Il y a un mot qui résume ce phénomène : connivence.
La presse a besoin de pouvoir faire des tests des "gros jeux" dès la fin de l'embargo car ce sont ces jeux qui génèrent le plus de clics. Et qui dit "clic", dit "pub", dit "revenus".
Pour pouvoir sortir le test dès la levée de l'embargo... il faut posséder le jeu en avance. Et pour posséder le jeu en avance... il faut que l'éditeur veuille bien le fournir.
Cela amène naturellement à surnoter les jeux à clic des gros éditeurs car si un testeur trouve le jeu moyen/mauvais et le dit, c'est le gros risque d'être blacklisté par l'éditeur et donc perdre l'avantage de recevoir les jeux futurs en avance, générant un manque à gagner non négligeable.
Du coup, l'éditeur choisit d'envoyer ses jeux à sa "presse de confiance". C'est du donnant/donnant entre l'éditeur et la presse, chacun caressant l'autre dans le sens du poil.
En plus de ça, il y a les avantages en nature comme les voyages payés aux journalistes ou les fameux kits de presse/goodies (dont beaucoup de tests omettent de citer les avantages reçus par manque de transparence). C'est pas forcément sous forme de "chèque" qu'on corrompt la presse.
C'est la méthode des gros éditeurs pour gonfler artificiellement le metacritic.
Sachant que metacritic est aussi de connivence en ignorant bizarrement certaines presses.
Bref, il y a un manque d'indépendance clair dans le milieu. Pour des tests indépendants, il faut s'orienter vers des testeurs indés dont les tests sortent généralement plusieurs jours après la sortie (et qui ne se retrouveront jamais sur metacritic) mais au moins, ce sont des avis non biaisés par ce phénomène de connivence.
En tout cas, le score steam ment moins : 77%, ce qui est très faible pour ce type de jeu.
Message édité le 24 mars 2025 à 12:28:07 par Jrasu