Le 14 janvier 2020 à 18:56:25 InvictusAdamas a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:53:10 Blinx23 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:49:05 InvictusAdamas a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:45:10 Halo-Legende a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:43:19 InvictusAdamas a écrit :
> Le 14 janvier 2020 à 18:40:50 PrincesseRousse a écrit :
>> Le 14 janvier 2020 à 18:37:38 Rambouille a écrit :
> >Par curiosité, je me demande comment le Seigneur Des Anneaux aurait été reçu par la critique si il était sorti en 2019 (vu que les réseaux sociaux n'existaient pas à l'époque)
>
> L'Histoire ne retiendra pas les haineux de toute façon. Joker sera culte.
Oui ça a été toujours existé, balde Runner 1982 vu comme un navet à l'époque classé chef d'oeuvre de la SF aujourd'hui.
Bon calmez vous quand même
J'ai pas dit classique ou chef d'oeuvre pour le joker seul le temps nous le dira ou pas, exemple Terminator ou Prédator vu comme des films de séries B à leur sortie sans grand intérêt voir pop corne pour Predator alors qu'aujourd'hui ils sont l'emblème de la SF parmis tant d'autres.
Exact, seul le temps nous le dira. Mais je pense que le Joker est sur la bonne voie pour être considéré comme un possible future chef d'oeuvre. Dans 10 ans le monde aura bien changé, et les gens auront une approche beaucoup plus neutre concernant le Joker. C'est trop chaud pour l'instant
S'il doit avoir une histoire, un avenir dans le temps, je dirais un classique mais pas chef d'oeuvre. Aussi je suis pas forcément pour qu'une suite se fasse pour moi il suffit à lui même.
Perso je miserais plus sur le culte (dans le sens bon/mauvais films populaire que le public garde en mémoire) que le classique, mais je n'écarte pas la possibilité que je me trompe et que Joker ai finalement un impact à long terme en amenant quelque chose de bénéfique pour le cinéma.
De toute façon c'est encore trop récent, on manque clairement de recul.
Mais je n'y crois pas trop même si la Warner tente de surfer sur le modèle Joker je pense qu'ils se planteront (trop de facteurs notamment économique à prendre en compte), je me dis que Hollywood va encore souffrir pendant cette nouvelle décennie, les regards se porteront de plus en plus sur la guerre des plateformes (puisque les grands seront bientôt tous la dans la place) et notamment les séries télés qui ont encore un bel avenir devant eux.
Comme on dit "le malheur des uns fait le bonheur des autres", ce qui est en partie le cas entre le cinéma et la "télévision" depuis quelques années.
On va éviter de repartir sur un énième débat "Scorsese a-t-il raison ?", mais je tiens à dire que, selon moi, le MCU ce n'est pas du grand cinéma, on est d'accord, mais cela reste quand même du cinéma. De grands acteurs jouent dans ces films, de bons réalisateurs avec des idées intéressantes ont travaillé pour le MCU (Waititi, Coogler, Gunn, Favreau (un faiseur "honnête" on va dire), ...), on a des boites de VFX qui travaillent pour les plus grands (ILM en tête de liste), des musiciens talentueux (Giacchino, Elfman, Silvestri, Mothersbaugh, ...), on a des directions artistiques allant du correct au bon.
Bref quand je vois un film du MCU je vois du cinéma, pas terrible dans l'ensemble ? C'est vrai. Pas assez ambitieux et novateur ? On ne peut pas dire le contraire... Mais malgré tous ses défauts, le MCU c'est autant du cinéma que Gravity, Parasite ou Les Tontons Flingueurs (je parle bien du concept même du cinéma hein, pas de la qualité
)
Le 14 janvier 2020 à 21:05:58 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 19:13:55 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:34:45 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:32:03 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:29:14 PrincesseRousse a écrit :
> Le 14 janvier 2020 à 16:02:13 LeGreenHornet a écrit :
>> Le 14 janvier 2020 à 15:57:10 MightyMatou a écrit :
> >Mais sérieusement, en quoi Marvel c'est pas du cinéma ?
> > Parce que c'est Disney ?
> > Parce que ça cartonne ?
> > Parce que Scorsese l'a décrété ?
> >
> > C'est du cinéma, point.
> > Après, oui, c'est du pop-corn movie familial : c'est pas un crime, et contrairement aux films français, ça rapporte de l'argent.
> >
> > Et y a même des grands films
>
>
> le mode de production
> c'est de la série télé
Non, par contre non.
La série télé c'est du cinéma. C'est exactement le même art.J'aurais aimé te plussoyé, mais c'est pas possible malheureusement. Pas le même mode de productions, pas les mêmes libertés, pas les mêmes ambitions.
Il y a bien évidemment beaucoup de séries fadasses sans aucune idée de mise en scène, mais c'est la même chose du côté des blockbusters type Marvel ou des comédies américaines.
Mais en soit, le cinéma c'est cinématographie (photographie du mouvement) + montage.Oui, mais justement parce que les Marvels ont emprunté aux séries télévisées ce qui fait que beaucoup de séries sont fadasses et sans aucune idée de mise en scène.
