Je n'aime pas forcément Payne et son cinéma, mais bon Downsizing ce n'est pas ce qu'il a fait pire (et j'ose espérer que ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux). En fait le film a plusieurs soucis, le premier c'est qu'il est trop long et donc assez chiant, très écrit il est donc extrêmement prévisible, mais malgré tout grâce à Waltz et à Udo Kier il arrive à gagner un peu de fraîcheur.
Néanmoins ça reste totalement oubliable car si au début on a un propos politique au niveau de l'économie sur le fait de consommer moins qui fait perdre de la croissance au pays et donc on a un message (ou du moins on en parle) sur la décroissance, c'est très vite oublié au profit de pas grand chose et c'est bien le problème.
L'histoire d'amour est téléphonée au possible et le problème principal c'est que c'est tellement écrit que tout est ultra prévisible. Tout ce qui est avancé dans le film doit servir, on parle du méthane à la télé, ça va servir, on parle d'une fille retrouvée dans un carton de téléviseur, ça va servir, etc.
Le film ne se permet jamais de vivre. D'ailleurs il ne fait rien de son concept puisque finalement ce n'est pas si différent d'aller vivre à l'étranger... donc le concept tombe un peu à plat, surtout qu'il n'y a pas réellement de discours intéressant sur l'économie, sur l'écologie ou bien même sur quoique ce soit. Bref, c'est un beau gâchis.
Mais parfois ça reste drôle, donc ça passe vite fait entre deux bâillements.