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Mes 4 écrivains préférés.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 23 octobre 2015 à 23:17:29

Toute catégories confondues : LaBruyere ; Poe ; Baudelaire ; Nietzsche
Vous remarquerez que ce sont des maîtres du texte court. Ce qui me laisse à penser que la longueur du texte n'amène pas forcément la vastité de l'esprit.

Je vais me mettre à lire des latins aussi: Horace, Salluste, César... C'était pas de la littérature de fiot^"'('

Message édité le 23 octobre 2015 à 23:21:17 par Pseudo supprimé
MonsieurPute
MonsieurPute
Niveau 16
23 octobre 2015 à 23:26:00

Ok chouette

Cosmique67
Cosmique67
Niveau 9
23 octobre 2015 à 23:28:36

Le 23 octobre 2015 à 23:26:00 MonsieurPute a écrit :
Ok chouette

Comme l'animal ?

stoechiometrie
stoechiometrie
Niveau 10
23 octobre 2015 à 23:30:01

Le 23 octobre 2015 à 23:28:36 Cosmique67 a écrit :

Le 23 octobre 2015 à 23:26:00 MonsieurPute a écrit :
Ok chouette

Comme l'animal ?

T'as une faute dans ton pseudo, c'est Comique67 qu'on aurait du t'appeler.

tamtam72160
tamtam72160
Niveau 7
23 octobre 2015 à 23:30:52

J'aime Zola, j'aime Nothomb, etc
Je teste des truc si ca me plait je continu sinon je cherche pas plus loin. Je préfère pas trop me casser la tête avec auteur comme balzac, Owell etc...

Cosmique67
Cosmique67
Niveau 9
23 octobre 2015 à 23:31:56

Le 23 octobre 2015 à 23:30:01 stoechiometrie a écrit :

Le 23 octobre 2015 à 23:28:36 Cosmique67 a écrit :

Le 23 octobre 2015 à 23:26:00 MonsieurPute a écrit :
Ok chouette

Comme l'animal ?

T'as une faute dans ton pseudo, c'est Comique67 qu'on aurait du t'appeler.

à vrai dire, j'avais mit le s sans faire exprès

MonsieurPute
MonsieurPute
Niveau 16
23 octobre 2015 à 23:34:17

Orwell j'aime pas

J'aime Zola aussi

J'aime pas Aldous Huxley

J'aime pas Stephen King

J'aime le Nutella

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 11 novembre 2015 à 23:46:52

Et j'amène pour preuves ces quelques extraits. Si là on n'est pas au sommet de la Littérature, moi je ne sais pas où l'on est !

Malheureux peut-être l’homme, mais heureux l’artiste que le désir déchire !
Je brûle de peindre celle qui m’est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu’elle a disparu !
Elle est belle, et plus que belle ; elle est surprenante. En elle le noir abonde : et tout ce qu’elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintille vaguement le mystère, et son regard illumine comme l’éclair : c’est une explosion dans les ténèbres.
Je la comparerais à un soleil noir, si l’on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière et le bonheur. Mais elle fait plus volontiers penser à la lune, qui sans doute l’a marquée de sa redoutable influence ; non pas la lune blanche des idylles, qui ressemble à une froide mariée, mais la lune sinistre et enivrante, suspendue au fond d’une nuit orageuse et bousculée par les nuées qui courent ; non pas la lune paisible et discrète visitant le sommeil des hommes purs, mais la lune arrachée du ciel, vaincue et révoltée, que les Sorcières thessaliennes contraignent durement à danser sur l’herbe terrifiée !
Dans son petit front habitent la volonté tenace et l’amour de la proie. Cependant, au bas de ce visage inquiétant, où des narines mobiles aspirent l’inconnu et l’impossible, éclate, avec une grâce inexprimable, le rire d’une grande bouche, rouge et blanche, et délicieuse, qui fait rêver au miracle d’une superbe fleur éclose dans un terrain volcanique.
Il y a des femmes qui inspirent l’envie de les vaincre et de jouir d’elles ; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.

