« Une divinité qui serait sans humanité, quand elle nous atteint, serait celle d’un faux dieu. Toutes ces conceptions erronées de la divinité sont tournées en dérision en Jésus-Christ. Une fois pour toutes, il a été décidé en lui que Dieu n’existe pas sans l’homme. Non pas qu’il ait besoin d’un autre objet, notamment de l’homme, pour être vraiment Dieu, avec son partenaire. “Qu’est-ce que l’homme pourque tu te souviennes de lui et le fils de l’homme pour que tu prennes garde à lui ?” [Ps 8,5 ;Ps 144(143),3 ; Jb 7,17 ; He 2,6.] […] Mais là est le mystère, dans lequel il nous rejoint en Jésus-Christ : dans sa liberté, il ne veut pas être sans l’homme mais avec lui, et dans la même liberté, non pas contre lui mais pour lui, sans mérite de sa part ; il veut être le partenaire de cet homme, le Dieu de sa toute-puissante miséricorde et son Sauveur. […] la vérité de Dieu, pour parler avec Tite 3, 4, ne saurait être que la philanthropie de Dieu, son amitié avec les hommes. » - L'Humanité de Dieu, Karl Barth
