Salut ! C'est mon premier post sur ce forum, je suis un garçon de 15 ans qui.. Oh et lisez mon texte ça va aller plus vite ^^
Ses cheveux d’un noir minéral se distinguaient à peine dans l’obscurité de la chambre mais je sentais son souffle sur mon bras. Son vieux bouquin trainait parterre et on pouvait à peine lire la couverture. C’était une vieille chambre d’hôtel avec du papier peint bleu clair terni avec les années. Le bar-tabac d’en face m’empêchait de dormir. Elle était endormie avec un air de déception, sa bouche entrouverte laissait voir deux dents. Elle dormait, je ne risquais rien. J’étais un alcoolique honteux, incapable de me contenir plus d’une journée et je buvais chaque soir. Je me suis donc silencieusement levé du lit quand elle se retourna dans son sommeil. Il devait bien être quatre heures et la pauvre fille méritait bien encore deux ou trois heures de plus. J’emportais mes clés et une petite liasse de billets de 5. Le froid me glaçait le visage. J’évitais le bar-tabac d’en face, il était trop rempli. Les gens comme moi allaient au « Corbeau bleu » un bar qui datait de l’après-guerre. Le vieux barman adorait raconter a tous ses clients l’origine du nom du bar. Il abordait les nouveaux avec un irrésistible « vous savez pourquoi il s’appelle le corbeau bleu ct’endroit ? », racontait son histoire et s’en allait. Personne ne se souvenait jamais de son histoire le pauvre… Un coup de feu. J’entendis un coup de feu. Mes sens s’affolaient mais je continuais à avancer effrayé. Je n’étais qu’à deux rues du bar. Un autre retentit, le type méritait peut être bien la balle qu’il venait de recevoir dis-je pour me rassurer, et je le pensais réellement à ce moment-là. J’essayais de me replonger dans mes souvenirs pour sortir de cette réalité qui m’étouffait. Mon ventre brulait et j’étais certain que ce n’étais pas mon imagination. Je me suis mis à courir, courir, courir le plus vite que j’aie pu à une vitesse fulgurante pour arriver au bar le plus rapidement possible. La fréquence des coups de feu accélérait dangereusement sans que je ne voie rien. Je compris que je n’étais pas leur cible mais continuais à courir. J’arrivais essoufflé sur le seuil du bar. Mes mains tremblaient, et j’étais fatigué. Quiconque ce fut il n’aurait pas pu m’empêcher de prendre une bière pensais-je avec un sourire. On m’a souvent dit que Dieu avait fait l’homme à son image et à chaque fois que quelque chose m’arrivait je me demandais si Dieu compatissait. J’ouvrais la porte confiant et me retrouvais devant un tableau sinistre : le « Corbeau bleu » dans toute sa splendeur. Ce Bar faisait preuve d’un tel manque de goût que seuls les dépressifs et les gueux comme moi y venions. Une odeur de vieux bois régnait en maître sur tout le bâtiment et il y avait constamment un nuage de fumée survolant le salon tellement il y avait de fumeurs. On entendait de vieilles musiques que le barman fredonnait doucement en nettoyant les verres. Je m’assis sur un tabouret et attendit que le barman vienne me parler. « Encore toi ?» me dit-il étonné et je lui répondu sur un ton ironique que « l’on ne changeait pas une équipe qui gagne ». Il Grommela un « hé bah bravo » dans son coin et me servit une vodka sans que je ne lui demande rien. J’étais plutôt embarassé du fait qu’il me serve ma boisson préférée sans dialogue, c’était un type bien et j’aimais lui parler. « On dit que Dieu à réé l’homme à son image, vous y croyez, vous ? » Je voulais vraiment engager une conversation. Il me répondit que ce n’était que la créativité de l’homme tout ça. J’étais vexé. Je lui ai donc commandé un autre verre tout en essayant me conseillant de ne jamais lui parler encore une fois. Et je continuais à boire jusqu’à m’endormir. L’histoire des coups de feu me remontaient à l’esprit. Je n’avais jamais pensé au suicide, et je fus curieux de voir ce qu’il y avait après la mort, juste une fois, juste une fois.