C'est très moyen. A la limite les soucis d'écriture relevés plus haut pourraient passer si il y avait une vraie radicalité en terme de mise en scène, mais c'est pas le cas. Même certains intervenants du podcast du VDD le reconnaissent en disant que c'est un film plus grand public, plus accessible, plus plateforme compatible que les précédents films du réal.
Il n'y a que Penélope Cruz qui s'en tire plutôt bien malgré son personnage pas extraordinaire, et cette forme de classicisme, de linéarité dans la narration, contrairement à Oppenheimer, qui fait que ça se suit tranquillement, presque comme un petit téléfilm du dimanche après-midi, mais avec une belle photo et quelques pointures devant la caméra.
Petit détail à noter
: il n'y a aucune musique mémorable contrairement à tous ses autres films et cela même dans son premier téléfilm ( https://www.youtube.com/watch?v=POSNS199fp8 )
[13:41:17] <ArthurPym>
C'est très moyen. A la limite les soucis d'écriture relevés plus haut pourraient passer si il y avait une vraie radicalité en terme de mise en scène, mais c'est pas le cas. Même certains intervenants du podcast du VDD le reconnaissent en disant que c'est un film plus grand public, plus accessible, plus plateforme compatible que les précédents films du réal.
Il n'y a que Penélope Cruz qui s'en tire plutôt bien malgré son personnage pas extraordinaire, et cette forme de classicisme, de linéarité dans la narration, contrairement à Oppenheimer, qui fait que ça se suit tranquillement, presque comme un petit téléfilm du dimanche après-midi, mais avec une belle photo et quelques pointures devant la caméra.
Il faut vraiment qu'ils arrêtent définitivement leurs délires, de combiner gros réal de films + productions plate-formes TV streaming
On a vu le résultat dernièrement avec Argylle ![]()
Tout est édulcoré et grand public, pour que ça soit adaptable direct pour la TV
A ceci près que Matthew Vaughn n'est pas un grand réal ![]()
Le 08 février 2024 à 09:11:15 :
A ceci près que Matthew Vaughn n'est pas un grand réal
Parle mieux stp du grand monsieur derrière l'adaptation de Stardust ![]()
Je m'attendais à voir comment Ferrari était devenu la marque de voiture de sport emblématique, un film biographique, quoi.
Que nenni. On a l'impression que le film s'étale sur trois semaines.
Aucun enjeux n'est intéressant. C'est cliché et déjà vu.
La course est osef, comme dit un vdd, on sait pas qui est qui, où ils sont et où ils doivent aller. Combien ils sont. On dirait qu'il n'y a que deux écuries.
Le seul moment marquant, c'est l'accident. Sinon j'ai déjà tout oublié.
Le film même pas en 4K HDR sur amazon quoi 🎪
merde j'avais oublié j'ai regardé Sicario2
Le film est sorti au ciné donc il n'est pas sur Amazon chez nous en Belgique ![]()
"On sait tous que la mort rode..."
... La famille et les enfants ne le savent pas.
Le film nous confronte progressivement aux fêlures et aux doutes intérieurs d'un homme, Enzo Ferrari. La reconstruction d'une famille.
Cet homme est habité par la compétition sportive et la victoire. C'est un professionnel féru de travail comme Mann en a toujours filmé : obsessionnel, persévérant, habile, rusé.
Le film nous montre, à travers des scènes qui peuvent sembler anodines mais qui ont une grande signification dans le portrait de cet homme, la manière dont Enzo Ferrari est connecté aux créations Ferrari et à la famille Ferrari : il mange avec ses mécaniciens et ses pilotes, il demande conseil à son plus fidèle mécano quand il doute sur son avenir familial, il se moque des ventes de voiture au grand public et n'a d'yeux que pour ses voitures de courses... Il a dans son ADN l'origine et les fondements de la naissance de Ferrari. L'embourgeoisement de Ferrari ne l'intéresse guère. En parallèle sa famille, au sens du foyer, et sa vie sentimentale vont être fragilisées par l'héritage et le poids de Ferrari.
Or, et comme souvent chez Mann, un "nouveau monde" qui est matérialisé ici par la contrainte économique qui exige de la maison Ferrari de s'adapter vite et de rogner sur ses principes (le sport automobile, le fait de gagner des courses, fabriquer des moteurs puissants) sous peine de disparaitre va perturber le père de famille. Il faut vendre plus de voitures, il faut créer des partenariats, il faut capitaliser sur la marque.
On nous montre un homme rusé qui parvient à ses fins malgré les contraintes et la pression. À quel prix ?
Le prix de la mort : le film, dès les premières séquences, nous fait comprendre que ce sport est impitoyable. Enzo Ferrari l'est tout autant. Les pilotes meurent sur la piste, pas le temps pour les regrets, il faut en trouver d'autre. La concurrence macabre entre Ferrari et Maserati coûte la vie d'êtres humains. Le film est hanté par ses morts, du fils de Ferrari jusqu'aux pilotes.
