Bah en fait ca s'inscrit très bien dans le processus évolutif. Un être vivant qui se retrouve capable d'esquiver ses prédateurs - ici en imitant le danger - aura plus de chances de se reproduire avant d'être bouffé, et donc aura plus de chances de transmettre ses caractères à ses descendants, qui seront plus nombreux, et ainsi de suite.
Le processus se perfectionne de lui même comme ca : à chaque fois qu'un descendant devient plus performant pour esquiver les prédateurs, il peut avoir plus de descendants que ceux qui sont moins capables d'y arriver. Et les compétences se transmettent, toujours en s'améliorant. Puisque les individus qui ne sont pas porteurs de ces caractères se font d'avantage bouffer.
Un biote ne pouvant pas abriter un nombre infini d'individu, il y a une pression qui finit par s'exercer et seuls ceux qui portent les caractères les plus valides finissent par occuper le biote.
Je ne suis pas du tout spécialiste de l'évolution des céphalopodes, donc je ne peux pas dire quelles sont les mutations qui permettent le mimétisme de ces pieuvres, ni quand ils ont commencé à se manifester (à mon avis c'est très difficile à savoir d'ailleurs, parce que ce genre de comportement ne risque pas de fossiliser... Déjà que les céphalopodes n'ont pas toujours de parties dures susceptibles de fossiliser...).
On peut imaginer un ancêtre absolument nul en dissimulation qui acquière un caractère le rendant capable d'imiter une espèce dangereuse. Les prédateurs le bouffent donc moins, et le caractère peut donc se transmettre...
Et ainsi de suite.
C'est le même genre de scénario que pour les autres espèces qui ont des compétences en dissimulation. Comme les sèches, assez proches parents des pieuvres, qui ont des chromatophores qui leur permettent de changer de couleur pour se planquer (bien mieux que les caméléons d'ailleurs).