Salut à tous ! J'ai écrit un petit texte et j'adorerais voir des dessins/peintures voir même une adaptation en roman graphique si le thème vous paraît assez intéressant !! Le texte est assez vague pour vous laisser dessiner ce que vous voulez (pas de lieu, pas de temps, très peu de descriptions) J'utiliserais l'image la plus intéressante en couverture wattpad. (Je ne pense pas gagner de l'argent, mais si j'en gagne d'une manière ou d'une autre avec ce texte, l'auteur de l'illustration aura 50%, je suis pas radin
)
assez de blabla, voila mon texte !
Pourquoi est-ce que ça n’arrive qu’à moi se demandait-il avec un pincement au cœur, il roulait à s’en blesser les bras, le sang commençait à couler de ses doigts, mais l’adrénaline l’empêchait de ressentir quoi que ce soit. Il n’était pas très musclé mais en situation de vie ou de mort n’importe qui aurait pu fournir un effort de cette envergure.
Il était poursuivi.
Il était bien décidé à survivre malgré son handicap. Il ne ressentait pas de fatigue pour l’instant pourtant, chaque seconde ses deux bras se tendaient, attrapaient la roue et tiraient de toutes leurs forces. Il n’allait pas survivre longtemps et il le savait, des larmes commencèrent alors à couler sur son visage apeuré. C’était un mécanisme de défense essentiel à la survie de ce garçon aux jambes faibles. On le laissait tranquille quand il pleurait généralement. Il était capable de marcher sans fauteuil roulant, mais très lentement et pas longtemps. Ses jambes finissaient par lâcher au bout de quelques secondes.
Ses mains étaient en sang à présent. Il n’avait aucune putain d’idée de ce qui le poursuivait. Alors pourquoi ne le laissait on pas partir ? Il n’était pas témoin de quoi que ce soit, il cria de toutes ses forces : « Je n’ai rien vu je vous le jure ! » avant de retourner la tête pour tenter d’apercevoir ce qui le poursuivait. Il ne vit rien. Ce satané fauteuil l’empêchait de voir ce qu’il y avait derrière lui.
Il ne tremblait pas. Il était courageux de nature, mais il ne savait pas ce qui le poursuivait et ce qui arriverait lorsqu’on l’attraperait. Ça l’angoissait profondément.
Une haine le prit et il commença à crier de toute ses forces alors que ses bras commençaient à fatiguer. Il savait qu’il ne pourrait plus résister longtemps. Les larmes coulaient le long de son visage sans arrêt. Il était conscient du fait qu’il allait peut-être mourir avant les dix prochaines minutes. Il lança un regard sur ses bras, le premier regard depuis plus de cinq minutes. Ses mains s’étaient lentement transformés en bouillie rouge. Il pouvait voir le sang qui traînait sur le sol.
Il ne pouvait plus lui échapper, le sang le trahissait et montrait son emplacement.
Il pouvait voir la chair qui formait l’intérieur de sa main. La peur le prit, cette vision. Soudainement Les larmes s’arrêtèrent de couler. Son visage se creusa pour laisser place à l’expression sauvage, primitive qu’est la peur. On pouvait la voir se dessiner sur son visage. Une peur de survivant. Il y avait une pente à une dizaine de mètres en face de lui, et il savait qu’il était trop fatigué pour réussir à franchir cet obstacle. Ses mains en sang abandonnèrent donc et se laissèrent tomber sur ses genoux. Il accepta sa mort alors que son élan le fit avancer ses quelques derniers mètres.
Une main glacée caressa sa joue. Une main qui devait avoisiner les zéro degrés. La main se colla à son visage mouillé par la transpiration comme une langue qui touche un poteau gelé. Prit d’horreur il recommença à rouler de toutes ses forces et une douleur intense apparut. Cette fois la douleur ne venait pas de ses mains.
La partie de son visage touchée par la main s’était arrachée. Son visage était à moitié couvert de sang à présent. La fatigue le tuait et pourtant il continuait à rouler. A travers cette pente qui paraissait infiniment longue. L’adrénaline l’avait repris. Il était soulagé en quelque sorte de ne pas pouvoir ressentir intégralement la douleur qu’une partie de son visage arrachée lui faisait ressentir.