Après sur la question de "est-ce que c'est du cinéma ou pas" selon Scorsese, bah c'est sûr que si tu t'en tiens à une définition au pied de la lettre, le cinéma et la télévision n'ont rien de très différent, et selon cette définition je te fout à égalité Touche Pas à mon Poste avec The Irishman.
Mais bon, Scorsese je pense qu'il est un peu plus malin que ça et qu'il parle du cinéma au sens de l'art lui-même et du savoir-faire. Et dans cette définition bah je suis désolé, mais la télévision ce n'est pas le cinéma.
Le savoir faire cinématographique se retrouve dans bien des séries (Twin Peaks, Breaking Bad, Fargo, True Detective...). Des réalisateurs de cinéma qui font des séries il y en a plein, c'est juste une structure différente. Une série c'est un très long film découpé en plusieurs parties.
Tu connais mal ton sujet.
Tu me cites des exceptions comme si c'était des règles. Pour un Breaking Bad, combien d'Experts à la con, et combien de sitcom mal filmées, combien de séries avortées car merdiques ?
Toi, et ceux qui ont pris les propos de Scorsese comme une attaque, semblez avoir du mal à admettre que non, la télévision n'es pas le cinéma et n'en a pas la prétention. Prend The Big Bang Theory par exemple. C'est très bien The Big Bang Theory. Mais c'est clairement pas du cinéma, c'est de la sitcom, de la série télévisée à pur but de divertissement qui a ses propres codes que l'on ne retrouve pas dans le cinéma (et sur grand écran ça serait d'ailleurs nul à chier). Personne n'a jamais reproché à Big Bang Theory d'être mal filmé et joué avec le cul, car ce n'est pas du cinéma. Je prend l'exemple extrême, mais si je te prend Game of Thrones, je te sortirai le même constat : pas les mêmes codes, pas les mêmes moyens, pas les mêmes ambitions. GoT est d'ailleurs un formidable exemple, vu que c'est en singeant le cinéma blockbuster que ça a commencé à devenir naze.
Une série c'est pas un très long film, non : un épisode a un début et une fin, la fin devant donner envie de voir la suite avec des procédés là encore propre au format d'une série. Le film n'en a pas besoin : le film est fait pour être regardé d'une traite, entre les scènes tu n'as pas à attendre une semaine ou la saison suivante pour savoir si un tel est vraiment mort, si un tel a buté l'autre, si un tel va s'en sortir. Un film peut se passer d'artifice de suspens qu'une série emploie de façon évidente.
Une série n'est pas du cinéma pas plus que le rock n'est de la musique savante, point. Ce que tu as cité plus haut, c'est de la série qui emprunte des codes au cinéma, ça n'en reste pas moins de la série. J'ai adoré Breaking Bad, j'adore encore, mais je je jure que ce que j'ai vu n'était aucunement du cinéma.
Le mcu est du cinéma au même titre que La maison de Dracula en est....
On est juste de retour à un système sur-codé en ce qui concerne Hollywood.
On a beau être loin du code Hays, la logique reste la même.
Le 14 janvier 2020 à 21:05:58 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 19:13:55 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:34:45 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:32:03 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:29:14 PrincesseRousse a écrit :
> Le 14 janvier 2020 à 16:02:13 LeGreenHornet a écrit :
>> Le 14 janvier 2020 à 15:57:10 MightyMatou a écrit :
> >Mais sérieusement, en quoi Marvel c'est pas du cinéma ?
> > Parce que c'est Disney ?
> > Parce que ça cartonne ?
> > Parce que Scorsese l'a décrété ?
> >
> > C'est du cinéma, point.
> > Après, oui, c'est du pop-corn movie familial : c'est pas un crime, et contrairement aux films français, ça rapporte de l'argent.
> >
> > Et y a même des grands films
>
>
> le mode de production
> c'est de la série télé
Non, par contre non.
La série télé c'est du cinéma. C'est exactement le même art.J'aurais aimé te plussoyé, mais c'est pas possible malheureusement. Pas le même mode de productions, pas les mêmes libertés, pas les mêmes ambitions.
Il y a bien évidemment beaucoup de séries fadasses sans aucune idée de mise en scène, mais c'est la même chose du côté des blockbusters type Marvel ou des comédies américaines.
Mais en soit, le cinéma c'est cinématographie (photographie du mouvement) + montage.Oui, mais justement parce que les Marvels ont emprunté aux séries télévisées ce qui fait que beaucoup de séries sont fadasses et sans aucune idée de mise en scène.
Après sur la question de "est-ce que c'est du cinéma ou pas" selon Scorsese, bah c'est sûr que si tu t'en tiens à une définition au pied de la lettre, le cinéma et la télévision n'ont rien de très différent, et selon cette définition je te fout à égalité Touche Pas à mon Poste avec The Irishman.
Mais bon, Scorsese je pense qu'il est un peu plus malin que ça et qu'il parle du cinéma au sens de l'art lui-même et du savoir-faire. Et dans cette définition bah je suis désolé, mais la télévision ce n'est pas le cinéma.
Le savoir faire cinématographique se retrouve dans bien des séries (Twin Peaks, Breaking Bad, Fargo, True Detective...). Des réalisateurs de cinéma qui font des séries il y en a plein, c'est juste une structure différente.
Dans une moindre mesure, d'ailleurs il y a bien plus de réalisateurs télé que de cinéma.
