Quel est votre plus grand rêve ? Car il est la mesure entière de la vie. Presque tout (90%) ce que nous pensons, faisons, disons, est inconscient. C’est facile à voir chez un jeune humain, bébé, enfant, qui répond dès la naissance, voire dès le 6ème mois de grossesse, aux stimuli immédiats, à ses cinq sens organoleptiques (visuel, olfactif, tactile, gustatif et auditif).
Celui que l’on appelle couramment le sixième sens, l’intuition, est plus à proprement parler l’inconscient, plus développé chez les femmes, car elles le ressentent tout simplement mieux, étant davantage à l’aise avec les mots, idées et ressentis que les hommes, plus avantagés dans l’action, les faits ou les discours.
Les rêves sont des manifestations de l’inconscient sans le contrôle de la raison, traditionnellement opposée à l’intuition, en raison du fonctionnement du cerveau en deux hémisphères, le gauche fonctionnant avec le langage, les symboles, les chiffres et nombres, tout ce qui est dit raisonnable, alors que l’hémisphère droit, dont les neurones et leurs axes sont plus longs, a une pensée moins linéaire, plus visuelle, favorisant les créatifs, artistes et autres génies (non musicaux).
Quand au réveil nous revivons nos rêves, la mémoire les filtre, en leur donnant un sens par rapport à ce que sait notre raison, et une durée, car si l’inconscient ne se situe pas temporellement, la vie dans les pays développés nous apprend très tôt le temps, à travers l’heure et le calendrier ; notons tout de même que plus de la moitié des humains vivent sans temps, comme les Aborigènes, qui en Australie appellent l’époque d’avant la colonisation britannique « le temps du rêve ».
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L’inconscient collectif est l’ensemble des pensées de la majorité des humains ; on peut légitimement considérer que la plupart des humains souhaitons avant tout de l’amour, puis d’avoir la possibilité de suivre nos rêves ou tout simplement faire ce que nous voulons ou jugeons bon, et enfin, pour cela, d’avoir la matière qui le permet, l’argent, l’énergie : une sorte de pyramide de Maslow simplifiée avec à la base l’amour, nécessaire à une vie harmonieuse, puis le pouvoir, et enfin, la plus petite part, l’argent, réduit pour les peuples primitifs ou les animaux à la nourriture.
Le fait que l’argent/la nourriture/la matière soit au-dessus du pouvoir et de l’amour ne doit pas faire oublier qu’il est réduit en surface, le sommet d’une pyramide étant plus petit que sa base : sans pouvoir, l’argent ne vaut rien (vivre paralysé près d’un tas de lingots d’or, sans pouvoir rien en faire ? au moins, on peut manger des billets, même s’ils donnent vite soif), sans amour, pouvoir ne vaut rien (à quoi bon pouvoir tout faire si l’on n’a pas d’amour ? que peut faire seule même la personne la plus puissante de l’Histoire humaine ?).
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Ainsi, si l’on organise, comme le recensement de la population humaine, un recensement des rêves les plus partagés par l’humanité, ceux qui structurent son inconscient collectif depuis son apparition sur Terre, il y a 7 millions d’années (aujourd’hui que nous sommes plus de sept milliards et demi d’êtres humains), les deux qui reviennent le plus souvent tout au long de cette aventure humaine, sont le pouvoir de parcourir les airs (la langue anglaise lui réserve le mot spécifique de flight, quand en français la traduction de vol a un double sens malheureux), de s’envoler à la demande, comme M. Glloq n’ayant pas besoin de prendre l’avion, selon la réponse de l’hôtesse qui lui demande d’épeler son nom.
Pouvoir s’envoler, et la jeunesse éternelle.
