C’est un fait, les grandes heures de Pixar sont derrière nous, la plupart des dernières productions du studio ayant bien eu du mal à emporter une franche adhésion, au delà de leur maestria technique. Avec son pitch aussi farfelu que prometteur, « En avant » semblait pourtant posséder tous les attributs pour inverser la tendance. Dans un monde féerique ayant dérivé vers une société de consommation comparable à la nôtre, deux frères vont devoir réveiller cette magie oubliée et partir en quête, dans le but de revoir, l’espace d’une journée, leur père décédé. Traiter du deuil, des relations fraternelles, tout en torpillant notre monde consumériste, la proposition était enthousiasmante. Dans les faits, l’intrigue propose bel et bien cela mais sans mordant, ni panache. Malgré ses 109 minutes au compteur, seules deux, trois scènes font vraiment mouche, le reste se montrant très convenu, trop gentillet. Triste de voir qu’après avoir survolé la concurrence, près de 20 ans, Pixar ne se hisse aujourd’hui qu’à son niveau.