J'ai trouvé ça vraiment pas drôle, en plus de contredire son propos. Grosso modo, ça ne dit pas "il faut accepter les autres comme ils sont" mais "même s'ils sont des gros porcs immondes c'est la beauté intérieure qui compte".
Et comment le film présente ça? Un entourloupe scénaristique, le héros qui voit une fausse beauté physique qui reflète une vraie beauté intérieure. Et c'est de ça qu'il tombe amoureux, il est guidé par ses bas instincts quoi qu'il arrive. Bon, avec ça pleins d'humour dégradant sur les obèses même si le film prétend faire l'inverse... le truc c'est que jamais les personnes en surpoids sont présentés comme de vrais individus à part entière qui ont leur existence dans l'intrigue. Ça conserve la dichotomie des "gros un peu cons mais rigolos à voir comme à un freak show" et puis de l'idéal de beauté des autres gens "normaux" charismatiques et doués d'émotions.
C'est gentillet et ça vise pas très haut, ni Paltrow ni Jack Black arrivent à sauver ce film, je sais même pas comment ils ont atterri là dedans d'ailleurs.