On peut se limiter à regarder le comportement en +inf. De là, on a une majoration de la forme |P(x)|<=Cx^n pour x grand. Du coup on est ramené à un monôme * e^(-x^2). Et là il suffit de connaître les comparaisons d'échelle pour dominer par un truc intégrable.
C'est brutal mais c'est pas grave c'est juste l'intégrabilite qui nous intéresse.
Pour le calcul, on peut par linéarité se ramener à des monômes (ce qui peut aussi permettre de se ramener à des monômes dans l'intégrabilité d'ailleurs). Après, on peut faire des IPP.
Sinon, la meilleure méthode (selon moi) reste d'utiliser de la parité pour se ramener à ]-inf,+inf[ et ensuite utiliser la fonction caractéristique de exp(-x^2) qui est calculable assez simplement lorsque tu connais la valeur de Gauss (de toute façon, même sans connaître la valeur, tu as au moins l'expression à une constante près grâce à l'équation différentielle vérifiée par la fonction caractéristique).
Ensuite tu peux soit utiliser le développement en série, soit dériver la fonction caractéristique à plusieurs reprises.
Cette méthode est importante en théorie des probabilités et partout là où on travaille avec des gaussiennes, en particulier en théorie quantique des champs et en mécanique statistique. On peut dire qu'une partie des diagrammes de Feynman consiste à représenter graphiquement des histoires de dérivées de gaussiennes.