Il ne faut pas oublier que la télévision amène un bridage et une façon de travailler bien différente (d'ailleurs tu dépends bien plus du showrunner et de la chambre des scénaristes) avec notamment bien plus de contraintes de temps (comme pour la recherche formelle), cinématographiquement parlant on atteint des limites sauf cas exceptionnels (lorsqu'un cinéaste expérimenté travaille sur un projet purement personnel et s'en occupe quasiment à lui seul dans une approche ciné malgré le format, ce sont très souvent eux qui se démarquent).
Une série c'est un très long film découpé en plusieurs parties.
![]()
Ce sont deux mediums qui peuvent se frôler mais restent fondamentalement différents.
Dans les fondamentaux, la série c'est du cinéma.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Et quand je parle de séries, je ne parle évidemment pas des sitcoms. Comme dit précédemment, il y a autant de merde au cinéma qu'à la télévision. C'est pas parce que la majorité des productions est conçue de manière industrielle et sans intention artistique valable que les bonnes œuvres deviennent des exceptions ne pouvant être considérées comme du cinéma.
Dans une série, tu exploites les mêmes techniques cinématographiques pour construire ton propos (caméra, montage). Mêmes codes ou non, on s'en branle. Un film expérimental ça reste du cinéma alors qu'il utilise ses propres codes.
Une série n'est pas du cinéma pas plus que le rock n'est de la musique savante, point.
Oui mais le rock ça reste de la musique, donc c'est le même art aussi.
Le 14 janvier 2020 à 21:51:23 PrincesseRousse a écrit :
Une série n'est pas du cinéma pas plus que le rock n'est de la musique savante, point.
Oui mais le rock ça reste de la musique, donc c'est le même art aussi.
C'est ce que je disais plus haut : si tu prend une définition étymologique, tu as tout à fait raison. Dans les faits, c'est difficile de ne pas admettre que ces arts eux-même ont des "niveaux". Ce bon vieux Serge Gainsbourg parlait d'art majeurs et d'arts mineurs. Et il distinguait les deux d'une façon que je trouve très intéressante : les arts majeurs demandent une initiation. La vidéo originale où il déclare ça, si ça t'intéresse :
https://www.youtube.com/watch?v=zj5pF8dsOuM
Alors tu peux ne pas être d'accord avec les limites qu'il donne, je pense néanmoins qu'il reste dans le vrai en ce qui concerne son postulat initial. Et en soit je pense que pour le cinéma et la série, c'est applicable : il faut une initiation pour comprendre le cinéma, tu n'en as pas besoin pour comprendre une série ... Sauf certaines, qui de la même façon que Gainsbourg approchent Rimbaud, approchent le cinéma.
[20:57:41] <InvictusAdamas>
Le cinéma est subjectif mais aller jusqu'à l'insulte publique whoaahttps://twitter.com/Slatefr/status/1217047591155834880?s=19
«Ce film n'est ni magnifique, ni sublime, ni monumental, ni extraordinaire. Il est juste complètement con.»
Bordel
Le 14 janvier 2020 à 22:05:56 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 21:51:23 PrincesseRousse a écrit :
Une série n'est pas du cinéma pas plus que le rock n'est de la musique savante, point.
Oui mais le rock ça reste de la musique, donc c'est le même art aussi.
C'est ce que je disais plus haut : si tu prend une définition étymologique, tu as tout à fait raison. Dans les faits, c'est difficile de ne pas admettre que ces arts eux-même ont des "niveaux". Ce bon vieux Serge Gainsbourg parlait d'art majeurs et d'arts mineurs. Et il distinguait les deux d'une façon que je trouve très intéressante : les arts majeurs demandent une initiation. La vidéo originale où il déclare ça, si ça t'intéresse :
https://www.youtube.com/watch?v=zj5pF8dsOuM
Alors tu peux ne pas être d'accord avec les limites qu'il donne, je pense néanmoins qu'il reste dans le vrai en ce qui concerne son postulat initial. Et en soit je pense que pour le cinéma et la série, c'est applicable : il faut une initiation pour comprendre le cinéma, tu n'en as pas besoin pour comprendre une série ... Sauf certaines, qui de la même façon que Gainsbourg approchent Rimbaud, approchent le cinéma.
Oui ok, mais dans ce cas on peut aussi faire cette distinction entre les films... et ça devient le bordel.
Le 14 janvier 2020 à 22:29:11 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 22:05:56 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 21:51:23 PrincesseRousse a écrit :
Une série n'est pas du cinéma pas plus que le rock n'est de la musique savante, point.
Oui mais le rock ça reste de la musique, donc c'est le même art aussi.
C'est ce que je disais plus haut : si tu prend une définition étymologique, tu as tout à fait raison. Dans les faits, c'est difficile de ne pas admettre que ces arts eux-même ont des "niveaux". Ce bon vieux Serge Gainsbourg parlait d'art majeurs et d'arts mineurs. Et il distinguait les deux d'une façon que je trouve très intéressante : les arts majeurs demandent une initiation. La vidéo originale où il déclare ça, si ça t'intéresse :
https://www.youtube.com/watch?v=zj5pF8dsOuM
Alors tu peux ne pas être d'accord avec les limites qu'il donne, je pense néanmoins qu'il reste dans le vrai en ce qui concerne son postulat initial. Et en soit je pense que pour le cinéma et la série, c'est applicable : il faut une initiation pour comprendre le cinéma, tu n'en as pas besoin pour comprendre une série ... Sauf certaines, qui de la même façon que Gainsbourg approchent Rimbaud, approchent le cinéma.
