Vu que je connais pas Borel Cantelli :
On montre d'abord que pour toute suite de nombres premiers (pk), la suite est indépendante.
En effet, l'intersection des pkN est par définition ppcm(pk)N, et comme les pk sont tous premiers entre eux, leur ppcm est leur produit, donc P(intersection des pkN) = 1/produit(pk) = produit des P(pk), donc les pkN sont indépendants, et donc leurs complémentaires dans N.
Pour m quelconque, on peut donc considérer tout simplement la suite des nombres premiers à partir du rang m+1 jusqu'au rang n.
D'où avec ce qui précède : P(intersection des complémentaires de (pk pour n>k>m)) = produit des P(complémentaire pkN / n> k>m) = produit (1-P(pkN)) = produit (1-1/pk).
Comme la série des inverses des nombres premiers diverge, de manière équivalente produit 1/1-1/pk diverge, et donc produit(1 - 1/pk) tend vers 0.
Par limite monotone, P(complémentaire pkN / k>m) = 0.
Et par complément à 1 : P(union pkN / k>m) = 1
Or, comme pm > m, l'intervalle entier [1,m] est dans le complémentaire de l'union des pkN, et donc P({m}) = 0 pour tout m>0.
Enfin, on a aussi P({0}) = 0 (car {0} inclus dans pkN donc P({0}) <= P(pkN) = 1/pk qui tend vers 0).
Donc pour tout entier m, P({m}) = 0, donc P(N) = 0, ce qui est absurde.