♫ Chapitre 12 ♫
Mais...? Où... Où suis-je...? Ah, oui. Je me rappelle, j'étais avec Tory en train de me battre contre les autres. D'ailleurs, elle est où aussi ? Je suis dans le noir complet. Le sol est tellement froid, merde. Pourquoi je ne me souviens plus de ce qu'il s'est passé ?
Effectivement, j'étais complétement perdu. Je ne savais même plus ce qu'il s'était passé. En tout cas, une chose était sûr, je n'étais pas en sécurité, et vraisemblablement Tory non plus. Je devais être dans une sorte de structure métallique, encore une fois. Mes bras ainsi que mes jambes étaient attachés entre-eux.
Je ne ressens aucune source aquatique, merde mais comment je suis arrivé là...? Les amis, aidez-moi...
Bon, on doit absolument retrouvé Dreamy et Tory. Nous devons essayer de rechercher dans les environs, ils ne peuvent pas être loin. Fis-je calmement.
Oui, mais le problème, c'est comment chercher de manière prudente ? Nous ne savons pour où ils sont, ni même si ils vont bien. Ils sont peut-être entre les mains de l'ennemie, et dans ce cas, nous ne devons pas foncer dans un affrontement direct. Ils sont peut être en danger. Répliqua Wolf, manifestement assez perplexe.
Celle-ci recula de quelques pas, avant de prendre quelques secondes pour se concentrer. Elle poussa alors un cri aigu, et se transforma dans un ouragan en un aigle majestueux. Le volatile s'envola dans les ais, et commença à balayer le territoire de manière à apercevoir quelque chose.
Très bonne idée. En attendant, viens Yokoo, on va essayer de régénérer les membres de Cara. Annonça Toad.
Quoi...? Vous pouvez aussi réparer les jambes et les bras de la sorte ? Tout à l'heure vous disiez ne pas pouvoir faire grand-chose. Enchainai-je joyeusement.
Les deux compères se placèrent autours de moi, et me demandèrent de m'allonger. Une légère lueur verdâtre se dégageait de leurs mains, et je sentais immédiatement à quel point leurs soins me faisaient du bien.
Et bien, en théorie, on peut tout soigner. Après, plus les blessures sont conséquentes, plus les soins vont nous coûter de l'énergie et du temps. Mais de toute évidence, maintenant, tu peux aisément te battre.
Tu seras bien plus utile que nous en combat. Enfin bon, essaye quand même de ne pas te casser un bras à chaque fois. Poursuivit le soigneur avant de jubiler.
Soudain, un cri aigu retentit dans les cieux. L'aigle avait trouvé quelque chose, avant de revenir se poser à nos cotés.
J'ai trouvé une ferme, près de Elm. Le symbole est le même que celui de cette base. En traversant le Plane Plat, on pourrait être là-bas en une heure ou deux. Le problème, c'est que la nuit va tomber prochainement, et nous avons des blessés. Commença la femme avant de se faire interrompre.
Des blessés ? Nan, nan. Ils sont en train de me soigner. Tout va bien. Je ne veux pas être un poids, je peux me battre aussi. Je te rappelle que j'ai un alter tout comme vous tous désormais.
Oui, tu as un alter. Et on est tous d'accord pour dire que tu n'es pas un poids. Mais le problème étant que tu n'es pas le seul blessés. Nous avons tous reçus des blessures plus ou moins graves. Et puis, attaquer de nuit... Je ne pense pas que ce soit la meilleur solution. Chuchota Boo en posant une main sur mon épaule.'''
Mais... Ils sont peut-être blessés... Ils ont peut-être besoin de nous. S’inquiéta Alicia en s'asseyant.
Une certaine tension commençait lentement à s’immiscer dans le groupe. Nous n’avions aucune nouvelle des deux autres, ni même des ennemies. Nous ne savions donc pas vraiment quoi faire. Je soufflait un bon coup, essayant de ravaler ma fierté.
Écoutez... Je crois qu'ils ont raison. On devrait attendre l'aube. On partira demain matin, en pleine forme, prêt à en découdre. Et puis, on parle de Dreamy et de Tory. Ils ne se laisseront pas faire, dans tous les cas. Dis-je. Maintenant, nous devrions nous préparer pour la nuit. Retournons dans leur base. En plus, il y a surement encore la prisonnière dans la cage.
Les autres acquiescèrent rapidement. Nous nous rendîmes donc tous dans la structure des ennemies, préparant des vivres et notre endroit pour dormir calmement. Nous organisâmes de même un système de temps de surveillance pour nous protéger durant la nuit. Nous devions malgré tout rester prudent. Finalement, la nuit se déroula sans problèmes. Nous étions reposés, plus ou moins soignés, et grâce aux soins des frérots, j'étais parfaitement sur pieds. Je partis tôt le matin voir la prisonnière, Nim.