Oui ok, mais dans ce cas on peut aussi faire cette distinction entre les films... et ça devient le bordel.
Bah oui, la preuve : Marvel c'est pas du cinéma.
Maintenant que je suis installé, je vous attend, bande de mécréants.
Le 14 janvier 2020 à 22:31:42 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 22:29:11 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 22:05:56 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 21:51:23 PrincesseRousse a écrit :
Une série n'est pas du cinéma pas plus que le rock n'est de la musique savante, point.
Oui mais le rock ça reste de la musique, donc c'est le même art aussi.
C'est ce que je disais plus haut : si tu prend une définition étymologique, tu as tout à fait raison. Dans les faits, c'est difficile de ne pas admettre que ces arts eux-même ont des "niveaux". Ce bon vieux Serge Gainsbourg parlait d'art majeurs et d'arts mineurs. Et il distinguait les deux d'une façon que je trouve très intéressante : les arts majeurs demandent une initiation. La vidéo originale où il déclare ça, si ça t'intéresse :
https://www.youtube.com/watch?v=zj5pF8dsOuM
Alors tu peux ne pas être d'accord avec les limites qu'il donne, je pense néanmoins qu'il reste dans le vrai en ce qui concerne son postulat initial. Et en soit je pense que pour le cinéma et la série, c'est applicable : il faut une initiation pour comprendre le cinéma, tu n'en as pas besoin pour comprendre une série ... Sauf certaines, qui de la même façon que Gainsbourg approchent Rimbaud, approchent le cinéma.
Oui ok, mais dans ce cas on peut aussi faire cette distinction entre les films... et ça devient le bordel.
Bah oui, la preuve : Marvel c'est pas du cinéma.
![]()
Maintenant que je suis installé, je vous attend, bande de mécréants.
![]()
Ouais m'enfin, quand je parle de Twin Peaks, c'est loin d'être un art mineur hein. 
C'est du cinéma.
Le 14 janvier 2020 à 21:14:42 Westen59 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:56:25 InvictusAdamas a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:53:10 Blinx23 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:49:05 InvictusAdamas a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 18:45:10 Halo-Legende a écrit :
> Le 14 janvier 2020 à 18:43:19 InvictusAdamas a écrit :
>> Le 14 janvier 2020 à 18:40:50 PrincesseRousse a écrit :
> >> Le 14 janvier 2020 à 18:37:38 Rambouille a écrit :
> > >Par curiosité, je me demande comment le Seigneur Des Anneaux aurait été reçu par la critique si il était sorti en 2019 (vu que les réseaux sociaux n'existaient pas à l'époque)
> >
> > L'Histoire ne retiendra pas les haineux de toute façon. Joker sera culte.
>
> Oui ça a été toujours existé, balde Runner 1982 vu comme un navet à l'époque classé chef d'oeuvre de la SF aujourd'hui.
Bon calmez vous quand même
J'ai pas dit classique ou chef d'oeuvre pour le joker seul le temps nous le dira ou pas, exemple Terminator ou Prédator vu comme des films de séries B à leur sortie sans grand intérêt voir pop corne pour Predator alors qu'aujourd'hui ils sont l'emblème de la SF parmis tant d'autres.
Exact, seul le temps nous le dira. Mais je pense que le Joker est sur la bonne voie pour être considéré comme un possible future chef d'oeuvre. Dans 10 ans le monde aura bien changé, et les gens auront une approche beaucoup plus neutre concernant le Joker. C'est trop chaud pour l'instant
S'il doit avoir une histoire, un avenir dans le temps, je dirais un classique mais pas chef d'oeuvre. Aussi je suis pas forcément pour qu'une suite se fasse pour moi il suffit à lui même.
Perso je miserais plus sur le culte (dans le sens bon/mauvais films populaire que le public garde en mémoire) que le classique, mais je n'écarte pas la possibilité que je me trompe et que Joker ai finalement un impact à long terme en amenant quelque chose de bénéfique pour le cinéma.
De toute façon c'est encore trop récent, on manque clairement de recul.Mais je n'y crois pas trop même si la Warner tente de surfer sur le modèle Joker je pense qu'ils se planteront (trop de facteurs notamment économique à prendre en compte), je me dis que Hollywood va encore souffrir pendant cette nouvelle décennie, les regards se porteront de plus en plus sur la guerre des plateformes (puisque les grands seront bientôt tous la dans la place) et notamment les séries télés qui ont encore un bel avenir devant eux.
Comme on dit "le malheur des uns fait le bonheur des autres", ce qui est en partie le cas entre le cinéma et la "télévision" depuis quelques années.
La question est surtout : qu'est ce qu'un bon film? Sur quel critère repose-t-on pour mesurer la qualité d'une production?
