Hamilton (9) : Que l'on aime ou pas le gars, le voir battre un record que l'on pensait inaccessible il n'y a même pas 15 ans a quelque chose d'inouï. Même pour un pilote que l'on annonçait déjà comme un tout grand avant même qu'il ne débute sa saison en GP2 en 2006. Une fois n'est pas coutume, battu en vitesse pure par Bottas le samedi, il a patiemment attendu que Bottas se mettre hors-jeu pour cueillir une nouvelle victoire facile, sans jamais vraiment être mis en danger par Verstappen.
Bottas (4) : A montré du caractère en allant chercher la pole, puis en ne se laissant pas faire au premier virage devant Hamilton. Puis il a eu la mauvaise idée de donner du grain à moudre à ses "haters" après avoir galvaudé comme un grand son avantage alors qu'il n'était pas sous pression. On ne te remercie pas pour le peu de suspense au championnat, Valtteri.
Verstappen (8) : Course sans histoire. Sa monoplace n'est pas assez compétitive à la régulière pour concurrencer Lewis, mais elle bien trop forte pour le reste du peloton. Quand Max finit ses courses, c'est toujours sur le podium. Sa régularité force le respect.
Albon (Issou) : Pas besoin de revenir sur sa course, on a eu le droit au meilleur du pire du thaï cet après-midi. Son "they race me so hard" est une faute professionnelle à ce niveau, et on en vient à se dire qu'il devrait s'estimer heureux s'il n'était sanctionné que par une rétrogradation chez Toro Rosso en fin de saison.
Ricciardo (10) : Tout a fonctionné pour le Honey Badger : gestion de course, une stratégie qui réussit grâce à une heureuse Safety Car, et quelques beaux dépassements, dont celui sur le coriace Leclerc en début de course. Un podium mille fois mérité.
Ocon (5) : Tout près de battre Ricciardo en qualifs, il n'a pu contenir les assauts de Norris et Perez en début de course avant de remonter la pente. Lâché par ses freins alors qu'un top 5 semblait réalisable, le bilan comptable commence à devenir très lourd en sa défaveur au classement...
Perez (7) : Des qualifs ratées, compensées par un gros rythme en course et une excellente gestion de ses pneus lors du premier run. Il aurait probablement rattrapé un Ricciardo en pneus usés sans l'intervention (nécéssaire?) de la Safety Car. Sa cote n'a jamais été aussi haute dans le paddock, surtout en comparaison de celle de son successeur.
Hulkenberg (7) : Pas de miracles en qualifs, mais solide de bout en bout le lendemain. Il démontre une capacité de ré-adaptation assez bluffante à ce niveau. Injuste pour Vandoorne? Je dirais plutôt qu'il a plutôt échappé à un cadeau empoisonné...
Sainz (6) : Course anonyme, mais il a eu le bon goût de nous épargner les bourdes dont il a le secret pour sauver le week-end de McLaren. En deçà du rythme de Norris cela dit, ce que je trouve personnellement inquiétant pour un gars de son expérience.
Norris (6) : Pas verni, alors qu'il avait lui aussi une réelle chance de terminer sur le podium en ayant tenu 31 tours avec des softs.
Gasly (8) : Encore une course solide et de gros points ramenés pour Alpha Tauri. Préparez les stickers risitas le jour où Gasly dépassera Albon au classement des pilotes.
Kvyat (2) : Une fois de plus battu par son coéquipier en qualifs, et jamais dans le coup en course jusqu'à ce qu'il se fasse torpedo'ed par Albon. Cerise sur le gâteau, il n'a pas réussi à se défaire de Latifi en fin de course, et ferme la marche. Week-end à oublier.
Leclerc (7) : Il y a quelque chose de pathétique à voir une Ferrari céder à la régulière face à une Alpha Tauri. Pourtant, Leclerc a été un exemple d'abnégation. Sur un tour qualif et avec de l'air propre autour de lui, il est encore capable de démontrer toute l'étendue de son talent. En course, il a vite galéré en pneus tendres au point de faire creuser un écart de 15 secondes entre le trio de tête et le reste du peloton après une dizaine de tours. De belles batailles avec Perez, puis Gasly, dont il ressort à chaque fois perdant. 7ème est très mal payé par rapport aux efforts du bonhomme.
Vettel (1) : Pas besoin de le répéter à chaque week-end de course, Vettel n'est plus que l'ombre de lui-même. En être réduit à des batailles de fond de classement contre Giovinazzi ou Latifi quand tu es quadruple champion du monde, c'est quand même la honte.
Grosjean (7) : A su faire fructifier la seule stratégie qui aurait pu lui permettre de placer sa monoplace dans les points. Est allé chercher les premiers points de sa saison avec les tripes malgré un doigt cassé.
Magnussen (3) : Mauvaise stratégie selon ses dires, mais elle a bon dos. Il n'a jamais été dans le coup ce week-end, jusqu'à se faire victimiser par Vettel en course.
Giovinazzi (7) : En constante progression, matérialisée par une première Q2, et un point mérité après avoir résisté à Vettel, au cours d'un week-end qui l'a vu outrageusement dominer son co-équipier. Ce n'est pas le pilote du siècle, mais ce serait effectivement dommage de se séparer de lui au moment où il commence enfin à trouver ses marques en F1.
Raikkonen (2) : Trop lent, trop d'erreurs pour un pilote de son calibre, et une motivation qui semble clairement en berne.
Russell (4) : Il a réalisé une de ses plus mauvaises qualifs cette saison, devançant seulement son co-équipier, un Hulkenberg à peine sorti du réveil, et Raikkonen. Bon départ pour une fois. Selon ses dires, sa stratégie décalée aurait pu lui valoir de se battre pour les points avec les Haas et les Alfas. Les mauvaises langues diront que s'il ne s'était pas fait harponner, il aurait trouvé un moyen de choke une fois de plus...
Latifi (4) : Pas grand-chose à dire. Il a fait son spin habituel en essais libres, a à peu près essayé de rester au contact du peloton, et a résisté à Kvyat en fin de course. Allez, un petit 4.