"Bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont, par conséquent, les intérêts sont en quelques façon distincts de ceux du reste du monde, on doit toutefois penser qu'on ne saurait subsister seul, et qu'on est, en effet, l'une des parties de l'univers, et plus particulièrement encore l'une des parties de cette terre, l'une des parties de cet Etat, de cette société, de cette famille, à laquelle on est joint par sa demeure, par son serment, par sa naissance. Et il faut toujours préférer les intérêts du tout, dont on est partie, à ceux de sa personne en particulier, toutefois avec mesure et discrétion, car on aurait tort de s'exposer à un grand mal, pour procurer seulement un petit bien à ses parents ou à on pays, et si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n'aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver. Mais si on rapportait tout à soi même, on ne craindrait pas de nuire beaucoup aux autres hommes, lorsqu'on croirait en tirer quelque petite commodité, et on n'aurait aucune vraie amitié, ni aucune fidélité, ni généralement aucune verte; au lieu qu'en e considérant comme une partie du public, on prend plaisir à faire du bien à tout le monde, et même on ne craint pas d'exposer sa vie pour le service d'autrui, lorsque l'occasion s'en présente."
DESCARTES Lettre à Elisabeth, 1645.
Je m'y prend au dernier moment, j'ai encore un compte rendu de physique et de SVT à faire donc si quelqu'un pouvait me dépanner... je lui revaudrai ça. :s