Le 27 novembre 2025 à 19:43:30 :
Pour le coup, c'est un pur film à charge contre les bavures policières, pas contre la police elle-même.
Oui c'est un film sur les "pommes pourries", au départ en tout cas. Ensuite, le film monte graduellement au niveau des responsables, des syndicats etc mais il y a toujours au fond l'idée que la police peut fonctionner proprement et on a quand même des exemples de bons flics avec les héros, même si c'est juste l'IGPN.
Le terme ACAB est prononcé et c'est l'occasion pour Drucker de tenter un petit plaidoyer. Son ex a aussi quelques répliques où la défense de sa corporation semble légitime.
De mon côté, j'ai trouvé le résultat un peu plat. À mon sens les personnages sont bien trop épargnés. 'L'enquêtrice pas assez détestée de ses collègues pour son enquête, les flics accusés pas plus inquiétés que ça. C'est intéressant à suivre, 'pas mauvais du tout, 'sans être vraiment poignant.
C'est le début du film qui m'a pas convaincu perso. Après ça s'enchaîne bien, l'enquête est plutôt prenante, quoique parfois un peu facile, et on a par exemple 2 scènes de stalking qui paient pas de mine mais sont plutôt bien foutues (au supermarché et dans les transports en commun, ça fait rêver). Sur la forme ça ressemble énormément à La Nuit du 12, les mêmes scènes de dialogue/interrogatoire, avec parfois quelques acteurs pas tout à fait convaincants. Bien aimé Guslagie Malanda qui confirme avec une bonne présence, Sandra Colombo aussi, c'est casse-gueule de représenter des gilets jaunes de province qui montent à Paris et le film s'en sort assez bien. Le film démarre assez vite avec les images spectaculaires de quelques dégradations et affrontements avec la police, alors qu'un petit récapitulatif et une mise en contexte auraient été bienvenus.
Mais oui, ça reste assez sage, un peu trop pédagogique peut-être, on a une héroïne un peu naïve qui a l'air de débarquer et de réaliser les enjeux politiques en fin de film, notamment dans ce face-à-face avec sa supérieure, où le propos prend une tournure méta, puisqu'on a l'impression que le film se justifie déjà face aux critiques qui lui reprocheront son manque de "neutralité et d'objectivité".
J'ai trouvé la scène de fin un peu ratée, poussive et pas émouvante, ce qui précède (les mensonges, le sentiment d'injustice) fonctionne mieux sur moi.