Il pleura de nouveau. Mais cette fois, il pleurait de reconnaissance. Il avait échappé à la mort. Il devait s’enfuir pour pouvoir avertir le monde de ce monstre. Pour éviter que d’autres vivent cet enfer. Il était miraculeusement arrivé au bout de la pente, et il avait de nouveau espoir en sa survie. Un de ses doigts était totalement haché et il avait du sang jusqu’au coude mais il était globalement fier. Fier d’avoir pu échapper à cette créature en vie. C’était une descente à présent. Il pouvait se reposer quelques secondes. Il toucha son visage avec sa main. Rouge. Rien d’étonnant, il ne savait même pas si le sang venait de son visage ou de sa main. Sa vision devenait floue à présent. Il avait perdu trop de sang.
La descente était finie. Il allait devoir se remettre à rouler à la force de ses bras.
Il devait trouver un moyen de s’échapper. Est-ce qu’il avait affaire à un humain ? Il n’entendait pourtant aucun bruit de pas. On aurait cru que celui qui le poursuivait glissait sans faire de bruit. Où pire encore, volait. Cette possibilité le fit trembler.
L’effet de l’adrénaline commençait à s’estomper et il ressentait de nouveau la fatigue et la douleur. Il s’était préparé psychologiquement à la douleur qui allait l’assaillir au visage. Elle commençait à apparaître comme prévu. Mais avait complétement oublié la douleur aux mains. Chaque fois qu’il touchait la roue en mouvement, ses mains en sang le faisaient souffrir. Pour mieux se concentrer il avait fermé les yeux. Il ne faisait qu’un avec la douleur. Il savait que même s’il avait les yeux ouverts il ne verrait que le sang et la mort.
Il ne savait pas ce qu’il l’attendait.
Il avait continué à fuir ainsi sur plus de deux cents mètres les yeux fermés. Souffrant chaque seconde et pleurant de douleur. Avec une seule volonté : survivre. Il n’était plus qu’une bête sauvage obéissant à son instinct. Et il aurait pu continuer ainsi si ce n’était pas arrivé :
Il s’était cogné contre quelque chose, le fauteuil roulant s’était arrêté brusquement et l’avait envoyé voler. Il s’écrasa un peu plus haut sur les marches de l’escalier contre lequel il s’était cogné. Il s’était fracturé le crâne mais n’avait pas crié. Il était silencieux. Il ouvrit les yeux et comprit sa situation.
Il décida de ne pas abandonner. Il poussait le sol de ses jambes faibles et rampait à l’aide de ses mains pour atteindre la lumière du sommet. Il rampait de toutes ses forces. Persuadé que s’il arrivait en haut, il survivrait. La chose s’attaquait à ses jambes. Ses jambes gelaient mais heureusement il ressentait à peine ses jambes. Il avançait lentement mais sûrement. Au diable ses pieds pensa-t-il, elles l’empêchaient de monter de toute façon. Il se vit à la troisième personne en train de ramper le corps couvert de sang, le crâne déformé. Ses jambes étaient entièrement gelées et se brisaient à chaque choc contre les escaliers maintenant. Il était de plus en plus proche de son objectif, mais on s’attaquait à la partie supérieure de son corps à présent. Son ventre gelait, et il criait de douleur. Il ne restait plus que quelques marches. Il avait du mal à respirer.
Les parties inférieures de son corps s’étaient cassées et étaient tombées tout en bas de l’escalier sans qu’il le sache. Il se sentait légèrement plus léger. Il ne restait plus que deux marches qu’il franchit alors que la glace atteignait sa poitrine. Il tendit sa main vers la lumière de plus en plus intense en criant de douleur et de désespoir.
Rien ne se passa. Il toucha la lumière mais absolument rien ne se passa. Sa tête se transformait en glace à présent. Il vécut alors les 30 pires secondes que quelqu’un puisse vivre. Une existence dénuée d’espoir. Il n’avait aucun moyen de s’en sortir et il le savait. Son visage gela avec une expression de terreur. Immortalisant l’horreur de l’instant, une statuette cauchemardesque représentant une personne sans jambes essayant d’atteindre une lumière. L’expression épouvantable de son visage démangerait les affres de l’âme de quiconque la regarde.