Baudelaire-Le Spleen de Paris-Le désir de peindre

Dans le grand silence. — Voici la mer, ici nous pouvons oublier la ville. Il est vrai que les cloches sonnent encore l’Ave Maria — c’est ce bruit funèbre et insensé, mais doux, au carrefour du jour et de la nuit. Attendez un moment encore ! Maintenant tout se tait ! La mer s’étend pâle et brillante, elle ne peut pas parler. Le ciel joue avec des couleurs rouges, jaunes et vertes son éternel et muet jeu du soir, il ne peut pas parler. Les petites falaises et les récifs qui courent dans la mer, comme pour y trouver l’endroit le plus solitaire, tous ils ne peuvent pas parler. Cet énorme mutisme qui nous surprend soudain, comme il est beau, et cruel à dilater l’âme ! — Hélas ! quelle duplicité il y a dans cette muette beauté ! Comme elle saurait bien parler, et mal parler aussi, si elle le voulait ! Sa langue liée et le bonheur souffrant empreint sur son visage, tout cela n’est que malice pour se moquer de ta compassion ! — Qu’il en soit ainsi ! Je n’ai pas honte d’être la risée de pareilles puissances. Mais j’ai pitié de toi, nature, parce qu’il faut que tu te taises, quand même ce ne serait que ta malice qui te lie la langue : oui, j’ai pitié de toi à cause de ta malice ! — Hélas ! voici que le silence grandit encore, et mon cœur se gonfle derechef : il s’effraye d’une nouvelle vérité, lui aussi ne peut pas parler, il se met de concert avec la nature pour narguer, lorsque la bouche veut jeter des paroles au milieu de cette beauté, il jouit lui-même de la douce malice du silence. La parole, la pensée même me deviennent odieuses : est-ce que je n’entends pas, derrière chaque parole, rire et l’erreur, et l’imagination, et l’esprit d’illusion ? Ne faut-il pas que je me moque de ma pitié ? que je me moque de ma moquerie ? — Ô mer ! Ô soir ! Vous êtes des maîtres malicieux ! Vous apprenez à l’homme à cesser d’être homme ! Doit-il s’abandonner à vous ? Doit-il devenir comme vous êtes maintenant, pâle, brillant, muet, immense, se reposant en soi-même ? Élevé au-dessus de lui-même ?

Nietzsche-Aurore §423

L’on voit des gens qui, dans les conversations ou dans le peu de commerce que l’on a avec eux, vous dégoûtent par leurs ridicules expressions, par la nouveauté, et j’ose dire par l’impropriété des termes dont ils se servent, comme par l’alliance de certains mots qui ne se rencontrent ensemble que dans leur bouche, et à qui ils font signifier des choses que leurs premiers inventeurs n’ont jamais eu intention de leur faire dire. Ils ne suivent en parlant ni la raison ni l’usage, mais leur bizarre génie, que l’envie de toujours plaisanter, et peut-être de briller, tourne insensiblement à un jargon qui leur est propre, et qui devient enfin leur idiome naturel ; ils accompagnent un langage si extravagant d’un geste affecté et d’une prononciation qui est contrefaite. Tous sont contents d’eux-mêmes et de l’agrément de leur esprit, et l’on ne peut pas dire qu’ils en soient entièrement dénués ; mais on les plaint de ce peu qu’ils en ont ; et ce qui est pire, on en souffre.

Parler et offenser, pour de certaines gens, est précisément la même chose. Ils sont piquants et amers ; leur style est mêlé de fiel et d’absinthe : la raillerie, l’injure, l’insulte leur découlent des lèvres comme leur salive. Il leur serait utile d’être nés muets ou stupides : ce qu’ils ont de vivacité et d’esprit leur nuit davantage que ne fait à quelques autres leur sottise. Ils ne se contentent pas toujours de répliquer avec aigreur, ils attaquent souvent avec insolence ; ils frappent sur tout ce qui se trouve sous leur langue, sur les présents, sur les absents ; ils heurtent de front et de côté, comme des béliers : demande-t-on à des béliers qu’ils n’aient pas de cornes ? De même n’espère-t-on pas de réformer par cette peinture des naturels si durs, si farouches, si indociles. Ce que l’on peut faire de mieux, d’aussi loin qu’on les découvre, est de les fuir de toute sa force et sans regarder derrière soi.

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