Les critiques professionels ? Tout le monde peut devenir critique de nos jours, la majeure partie d'entre elles proviennent de blogs en tout genre. On a aussi les journalistes. En revanche quid des biais? Dans le cas.du Joker, combien de critiques ont réellement vu le film, à les lire on ne le dirait pas. Comment s'assurer de leurs neutralité? Impossible
L'audience général? Plus pertinent. Mais alors, quid des films indépendants, à petit budget ou distribué par un maison de production inconnue au bataillon. Hors certaines exception (dont le Joker fait partie désormais), qui peut faire face à la machine de guerre de Disney et son rouleau compresseur médiatique. A ce prix là, les avengers sont des chefs d'oeuvres lol.
Et puis nous avons les awards : Cannes, Venise, Berlin, Golden Globes , BAFTA, Oscars, ....
Mais quid des lobbys, des jeux politiques, des snobs volontaire, etc... Au regard des nominations, on ne peut nier le succès du Joker parmis l'industrie du cinéma. Le bon point derrière, est que les décideurs sont des professionnels du metier
Le 14 janvier 2020 à 21:48:43 PrincesseRousse a écrit :
Dans les fondamentaux, la série c'est du cinéma.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Et quand je parle de séries, je ne parle évidemment pas des sitcoms. Comme dit précédemment, il y a autant de merde au cinéma qu'à la télévision. C'est pas parce que la majorité des productions est conçue de manière industrielle et sans intention artistique valable que les bonnes œuvres deviennent des exceptions ne pouvant être considérées comme du cinéma.Dans une série, tu exploites les mêmes techniques cinématographiques pour construire ton propos (caméra, montage). Mêmes codes ou non, on s'en branle. Un film expérimental ça reste du cinéma alors qu'il utilise ses propres codes.
Bien évidement que le cinéma et la télévision ont une base commune mais de ce que je constate tu ne vois pas plus loin le sujet (et on s'en fout de la merde qu'il y a eu des deux cotés, la n'est pas la question).
La télévision est une usine à faiseurs (bons comme mauvais), prends des bons comme - je ne sais pas mais au hasard - Alan Taylor ou Alan Poul qui ont accumulé une sacrée carrière télé pondre un film, tu as des chances de te retrouver devant un film convenu/générique parce-qu’ils ont appris pendant toute leur carrière à travailler d'une certaine manière propre à la télévision.
Et j'insiste à nouveau lourdement sur les contraintes de temps dans le milieu de la télé, même chez HBO tu peux voir des gens répartir leur travail sur 3 épisodes qui se succèdent dans leur programme notamment un réal ou cinéaste si il est prévu derrière ceux la, la où du coté du cinéma tu as du temps dès la pré-production de ton film.
Je me souviens d'une anecdote de Joe Dante à l'époque des histoires fantastiques qui disait qu'il n'avait pas le temps de réfléchir à son travail et a fait du mieux ce qu'il pouvait lorsqu'il s'est retrouvé sur un épisode qui était déjà (partiellement ou plus) préparer.
Même un Jeremy Saulnier sur True Detective malgré qu'il soit un cinéaste très prometteur "s’efface" un peu dès son second épisode... sans avoir fait un mauvais travail pour autant.
A t'on avis pourquoi un Kevin Feige a choisi des types comme les Russo ? (qui se sont révélés être de mauvais faiseurs finalement) parce-qu’ils ont une approche et habitude de travailler venant de la télévision avec des types derrière leurs dos et sous un rythme fast-food.
Je ne vois pas comment faire plus limpide notamment par rapport aux interventions de latriforce qui a dit l'essentiel de son coté.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Le cinéma est le 7eme art tandis que la télévision est considéré comme le 8eme, d'ailleurs un spécialiste (et vétéran) des séries télés comme Alain Carrazé a écrit un livre qui s'intitule "Serie's Anatomy, le 8e art décrypté".
Il est l'équivalent d'un Jean-Pierre Dionnet que nous avons du coté du cinéma.
Le 14 janvier 2020 à 20:57:41 InvictusAdamas a écrit :
Le cinéma est subjectif mais aller jusqu'à l'insulte publique whoaahttps://twitter.com/Slatefr/status/1217047591155834880?s=19
«Ce film n'est ni magnifique, ni sublime, ni monumental, ni extraordinaire. Il est juste complètement con.»
J'ai eu de la gène pour l'auteur de cet article.
Le 14 janvier 2020 à 22:45:31 Westen59 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 21:48:43 PrincesseRousse a écrit :
Dans les fondamentaux, la série c'est du cinéma.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Et quand je parle de séries, je ne parle évidemment pas des sitcoms. Comme dit précédemment, il y a autant de merde au cinéma qu'à la télévision. C'est pas parce que la majorité des productions est conçue de manière industrielle et sans intention artistique valable que les bonnes œuvres deviennent des exceptions ne pouvant être considérées comme du cinéma.Dans une série, tu exploites les mêmes techniques cinématographiques pour construire ton propos (caméra, montage). Mêmes codes ou non, on s'en branle. Un film expérimental ça reste du cinéma alors qu'il utilise ses propres codes.
Bien évidement que le cinéma et la télévision ont une base commune mais de ce que je constate tu ne vois pas plus loin le sujet (et on s'en fout de la merde qu'il y a eu des deux cotés, la n'est pas la question).
