Il y a longtemps (2010), j'avais fait une petite nouvelle sur une partie multijoueur de Red Dead Redemption.
Peut-être pas le meilleur style d'écriture mais autant commencer ce topic avec quelque chose d'assez moyen, comme ça le niveau ne pourra qu'augmenter
.
La voici 
Site : J'en ai pas (pour l'instant).
Type d'écrit : Nouvelle
Genre : "Fanfic"
Progression : Texte unique
Mercredi
13h
Je suis un soldat, un sergent pour être exact, un sergent parmi tant d'autres. Je fais partie des déserteurs qui ont refusé d'attaquer la ferme. Aujourd'hui, à Armadillo, je vais payer ce choix.
Déjà les premiers coups de feu retentissent. Je jette ma cigarette et arme mon fusil. Le premier marshall arrive à pied. Grave erreur. J'appuie sur la gâchette, il s'effondre, mort. Trois autres arrivent. Je tue les deux premiers, mais le troisième se réfugie dans la gare. Je prend un bâton de dynamite et le lance à travers la fenêtre. J'entends l'exclamation de terreur du malheureux. Le souffle de l'explosion me jette en arrière, juste à temps pour que je puisse voir le shérif qui s'avançait sournoisement derrière moi. Je dégaine mon revolver Scotfield, et lui tire trois balles dans le ventre. Il s'écroule dans un gargouillement horrible.
Jeudi
8h
Je suis couvert de poussière et d'échardes. Je me suis réfugié au saloon, à l'étage. Cinq shérif sont planqués derrière la porte arrière, que j'ai barricadée. Je n'ai plus de dynamite. Il ne me reste que 16 cartouches de fusil, 18 de pistolet et 16 de revolver, des bouteilles incendiaires et des couteaux à lancer. En bas, j'entends les hommes qui amènent des tonneaux de TNT. S'ils font péter ça, le saloon va s'effondrer. Je compte et recompte avec nervosité mes balles, en attendant l'assaut.
C'est alors que deux policiers montent par l'escalier de service. Surpris, je me prend une balle dans l'épaule. Je tire deux fois avec mon fusil, un homme s'écroule, l'autre bascule tête première et se brise le crâne par terre.
Une explosion retentit alors, et l'étage du saloon s'effondre en dans un fracas assourdissant. Dans la fumée, je distingue deux shérifs. Je leur fait éclater le crâne, du sang éclabousse les bouteilles d'alcool.
Vendredi
midi
C'est la fin. Dans mon pistolet LeMat, il ne me reste que trois balles. J'ai deux couteaux à lancer, et mon propre couteau. Je suis dans la banque. Dehors les hommes s'amassent. Je vois les fédéraux, et même quelques copains de l'armée. Ils regardent la banque d'un oeil triste. La blessure à l'épaule me fait horriblement mal. Des mouches viennent s'y amasser, avant que je ne les chasse d'un revers de main. Je m'essuie le front, et regarde mes galons d'un air désemparé. Les militaires se mettent en joue, le fusil braqué sur la porte, les fenêtres. Les fédéraux avancent en marchant. Je me place à côté de la porte, le pistolet dans une main, les couteaux dans l'autre. J'attends le moment où j'entends leur bottes cirées taper sur le bois du perron. J'ouvre la porte, tire mes trois balles sur un homme, et jette mes deux couteaux dans la tête d'un autre. Je me planque, mais pas assez vite. Une balle me rentre dans le bras. Je hurle. Les fédéraux enjambent les cadavres de leur compagnon. Dans un instant il seront là. Je tire lentement le couteau de ma ceinture, et m'accroupit. Je vois la jambe d'un des hommes en noir. Je la poignarde et sort en hurlant. Six balles viennent se loger dans ma poitrine. Je m'écroule, la respiration est douloureuse. Un fédéral s'approche. Il s'assoit sur mes jambes, sort une cigarette de sa poche et commence à fumer. Puis il jette son mégot, sort lentement son pistolet, et l'arme. Le cliquetis de l'arme chargée est presque un soulagement. Il braque l'arme sur mon visage, toujours sans me regarder. Puis je vois son doigt presser la détente.