Effectivement si on généralise la notion de PGCD à autre chose que N, et donc si l'on remplace la relation de divisibilité dans la définition du poly par une autre relation d'ordre, l'unicité du PGCD n'est plus assuré (et on a bien des structures algébriques dans lesquelles des éléments peuvent n'avoir aucun PGCD ou, au contraire, plusieurs).
C'est donc que l'unicité n'est pas contenue dans la définition générale du PGCD, par contre elle se déduit de celle donnée sur N d'une spécificité de la relation de divisibilité : son antisymétrie.
Si d1 et d2 sont deux PGCD de deux entiers, alors d'après la définition on a d1 | d2 et d2 | d1, et dans le cas de la relation de divisibilité sur N cela implique (mais tu peux t'amuser à le démontrer en revenant à la définition de la divisibilité sur N) que d1 = d2 et donc que le PGCD est, dans notre cas, unique.
A noter que, en vue de généraliser le PGCD, il faut comprendre que le mot "grand" dans cet acronyme se réfère non pas à la relation d'ordre usuelle sur les nombres réels, mais à celle de divisibilité.
Message édité le 05 août 2018 à 18:30:48 par Jooord