La télévision est une usine à faiseurs (bons comme mauvais), prends des bons comme - je ne sais pas mais au hasard - Alan Taylor ou Alan Poul qui ont accumulé une sacrée carrière télé pondre un film, tu as des chances de te retrouver devant un film convenu/générique parce-qu’ils ont appris pendant toute leur carrière à travailler d'une certaine manière propre à la télévision.
Et j'insiste à nouveau lourdement sur les contraintes de temps dans le milieu de la télé, même chez HBO tu peux voir des gens répartir leur travail sur 3 épisodes qui se succèdent dans leur programme notamment un réal ou cinéaste si il est prévu derrière ceux la, la où du coté du cinéma tu as du temps dès la pré-production de ton film.
Je me souviens d'une anecdote de Joe Dante à l'époque des histoires fantastiques qui disait qu'il n'avait pas le temps de réfléchir à son travail et a fait du mieux ce qu'il pouvait lorsqu'il s'est retrouvé sur un épisode qui était déjà (partiellement ou plus) préparer.Même un Jeremy Saulnier sur True Detective malgré qu'il soit un cinéaste très prometteur "s’efface" un peu dès son second épisode... sans avoir fait un mauvais travail pour autant.
A t'on avis pourquoi un Kevin Feige a choisi des types comme les Russo ? (qui se sont révélés être de mauvais faiseurs finalement) parce-qu’ils ont une approche et habitude de travailler venant de la télévision avec des types derrière leurs dos et sous un rythme fast-food.
Je ne vois pas comment faire plus limpide notamment par rapport aux interventions de latriforce qui a dit l'essentiel de son coté.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Le cinéma est le 7eme art tandis que la télévision est considéré comme le 8eme, d'ailleurs un spécialiste (et vétéran) des séries télés comme Alain Carrazé a écrit un livre qui s'intitule "Serie's Anatomy, le 8e art décrypté".
Il est l'équivalent d'un Jean-Pierre Dionnet que nous avons du coté du cinéma.
Tu me parles de contraintes de production, je te parle de techniques artistiques.
Le 14 janvier 2020 à 23:08:44 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 22:45:31 Westen59 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 21:48:43 PrincesseRousse a écrit :
Dans les fondamentaux, la série c'est du cinéma.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Et quand je parle de séries, je ne parle évidemment pas des sitcoms. Comme dit précédemment, il y a autant de merde au cinéma qu'à la télévision. C'est pas parce que la majorité des productions est conçue de manière industrielle et sans intention artistique valable que les bonnes œuvres deviennent des exceptions ne pouvant être considérées comme du cinéma.Dans une série, tu exploites les mêmes techniques cinématographiques pour construire ton propos (caméra, montage). Mêmes codes ou non, on s'en branle. Un film expérimental ça reste du cinéma alors qu'il utilise ses propres codes.
Bien évidement que le cinéma et la télévision ont une base commune mais de ce que je constate tu ne vois pas plus loin le sujet (et on s'en fout de la merde qu'il y a eu des deux cotés, la n'est pas la question).
La télévision est une usine à faiseurs (bons comme mauvais), prends des bons comme - je ne sais pas mais au hasard - Alan Taylor ou Alan Poul qui ont accumulé une sacrée carrière télé pondre un film, tu as des chances de te retrouver devant un film convenu/générique parce-qu’ils ont appris pendant toute leur carrière à travailler d'une certaine manière propre à la télévision.
Et j'insiste à nouveau lourdement sur les contraintes de temps dans le milieu de la télé, même chez HBO tu peux voir des gens répartir leur travail sur 3 épisodes qui se succèdent dans leur programme notamment un réal ou cinéaste si il est prévu derrière ceux la, la où du coté du cinéma tu as du temps dès la pré-production de ton film.
Je me souviens d'une anecdote de Joe Dante à l'époque des histoires fantastiques qui disait qu'il n'avait pas le temps de réfléchir à son travail et a fait du mieux ce qu'il pouvait lorsqu'il s'est retrouvé sur un épisode qui était déjà (partiellement ou plus) préparer.Même un Jeremy Saulnier sur True Detective malgré qu'il soit un cinéaste très prometteur "s’efface" un peu dès son second épisode... sans avoir fait un mauvais travail pour autant.
A t'on avis pourquoi un Kevin Feige a choisi des types comme les Russo ? (qui se sont révélés être de mauvais faiseurs finalement) parce-qu’ils ont une approche et habitude de travailler venant de la télévision avec des types derrière leurs dos et sous un rythme fast-food.
Je ne vois pas comment faire plus limpide notamment par rapport aux interventions de latriforce qui a dit l'essentiel de son coté.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Le cinéma est le 7eme art tandis que la télévision est considéré comme le 8eme, d'ailleurs un spécialiste (et vétéran) des séries télés comme Alain Carrazé a écrit un livre qui s'intitule "Serie's Anatomy, le 8e art décrypté".
Il est l'équivalent d'un Jean-Pierre Dionnet que nous avons du coté du cinéma.Tu me parles de contraintes de production, je te parle de techniques artistiques.
Tu peux difficilement dissocier les deux en fait, les contraintes de production vont forcément influencer la technique.
