cette critique digne d'un théoricien de one piece - Quelle déception ! On m'a souvent présenté "les Sept Samouraïs" comme l'un des chefs-d'oeuvre impérissables du cinéma et j'étais donc très impatient à l'idée de le découvrir. Mon attente fut longue (des mois et des mois) et mon appréciation s'en ressent certainement. Je n'ai pas été emballé par ce qui s'apparente comme mon premier Kurosawa. Film d'aventures épique d'une durée qui l'est tout autant (3h15), il ne m'a guère passionné. Voyant toutefois le modernisme clouant de la mise en scène, j'ai décidé de le visionner jusqu'au bout, dans le cas où il décollerait (ce qu'il fera partiellement lors de la dernière heure). Cependant, l'exposition est interminable. Ce qui est gênant, c'est que le cinéaste n'a strictement rien à raconter durant cette période. Sa réalisation dépendant beaucoup de sa narration, elle ne trouve pas de sens précis à ces longueurs venant sans cesse s'ajouter à un récit fleuve en plus d'être creux. L'ensemble tourne très vite à vide, comme une mécanique bien huilée qui pênerait à trouver son rythme. Les personnages ont le trait grossier, l'intrigue se résume en deux lignes, l'interprétation est forcée, l'humour est inutile et pénible mais surtout l'absence de magie contribue à un ennui certain. D'autant plus frustrant que Kurosawa est, je le répète, très doué pour rendre compte de son cadre qu'il magnifie à chaque seconde de détails superbes. Au cours de la dernière partie, l'histoire d'amour se posera (enfin !) comme une justification à la contemplation tandis que les séquences d'actions révèleront une grande maîtrise du réalisateur, d'ailleurs supérieur à son remaker Sturges sur ce point. S'il a été de mon point de vue très long, "les Sept Samouraïs" n'est évidemment pas mauvais malgré ses défauts. Il n'empêche que deux heures pour une demie-heure, cela fait beaucoup non ?
Message édité le 21 décembre 2016 à 22:55:27 par Lupin_pinpin