Si l’on doit classer les deux plus grands rêves de l’humanité, la fontaine de jouvence est même devant, en tout cas en ce début de troisième millénaire, où dans les pays développés du moins, la longévité est devenue une obsession, particulièrement celle de longue vie en bonne santé, voire jeune. Vivre toute sa vie jeune, l’inverse des dégénérescences, comme ces enfants aux traits de vieillards, tel que Benjamin Button joué par Brad Pitt dans le film éponyme, avec un vieil homme qui rajeunit cependant jusqu’à mourir bébé à quatre-vingt-quatre ans.
S’envoler est depuis le vingt juillet 1969 une banalité, avoir marché sur notre satellite naturel a rendu caduque le vieux rêve d’Icare, dont, comme pour son père Dédale, les ailes fondirent sous l’effet du soleil. La National Aeronautics and Space Administration (NASA) a ce jour-là en effet ouvert la voie en envoyant douze hommes sur la Lune, dont le dernier y grava LC dans le régolithe lunaire, pour les initiales de sa fille, Tracy Cerdan ; elles y sont toujours, la Lune n’ayant pas d’atmosphère ni donc de météo.
Quant au Soleil, l’European Space Agency (l’ESA, dont la France est la première contributrice) a envoyé le 5 octobre 2018 avec l’agence nippone, la Japan Aerospace eXploration Agency (JAXA), deux sondes BepiColombo sur Mercure, pour sept ans, après deux survols de Vénus en 2020 et vingt-et-un; enfin pour le jubilé (les cinquante ans) des premiers pas de l’homme sur la Lune, la JAXA enverra au moins deux autres hommes sur la Lune, pour ne pas qu’un treizième y alunisse seul.
Bien sûr, le grand enjeu reste de poser enfin le pied sur la première planète extra-terrestre, la plus proche de notre Terre étant Mars ; pas avant 2030, malgré les nombreux projets en course : les conditions de vie sur Mars sont pire que sur la Lune, les rayons cosmiques beaucoup plus forts, la poussière rouge bien plus fine, et Mars a elle-même deux satellites aux noms redoutables, Phobos et Déimos.
Une fois sur Mars, l’exploration de notre système solaire se poursuivra, puis, comme les quatre sondes Pionner 10 et 11 lancées en 1972 et surtout, cinq ans plus tard, Voyager 1 et 2, qui l’ont quitté, Voyager 1 étant même l’objet le plus lointain jamais lancé par l’homme, à plus de 21 milliards de kilomètres de la Terre, la navigation interstellaire, entre les étoiles.
Tout cela nous mène déjà au-delà de 2045, avec la fusion nucléaire maîtrisée, dans le Sud-Est de la France, à Cadarache, et donc une ère où l’énergie est, comme sur le Soleil, illimitée, gratuite, augmentant ainsi le pouvoir de l’humanité pour la faire passer à un nouveau stade : de planétaire, la civilisation humaine se répand et devient interstellaire. StarWars prend forme dans le réel.
Et les Terriens ?
Toujours en 2045, la technologie humaine franchit le seuil le plus important depuis sa création, avec les outils préhistoriques : la Singularité, qui correspond au moment où la conscience artificielle (qui en 2023 succède à l’intelligence artificielle) s’affranchit de l’humanité, et mène sa propre destinée, au sens propre, 2045 marque la domination de la machine sur l’homme.
Quels bénéfices pour nous ?
L’immortalité physique.
Jésus a prouvé que même tabassé, torturé, crucifié et tué, lors de sa passion, il a quand même réussi à ressusciter, à revenir sous forme visible, à projeter son corps astral suffisamment densément pour que saint Paul, soldat romain qui tuait les premiers chrétiens, se détourne de sa tâche militaire et propage l’Évangile, ou saint Thomas, qui ne croyant pas à la résurrection du Christ, fut invité à glisser ses mains dans ses blessures, constant de facto le retour de Rabbouni.
Pour Jésus, c’était facile, il l’avait vécu avant sa mort lors de la Transfiguration, le retour sous forme astrale des prophètes Moïse et Élie, sur le mont Tabor. Il a même su comment ressusciter Lazare, en rappelant son âme, pas encore séparée du cordon d’argent qui la relie au corps-esprit.