Le 14 janvier 2020 à 23:14:17 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 23:08:44 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 22:45:31 Westen59 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 21:48:43 PrincesseRousse a écrit :
Dans les fondamentaux, la série c'est du cinéma.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Et quand je parle de séries, je ne parle évidemment pas des sitcoms. Comme dit précédemment, il y a autant de merde au cinéma qu'à la télévision. C'est pas parce que la majorité des productions est conçue de manière industrielle et sans intention artistique valable que les bonnes œuvres deviennent des exceptions ne pouvant être considérées comme du cinéma.Dans une série, tu exploites les mêmes techniques cinématographiques pour construire ton propos (caméra, montage). Mêmes codes ou non, on s'en branle. Un film expérimental ça reste du cinéma alors qu'il utilise ses propres codes.
Bien évidement que le cinéma et la télévision ont une base commune mais de ce que je constate tu ne vois pas plus loin le sujet (et on s'en fout de la merde qu'il y a eu des deux cotés, la n'est pas la question).
La télévision est une usine à faiseurs (bons comme mauvais), prends des bons comme - je ne sais pas mais au hasard - Alan Taylor ou Alan Poul qui ont accumulé une sacrée carrière télé pondre un film, tu as des chances de te retrouver devant un film convenu/générique parce-qu’ils ont appris pendant toute leur carrière à travailler d'une certaine manière propre à la télévision.
Et j'insiste à nouveau lourdement sur les contraintes de temps dans le milieu de la télé, même chez HBO tu peux voir des gens répartir leur travail sur 3 épisodes qui se succèdent dans leur programme notamment un réal ou cinéaste si il est prévu derrière ceux la, la où du coté du cinéma tu as du temps dès la pré-production de ton film.
Je me souviens d'une anecdote de Joe Dante à l'époque des histoires fantastiques qui disait qu'il n'avait pas le temps de réfléchir à son travail et a fait du mieux ce qu'il pouvait lorsqu'il s'est retrouvé sur un épisode qui était déjà (partiellement ou plus) préparer.Même un Jeremy Saulnier sur True Detective malgré qu'il soit un cinéaste très prometteur "s’efface" un peu dès son second épisode... sans avoir fait un mauvais travail pour autant.
A t'on avis pourquoi un Kevin Feige a choisi des types comme les Russo ? (qui se sont révélés être de mauvais faiseurs finalement) parce-qu’ils ont une approche et habitude de travailler venant de la télévision avec des types derrière leurs dos et sous un rythme fast-food.
Je ne vois pas comment faire plus limpide notamment par rapport aux interventions de latriforce qui a dit l'essentiel de son coté.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Le cinéma est le 7eme art tandis que la télévision est considéré comme le 8eme, d'ailleurs un spécialiste (et vétéran) des séries télés comme Alain Carrazé a écrit un livre qui s'intitule "Serie's Anatomy, le 8e art décrypté".
Il est l'équivalent d'un Jean-Pierre Dionnet que nous avons du coté du cinéma.Tu me parles de contraintes de production, je te parle de techniques artistiques.
Tu peux difficilement dissocier les deux en fait, les contraintes de production vont forcément influencer la technique.
Un réalisateur peut accoucher d'un chef d'œuvre de cinéma tout en ayant des grosses contraintes de production.
Oui ça impacte l'œuvre mais ça n'annule pas forcément son appartenance ou non à tel art.
C'est une connerie de parler de ça.
Le 14 janvier 2020 à 23:17:25 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 23:14:17 LaTriforce11 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 23:08:44 PrincesseRousse a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 22:45:31 Westen59 a écrit :
Le 14 janvier 2020 à 21:48:43 PrincesseRousse a écrit :
Dans les fondamentaux, la série c'est du cinéma.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Et quand je parle de séries, je ne parle évidemment pas des sitcoms. Comme dit précédemment, il y a autant de merde au cinéma qu'à la télévision. C'est pas parce que la majorité des productions est conçue de manière industrielle et sans intention artistique valable que les bonnes œuvres deviennent des exceptions ne pouvant être considérées comme du cinéma.Dans une série, tu exploites les mêmes techniques cinématographiques pour construire ton propos (caméra, montage). Mêmes codes ou non, on s'en branle. Un film expérimental ça reste du cinéma alors qu'il utilise ses propres codes.
Bien évidement que le cinéma et la télévision ont une base commune mais de ce que je constate tu ne vois pas plus loin le sujet (et on s'en fout de la merde qu'il y a eu des deux cotés, la n'est pas la question).
La télévision est une usine à faiseurs (bons comme mauvais), prends des bons comme - je ne sais pas mais au hasard - Alan Taylor ou Alan Poul qui ont accumulé une sacrée carrière télé pondre un film, tu as des chances de te retrouver devant un film convenu/générique parce-qu’ils ont appris pendant toute leur carrière à travailler d'une certaine manière propre à la télévision.
Et j'insiste à nouveau lourdement sur les contraintes de temps dans le milieu de la télé, même chez HBO tu peux voir des gens répartir leur travail sur 3 épisodes qui se succèdent dans leur programme notamment un réal ou cinéaste si il est prévu derrière ceux la, la où du coté du cinéma tu as du temps dès la pré-production de ton film.
