Le 12 mai 2015 à 08:38:48 Yoshi-Pingu a écrit :
Bon, alors Trekkies n'est pas dans le Dico français donc voilà.
Moi si dans une phrase je marque un mot anglais, c'est un anglisisme et quand tu le fait, tu le fais avec les régles d'origines.
Bref, on dit un Brony des Bronies et ce jusqu'a ce que l'Academie Française me donne textuellement tort.
Bref, J'AI RAISON, Brony est un mot anglais. Tout comme Kawaii est Japonais, je vais pas franciser Kawaii.
Bien sûr que c'est un anglicisme (et apprends à écrire "anglicisme" avant de parler orthographe, merci) et même un néologisme. Et ? Tu crois que des mots comme "hobbys/hobbys", "ladys/ladys" ou "boss/boss" sont moins des anglicismes et ne furent pas également des néologismes ? Quand aucun équivalent s'intégrant mieux à la langue française n'a été trouvé, on peut considérer l'anglicisme acceptable et bien souvent, un néologisme est nécessaire. "Whovien" a été trouvé pour "whovian" mais ça reste léger comme changement et c'est juste une adaptation aux structures linguistiques françaises (d'ailleurs, c'est drôle que tu n'aies utilisé comme contre-exemple que le mot qui t'arrangeait). "Trekkie", c'est la même affaire que "lady" et "hobby" sauf que la forme la plus courante est le pluriel, d'où le singulier en "-ie".
Enfin, n'inverse pas l'ordre dans lequel ça se fait. C'est si un mot devient courant qu'il fait son apparition dans le dictionnaire. L'Académie française peut chercher un mot plus harmonieux et qui fait davantage sens au sein de la langue française (comme courriel, un très bel équivalent d'email) ; mais ce n'est pas pour autant que le mot étranger est interdit, il en devient juste déconseillé à l'utilisation.
Utiliser "brony/bronies" au lieu de "bronys/bronys", c'est faire une faute d'orthographe depuis les rectifications orthographiques de 1990. La loi Toubou de 1994 qui impose l'utilisation du français comme unique langue de la République dans les documents professionnels déconsidère certes l'utilisation de néologismes empruntés à une langue sans tentative d'adaptation au français, mais la structure mise en place par la suite visant à rechercher de nouveaux néologismes plus adaptés n'est pas là pour freiner l'enrichissement de la langue. Si un mot ne trouve pas de bon équivalent en français, il est logique qu'il soit réutilisé en l'état, même si ça casse un peu l'harmonie et l'esthétique de la langue. "In my opinion" a son "À mon avis", "As soon as possible" a son "Dès que possible", mais "brony"… ? "Frèney" ? Trop lolo, un mot pareil ne s'imposera jamais dans le langage courant. Même des traductions plutôt satisfaisantes comme "téléversement" n'y arrivent pas (en dehors de l'administration québécoise), alors "frèney"… Si t'en trouves une meilleure, n'hésite pas à me le dire.
Quoiqu'il en soit, les règles orthographiques françaises déclarent d'emblée fautive l'utilisation de "brony/bronies", que le mot soit entré dans le dictionnaire ou pas (souvent pour laisser la prise de recul nécessaire à ce genre de mots). Les règles sont entre autres faites pour ce genre de situations. Il reste donc "brony/bronys" et "bronie/bronies". "Brony" étant plus courant que "bronies", c'est "brony" qui constitue le singulier et non "bronie". Voilà tout. Y a rien de plus à expliquer. Prochain message de réponse, ça ne dépassera pas cinq lignes : j'en ai marre de te fournir une explication détaillée à chaque fois.
Maintenant, arrête de faire preuve de dissonance cognitive, merci.