Darla, je l' ai revu du côté de Cambridge: avec ses Louboutin, et sa robe païlletée, elle semblait un peu perdue: elle a marmonné un truc sur sa mère, et les fiottes en costard à raies, et pompes de panda, sans même me répondre...J' ai l' habitude, mais comme je venais de me bouffer un pack de goules hyper vindicatives, j' ai décidé de la suivre un peu (ok, j' ai l' habitude, aussi!): après tout, suivre une géraldine qui ondule comme une porteuse FM, même dans les ruines, glauques, de Cambridge, ça se refuse pas!
Mais bon, au bout d' un moment, j' ai compris que retrouver OÙ elle habitait allait demander un certain temps, et je l' ai, lâchement, laissée s' éloigner, au milieu de ce désastre, claudiquant, sur ses talons trop hauts, et pleurant ses illusions perdues…
Je sais pas pourquoi, mais ça m' a fait penser au poème d' Antoine Pol, "les passantes": du coup, j' ai quitté Fallout 4 pour me faire une OD de blues bien crêve-coeur: "Les passantes", donc, chanté par Brassens, et "Mr Tambourine Man", par Mélanie, "Summertime", par Janis Joplin, Casta Diva, par La Callas...Des fois, ça fait du bien de se faire du mal!
P.S. - Je sais: Bellini faisait pas de blues...