Le 02 avril 2017 à 21:15:16 deRoturier a écrit :
Les éditions bilingues ne sont utiles qu'à ceux qui ne maitrisent que les rudiments d'une langue, ce qui, comme le disait fort justement Voltaire, vaut moins que de n'en rien savoir du tout. Un arnaque vaguement juive pour donner à des analphabètes les moyens de passer pour lettrés auprès de plus analphabètes qu'eux. Quand on sait une langue, on va au texte ; quand on l'ignore, on prend une traduction ; quand on ne maitrise pas correctement une langue, on s'améliore. Magique, non ?
Le paroxysme de la beaufitude étant encore la collection Budé, dont les lecteurs, bien que leurs yeux ne s'attardent qu'accidentellement sur la page de droite, croient entrer en contact avec les Anciens. Ils ne trompent qu'eux, évidemment...
Du grec, du grec, il sait du grec.
Et pour la version sans mépris, c'est comment ? Mon gars, si tu veux te toucher sur du Voltaire, fais le dans ton coin - tu ne fera jaser personne, ici.
Les versions bilingues sont très bien pour quelqu'un ayant une maigre connaissance de la langue qu'il souhaite apprendre. Il y découvrira des expressions, des tournures de phrases propres au roman et à la langue, et j'en passe. De plus, il pourra voir ce qu'il peut potentiellement gagner et/ou perdre dans la traduction d'un texte : par la suite, s'il s'en sort, il tentera sûrement de lire d'autres livres de l'auteur en anglais - sans passer par une traduction. Je ne lis des livres anglais quasiment qu'en VO et je suis passé il y a quelques années par des éditions bilingues (Folio, qui sont d'ailleurs sympathiques, notamment pour les ajouts de document et de photos), et j'ai, grâce à ça, appris des termes, des mots anciens et des expressions que l'on ne nous apprenait pas en anglais. Surprise, maintenant je fais mes études à l'étranger, je connais par cœur certains passages de mes vieux bouquins bilingues et ça m'a même aidé à comprendre les choses à faire et à ne pas faire en traduction.
Alors ton mépris, tes paroxysmes de chambre et ta socio de comptoir, tu peux les remballer. Tu dis de la merde et ton post ne sert aucunement le topic, et je pense pas me tromper en te disant qu'ici c'est toi le beauf complexé qui termine sa citation de Voltaire par du Molière.
Pour répondre à l'auteur... sûrement parce que peu de personnes sont intéressées, en réalité. Les livres bilingues sont souvent plus chers et il y a un lectorat pour, c'est généralement pour ça qu'on y croise plus souvent du Faulkner/Borges/Dos Passos que du Sedaris ou du Greene. Ces éditions sont souvent accompagnées de document et d'études, et s'adressent donc peut-être à des étudiants. Peut-être que ça coûterait trop cher l'impression pour le nombre d'intéressés, surtout s'ils peuvent garder les éditions 100% françaises avec, à côté, des éditions bilingues plus chères et ciblées.