Je me souviens d'une anecdote de Joe Dante à l'époque des histoires fantastiques qui disait qu'il n'avait pas le temps de réfléchir à son travail et a fait du mieux ce qu'il pouvait lorsqu'il s'est retrouvé sur un épisode qui était déjà (partiellement ou plus) préparer.Même un Jeremy Saulnier sur True Detective malgré qu'il soit un cinéaste très prometteur "s’efface" un peu dès son second épisode... sans avoir fait un mauvais travail pour autant.
A t'on avis pourquoi un Kevin Feige a choisi des types comme les Russo ? (qui se sont révélés être de mauvais faiseurs finalement) parce-qu’ils ont une approche et habitude de travailler venant de la télévision avec des types derrière leurs dos et sous un rythme fast-food.
Je ne vois pas comment faire plus limpide notamment par rapport aux interventions de latriforce qui a dit l'essentiel de son coté.
C'est pas parce que les codes sont différents que ça en fait un autre art.
Le cinéma est le 7eme art tandis que la télévision est considéré comme le 8eme, d'ailleurs un spécialiste (et vétéran) des séries télés comme Alain Carrazé a écrit un livre qui s'intitule "Serie's Anatomy, le 8e art décrypté".
Il est l'équivalent d'un Jean-Pierre Dionnet que nous avons du coté du cinéma.Tu me parles de contraintes de production, je te parle de techniques artistiques.
Tu peux difficilement dissocier les deux en fait, les contraintes de production vont forcément influencer la technique.
Un réalisateur peut accoucher d'un chef d'œuvre de cinéma tout en ayant des grosses contraintes de production.
Oui ça impacte l'œuvre mais ça n'annule pas forcément son appartenance ou non à tel art.
C'est une connerie de parler de ça.
J'aimerais que tu me cite un film qui est un chef d'oeuvre avec de grosses contraintes, parce que moi j'en vois pas.
Et ce n'est pas tant une question de poids de ces contraintes, mais de l'existence même de ces dernières : une série c'est soumis à un planning de diffusion, c'est soumis à des budgets différents, du moins dans leur gestion, ça doit viser un tel public, ça demande une coordination différente pour être produit (rien que le fait qu'une série fasse appel à plusieurs réalisateurs d'un épisode sur l'autre, là où au cinéma c'est dans 99,9% des cas un seul, fait une énorme différence).
Toutes ces différences font que la télévision, si elle n'est pas incomparable, n'est pas la même chose que le "cinéma" au sens artistique.
Le 14 janvier 2020 à 22:41:15 Blinx23 a écrit :
La question est surtout : qu'est ce qu'un bon film? Sur quel critère repose-t-on pour mesurer la qualité d'une production?
C'est une question que je trouve assez difficile à répondre au fond (et vaste) puisqu'il y a une bonne part de subjectivité dans l'ensemble (comme certaines choses qui peuvent être dérangeantes pour quelqu'un ne le sont pas forcément pour un autre...) mais avec quelques nuances d'objectivité qu'on trouve du coté de tout ce qui est découpage, cadrage, l'utilisation de la grammaire.... c'est à dire intrinsèquement parlant.
Des classiques sont étudiés comme Citizen Kane ou Psychose, ceci dit on peut très bien ne pas les aimer pour diverses raisons sans pour autant les dénigrer (c'est juste une histoire de recul).
Mais il peut y avoir des cas plus délicats qui appuient bien plus sur la subjectivité, un cinéaste comme Guy Maddin m'a l'air très atypique (d'ailleurs je ne me sens pas encore prêt mais je n'oublie pas que je l'ai en vue).
Enfin après ce n'est pas dur de juger un film comme le dernier Avengers, l'objet filmique est à la ramasse ![]()
Les critiques professionels ? Tout le monde peut devenir critique de nos jours, la majeure partie d'entre elles proviennent de blogs en tout genre. On a aussi les journalistes. En revanche quid des biais? Dans le cas.du Joker, combien de critiques ont réellement vu le film, à les lire on ne le dirait pas. Comment s'assurer de leurs neutralité? Impossible
C'est pour ça qu'il faut toujours avoir du recul devant les critiques dans son ensemble, on trouve effectivement de tout et n'importe quoi, ils ne sont pas tous forcément adeptes du Cinema.
C'est à chacun d'entre nous de faire le tri et voir ce qui est intéréssant même en cas de désaccord.
L'audience général? Plus pertinent. Mais alors, quid des films indépendants, à petit budget ou distribué par un maison de production inconnue au bataillon. Hors certaines exception (dont le Joker fait partie désormais), qui peut faire face à la machine de guerre de Disney et son rouleau compresseur médiatique. A ce prix là, les avengers sont des chefs d'oeuvres lol.
Je ne comprends pas où tu veux en venir au final mais je suis assez d'accord que ça ne se mesure pas par de l'audience et l'avis du grand public.
C'est sur que si ça fonctionnait sur la mesure des audiences on ferait plutôt des éloges de la décennie 2010 aujourd'hui
(mais la réalité montre l'inverse, même du coté de certaines presses spécialisés on parle de la chute Hollywoodienne dans le constat).
Au regard des nominations, on ne peut nier le succès du Joker parmis l'industrie du cinéma.
C'est sur mais nous verrons bien ce qu'il deviendra avec le temps.