C’était il y a deux mille ans.
Aujourd’hui, les habitants des pays développés vivent surtout dans la matière et plus trop dans l’astral, ni même le spirituel ou la religion, plutôt réservée aux pays en développement, bouddhistes, chrétiens, hindouistes ou musulmans.
L’immortalité physique doit donc avoir lieu sous forme physique, et c’est précisément ce que propose le plus grand projet de l’histoire humaine, librement consultable sur https://2045.com
Bien que l’anglais ait un mot sur deux similaires au français à l’écrit, la traduction de cette image est :
Avatar A 2015 – 2020 : Une copie robotique d’un corps humain contrôlé à distance par une interface neuronale directe (Brain-Computer Interface).
Avatar B 2022 – 2027 : Un Avatar dans lequel un cerveau humain est transplanté à la fin d’une vie humaine.
Avatar C 2028 – 2037 : Un Avatar avec un cerveau artificiel dans lequel la personnalité est transférée à la fin d’une vie humaine.
Avatar D 2038 – 2045 : Un Avatar sous forme d’hologramme.
Pour ceux qui connaissent la quadrilogie Avatar de James Cameron, l’Avatar de Jake Sullly correspond à la phase A, et est déjà utilisée en médecine, pour ceux qui en ont besoin ou le souhaitent, tout simplement : https://fr.wikipedia.org/wiki/Interface_neuronale_directe
La phase B, plus ambitieuse, est le projet d’immortalité physique proprement dit, et soutenue par les plus grandes fortunes mondiales, et le dalaï-lama Tenzin Gatzio, en caution morale. Il a été créé en février 2011 par Dmitry Itskov, un milliardaire russe né le 2 février 1980 et probablement toujours vivant en 2045, à 65 ans.
Notons à ce sujet que l’être humain le plus vieux officiellement recensé (de source sûre) est une Française, Jeanne Calment, morte à 122 ans.
La longévité humaine est de cent vingt ans, et heureusement, de moins en moins de facteurs la limitent aujourd’hui.
Autre particularité, le musicien allemand Klaus Schulze marque sur les pochettes de ses albums sa date de naissance et de mort, dans les années 2250, ce qui lui donnera autour de trois cents ans ; attendons de voir !
La phase C est plus stable, qui permet, toujours en fin de vie, la transplantation de la personnalité humaine dans un Avatar avec un cerveau artificiel, comme les robots humanoïdes d’Isaac Asimov et leur cerveau positronique.
Asimov a défini les quatre lois de la robotique, et décrit le système solaire sous domination des robots : les femmes y trouvent vite leur avantage, les robots étant inépuisables en amour, comme l’androïde joué par Jude Law dans le film de Kubrick-Spielberg Intelligence Artificielle.
Enfin, en phase D, jusqu’à la Singularité de 2045, les Avatars seront sous forme d’hologramme, permettant probablement d’y transférer la conscience humaine avant même la fin de vie, devant donc véritablement immortel, comme dans un jeu-vidéo.
D’ailleurs, les jeux-vidéo proposent depuis 2010 des casques de réalité virtuelle, donc en plus de trente ans, leur technologie aura évolué au point de proposer des aventures encore plus immersives que la réalité physique en quatre dimensions (l’espace-temps).
Dès les années 2030, à l’ère de la conquête de Mars, on pourra aussi bien s’y propulser en réalité virtuelle ; le bon sens voudrait même, ainsi que les récits spatiaux d’Asimov, que seules des machines aillent sur la planète rouge, évitant ainsi toute contamination et même toute mort accidentelle face à des conditions de vie pour lesquelles les humains ne sommes pas faits.
Mais l’instinct de conquête humain est si fort qu’il surpasse bien trop souvent le bon sens ou même le simple instinct de conservation.
Et après tout, tant que l’on survit jeune et en bonne santé jusqu’en 2045, pourquoi donc s’en faire ?!