Nenneke le regarda droit dans les yeux.
— À ta place, je ne le ferai pas. Crois-moi, tu la mettras encore plus en colère. Si c’est possible. Laisse les choses comme elles sont, tu n’es plus en mesure de corriger ou d’améliorer quoi que ce soit. En te sauvant de chez elle, tu t’es conduit… euh, disons, d’une manière qui n’était pas spécialement digne d’un homme mûr. Et en essayant de le lui faire oublier en lui offrant des bijoux, tu te comportes comme un homme beaucoup, beaucoup trop mûr. Je ne sais vraiment pas quel type d’homme je déteste le plus.
— Elle était trop possessive, grommela-t-il en tournant la tête. Je ne pouvais pas le supporter. Elle me traitait comme…
— Arrête ! fit Nenneke sèchement. Ne viens pas pleurer dans mon giron ! Je ne suis pas ta mère ! Combien de fois faudra-t-il que je te le répète ? Je n’ai pas non plus l’intention de jouer les confidentes. Je me moque de la manière dont elle te traitait, et encore plus de la manière dont toi, tu l’as traitée. Et je n’ai aucunement l’intention de jouer les intermédiaires et lui remettre ces stupides cailloux. Si tu veux jouer les imbéciles, joue-les sans mon intermédiaire.
Après il faut aussi prendre cette version de l'histoire:
— Silence ! Je t’ai donné plus qu’à n’importe quel autre homme, fumier. Je ne sais pas moi-même pourquoi je t’avais choisi. Et toi… Oh non, mon cher. Je ne suis ni une catin ni une elfe rencontrée au hasard d’un chemin forestier, que l’on peut quitter le lendemain matin sans la réveiller et en laissant sur la table un bouquet de violettes. Une fille offerte à la risée de tous. Fais bien attention à toi ! Si tu ajoutes ne serait-ce qu’un mot, tu risques de le regretter.
Geralt garda le silence. Il sentait la colère de Yennefer monter en puissance. La magicienne repoussa une nouvelle fois les boucles désobéissantes de son front. Elle le regardait dans les yeux. De très près.
— Nous nous sommes rencontrés. Tant pis, continua-t-elle à mi-voix. Nous n’allons pas assurer le spectacle pour les autres. Préservons notre dignité. Feignons d’être de bons amis. Mais ne te trompe point, Geralt : entre nous, il n’y a plus rien. Plus rien, tu comprends ? Et sois-en heureux, car cela signifie que j’ai abandonné certains plans que j’avais esquissés contre toi. Mais cela ne signifie pourtant nullement que je t’ai pardonné. Je ne te pardonnerai jamais, sorceleur. Jamais.
Ce qui montre que contrairement à Geralt, Yen prenait cette relation au sérieux donc je comprends bien ses sentiments à son égard après cet évènement. Et puis passé d'une relation de célibataire à une relation de couple sans prendre ça au sérieux, donc sans avoir de réel sentiment envers la personne, c'est un peu normal qu'il se sente oppressé, vu que la plupart du temps, il fait ce qu'il a faire avec une femme puis ne l'a revoit plus jamais...
Après Geralt et Yennefer connaissent très bien le genre de relation qu'ils entretiennent:
— Nous sommes créés l’un pour l’autre, murmura-t-elle. Peut-être même destinés l’un à l’autre. Mais rien de tout cela ne peut avoir lieu. Dommage. Nous devrons nous séparer lorsque le jour se lèvera. Il ne peut en être autrement. Nous devons nous séparer pour ne pas nous nuire réciproquement : destinés l’un à l’autre, créés l’un pour l’autre, mais celui qui nous a créés ainsi aurait dû penser à quelque chose en plus. Il faudrait quelque chose en plus. Pardonne-moi. Je devais te le dire.
Puis arriva le quelque chose en plus:
— C’est comme ils le prédisaient, Geralt ! Comme ils le prédisaient… Je suis ta providence ? Dis ! Je suis ta providence ?
Yurga regardait avec étonnement les yeux du sorceleur. Il entendit les sanglots discrets de Chrysididae et sentit le tremblement de ses épaules. Tendu, il observa le sorceleur, attentif à sa réponse. Il savait qu’il ne comprendrait pas cette réponse, mais il l’attendit quand même. Avec raison :
— Tu es plus que ça, Ciri. Plus que ça.
Et dès que le trio fut réunis, la relation n'a fait que s'améliorer entre eux donc ce n'est pas top de ressasser le passé.