Où sont nos amis ? Avec qui ? Pourquoi ? Ils vont bien ? Je veux tout savoir. Chuchotai-je.
Où ? Sûrement dans ma poche. Avec qui ? Ah, je crois qu'ils me restent quelques chewing-gums avec eux. Ils vont bien ? Bah, c'est un peu à l'étroit quand même... Voilà, tu sais tout monseigneur. Répondit la fille.
Ses paroles m’énervèrent passablement. Je sortis immédiatement un de mes kunai avant de subitement le pointer vers elle en disant :
Tu sais que tu es pas dans la meilleure position pour te foutre de ma gueule ? Comment tu expliques que tes amis soient partis sans toi ? Ils t'aiment pas ? En même temps, je les comprends. Tu es tellement glauque.
Glauque ? Oui. Sûrement. Toute ma vie, on m'a dit ça. Je suis la fille étrange que personne ne voulait approcher, peut-être. En attendant, mon alter est mon fardeau. Mais c'est aussi ma force. Je vois les morts, je les entends. Ils sont mes amis. Fit-elle, ayant été touchée par mes dernières paroles.
Je... Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire de peine. En attendant, tes amis ont surement enlevés les miens, et nous devons bientôt aller les retrouver. Poursuivis-je.
Celle-ci enchaina, en se levant et en s'approchant, toujours dans la petite cage :
Tu sais, j'ai l'habitude. Notre chef s'appelle Genos. Il est venu, ils y a quelques années, quand mes parents sont mort. Ils nous a tous recrutés, nous promettant de doux rêves.
De doux rêves ? Votre chef, Genos, recrutent des super-vilains, en promettant des choses ? Qu'est-ce qu'il a promis pour toi ? Avouai-je.
La jeune femme semblait particulièrement émue, elle kacha d’ailleurs une légère larme qui coula le long de sa joue. Elle attrapa les barreaux métalliques, et s'exclama :
Il a promis de me rendre mes parents. Il a promis de les ramener à la vie, coûte que coûte.
Ramener ses parents à la vie...? La pauvre... Je pense qu'ils se sont tous fait manipulés par ce fameux Genos... Quand tout cela sera terminé, je serais heureux de pouvoir les ramener dans la lumière. Bon, enfin bon, elle n'a pas l'air méchante. Elle s'est juste fait embrigadée pour une cause qui lui semblait idéale. '
J’hésitai, mais je décidai finalement d'ouvrir les barreaux, et de laisser sortir Nim. Celle-ci sortit de sa prison, puis s’arrêta devant moi en demandant :
Pourquoi tu me libères...? Nous sommes des adversaires, non ?
Ahaha... Peut-être. Enfin d'après moi, tu es aveuglée par le désir de revoir tes parents. Tu vis dans le passé, sans vivre le présent. Tu dis ne pas avoir d'amis ? Ce n'est pas en restant dans les ténèbres que tu trouveras ta voie. Viens dans la lumière, rejoins-nous.
La jeune femme se laissa tomber sur le sol, pour s'assoir. Elle n'avait pas réussi à contenir ses larmes.
Je m’abaissai à son niveau en posant ma main sur son épaule, pour poursuivre :
Et puis, maintenant. Tu n'es plus seule. Nous sommes prêt à t'accepter, tous autant que nous sommes.
La jeune femme, toujours aussi émue, me suivit vers les autres. Certains furent inquiets de voir ainsi Nim arriver. Alicia, qui était réveillée s'approcha immédiatement d'elle. Elle s’arrêta, prit une grande respiration, et s'exclama :
Quand j'étais petite, je me disais que je n'avais pas de chance. Je pouvais voir à l'intérieur des gens, connaitre leurs pensées. Mais encore une fois, je me dis que j'ai eu tort. Je vois à quel point tu as soufferts, et à quel points tu étais perdue. Alors, bienvenue parmi nous, Nim.
Ah...? en plus je suis cloué contre le mur, super. Je ne peux plus bouger, en définitive.
Soudain, une lumière éclaira mon visage. Une porte venait de s'ouvrir. Une personne, habillée d'une grosse veste à capuche venait d'entrer dans la pièce. Je ne distinguais pas son visage. L'ambiance venait immédiatement de devenir glaciale. Celle-ci s'approcha, peu à peu, mètre par mètre, avant de sortir un couteau violemment
Fin du chapitre 12...