(i ; j) ce sont les coordonnées cartésiennes, donc i cases vers la droite, et j cases vers le haut (en partant de (0;0) c'est-à-dire tout en bas à gauche.)
La formule N(i,j) = N(i,j-1) si i = j est logique. En effet, regarde ton dessin. On cherche à compter le nombre de trajectoires possibles pour aller à la case (i ; i), c'est-à-dire à un point de la diagonale. Sauf que nous sommes restreins; on a pas le droit d'aller au dessus de la diagonale, d'aller en diagonale ou de retourner en arrière.
Du coup, si je suis à la case (i ; i), je suis OBLIGE de passer par la case (i ; i-1). Donc compter le nombre de trajectoires pour aller à la case (i ; i) revient exactement à compter le nombre de trajectoires pour aller à la case (i ; i-1).
Un petit dessin pour comprendre la chose:
Sur ce dessin, en bleu, il y a le point (2 ; 2). Je veux compter le nombre de trajectoire pour aller sur ce point (fais pas gaffe aux flèches noires, je les ais piqués sur ton image donc bon
).
L'étape finale, c'est donc mon point (2 ; 2). Où étais-je avant ? Il y a quatre possibilités. Tout d'abord, je peux avoir suivis les deux chemins des flèches roses. Mais ça, c'est interdit, car j'ai pas le droit de passer au dessus de la diagonale. On exclut donc ces deux possibilités. La flèche rouge aussi est interdite; pas le droit de revenir en arrière. Il ne reste alors que la flèche verte.
Donc si j'ai atterris à la case (2 ; 2), je suis FORCEMENT passé par la case (2 ; 1). Donc compter le nombre de trajectoires pour aller à (2 ; 2), c'est compter le nombre de trajectoires pour aller à (2 ; 1).
Dans ton exemple avec n = 4, tu t'es trompé. N(1 ; 1) =/= N(0 ; 1), mais N(1 ; 1) = N(1 ; 0) !
Tu peux en déduire la dernière formule, avec i =/= j, par le même procédé avec un dessin analogue.
Message édité le 19 janvier 2019 à 18:37:51 par Quiquine2