Pour alimenter le compte en Suisse, rien de tel que de nommer des ministres à la solde du négociant.
Quand le peuple n'est pas content, il ne faut pas faire d'élections. On va donc revenir en arrière sur une sauvegarde antérieure et, au moment où apparaît l'échéance électorale, cocher la case du bas disant que le moment est mal choisi.
Et hop, plus de problème avec les élections, on a le temps de s'organiser.
La cote de popularité dégringole mais avec un peu de démagogie elle remontera tout doucement, et à la première occasion on choisira le vote limité aux gens friqués. Il y en a si peu qu'il est facile de les corrompre pour qu'ils votent "bien".
C'est un des aspects pervers et immoraux de ce jeu (c'est une vieille anarchiste qui écrit) mais cela aide à avancer, il sera bien temps plus tard de revenir à un peu plus de morale politique.
N'oubliez jamais ce magnifique aphorisme de notre roi Louis XI : la politique consiste à donner ce qu'on n'a pas et à promettre ce qu'on ne peut pas donner.