision consolidée seulement, pas en vision sociale. Donc la holding peut toujours remonter les dividendes et payer ses dettes.

Ah ok merci de l'éclairage :ok:

Sujet fermé pour la raison suivante : Ce sujet est archivé et se poursuit sur le nouveau sujet : https://www.jeuxvideo.com/forums/42-51-63572721-1-0-1-0-topic-officiel-des-esc.htm
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