C'est honnête.
Tout le point de tension du film, c'est d'opposer une intrigue déceptive et anti-spectaculaire, banale, à un Bill Murray complètement factice qui calque dans ses comportements des scènes romanesques pour donner du sens à une vie un peu plus mélancolique qu'il n'y paraît.
Ca donne l'occasion de déployer quelques chouettes scènes de comique absurde ou pince sans rire et globalement ça fonctionne. Après, c'est plutôt déjà vu et autour du personnage de Rashida Jones, on retrouve appliquée telle quelle la grammaire la plus plate de Sofia Coppola : les cadrages serrés avec flou de l'arrière-plan et profil pensif sur un personnage bloqué qui ne sait plus où il en est. Ce n'est que trop rarement porté par des trouvailles visuelles intéressantes (j'en retiens qu'une en fait qui marche très bien, le court plan de l'aspirateur), alors même si le tout est bien emballé, c'est assez quelconque.
Le film est court, on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais c'est sans grande ambition - en général ou par rapport à la filmographie de sa réalisatrice - et sans grand intérêt.