Adam Driver, physiquement imposant à l'écran, prend beaucoup de place. Il est à la fois impitoyable et sûr de lui à Maranello et en public mais ne pilote plus rien lorsqu'il s'agit de gérer ses finances sécuriser son avenir. Les faces à faces avec sa première femme, interprétée par. Penelope Cruz, nous montrent à quel poids il a dû mal à assumer son héritage. La mort de son premier enfant est une faiblesse presque fatale en dépit d'une grande force générale, pouvant le mener à sa perte.
La nouvelle compagne d'Enzo Ferrari, Lina (interprétée sobrement par Shailene Woodley) faot office de nouvel horizon. La construction d'un nouveau foyer pour exorciser son passé. Le personnage de Lina manque de profondeur, c'est un peu dommage, et reste beaucoup trop en retrait par rapport à l'importance réelle qu'elle a sur le cheminement du récit.
Le film baigne dans une sorte de mélancolie indépassable, une impasse dans laquelle il semble difficile de sortir. Si l'on regarde dans le rétroviseur de la filmographie de Mann, Ferrari nest pas le plus spectaculaire ni le plus brillant en terme de mise en scène mais reste passionnant.
Déçu par ce que je viens de voir. Le film n'est pas mauvais, il est juste moyen, mais surtout l'angle pris pour le biopic n'est tellement pas pertinent. Je comprends pas l'intérêt de réaliser un film sur une icône comme Ferrari pour se concentrer sur tout, sauf l'aspect automobile. A quoi ça sert de ne rien réaliser pendant presque 10 ans pour revenir et sortir du vu et revu ? Pourquoi se concentrer sur la vie de couple de Ferrari et pas les bagnoles, la préparation de la grosse course ? Putain y'a un mec qui conduit tout seul en plus, sans navigateur, c'est un truc de délirant pour l'époque.. et on s'en branle.
On est très en dessous de Rush ou Ford v Ferrari, que ce soit le drama hors course et surtout les scènes de course en fait. J'ai trouvé ça frappant de voir l'écurie concourir et de me dire que je me fous complètement des persos. La mise en scène, c'est pareil. Rien de sensationnel, aucune tension.
La scène du crash, le moment choc du film. Ce qui m'a surtout choqué, c'est à quel point les CGI sont ratées et te sortent complètement de ce que tu regardes. C'était déjà le cas au tout début d'ailleurs lors du premier accident.
Adam Driver était bon dans son rôle, mais c'est surtout Penelope Cruz qui se démarque j'ai trouvé.
Pour ma part je défendrais toujours les biopic qui essayent de s'affranchir de la conventionnalité du genre, de filmer de l'enfance à la mort où du moins jusqu'à la consécration d'une personne, ok c'est bien joli et ça fait une fresque sympa, mais qu'est-ce que c'est classique
On a plus de chance de tomber dans la banalité
Alors qu'ici, honnêtement je ne savais pas à quoi m'attendre, un drame familial ? Un film épique sportif ? Un film de gangster moderne ? Au final c'est un peu tout ça, il y a suffisamment de scènes de voitures pour ne pas être sur sa faim et suffisamment de concentration sur Ferrari pour ne pas se perdre
A la fin du film on a un portrait assez suffisant de Ferrari qui n'a d'yeux que pour les affaires et parfois sa famille secrète, un beau salaud donc
Mais pas de quoi faire un chef d'oeuvre non plus... Et puis les accidents façon GTA V
je sais pas si c'est génial ou de mauvais goût
Un film bien étrange que ce Ferrari, biopic qui se concentre sur un tout petit segment de l'immense vie du légendaire Enzo du même nom.
Un film de Mann, qu'il soit sur grand ou petit écran, est évidemment toujours un évènement.
J'ai apprécié également ce parti pris de ne pas recourir au plan classique du Biopic s'efforçant de retracer toute la vie d'une célébrité avec le schéma habituel "naissance-ascension-chute-redemption-gloire".
Le métrage de Mann entreprend de nous mettre dans le bain d'emblée, et sans fioritures, sans exposition interminable, on est de suite dans le bain. Peut-être même un poil trop pour les non-initiés qui auront sans doute, pendant les 20 premières minutes, du mal à tout à fait cerner les relations entre les personnages et ce qui se joue sous leurs yeux.
C'est pourtant bien là que se situe le coeur de Ferrari, récit d'un homme qui aura connu toutes les gloires sportives d'abord, et professionnelles ensuite, mais intérieurement détruit par la perte de son fils Dino quelques décennies plus tôt.
Décès filial qui aura eu raison de son mariage, bien qu'il ne soit pas divorcé de sa femme Laura (sensationnelle Pénélope Cruz). Les 2 "époux sans l'être tout à fait", s'ils ne peuvent plus se regarder sans fatalement y voir le reflet de leur fils perdu, restent des partenaires de Business terriblement efficaces, même si en 1957 (année ou l'action du film prend place), l'entreprise Ferrari bat de l'aile et se voit contrainte de s'associer avec plus gros et plus riche (Fiat ou Ford) pour pouvoir continuer de vivre.
Et pour attirer les investisseurs, il faut aller chercher des trophées sportifs. L'objectif d'Enzo est donc clair: sauver son entreprise en gagnant la course des Mile Miglia, terriblement dangereuse à travers toute l'Italie, en damnant le pion à l'écurie rivale, Maserati...
L'introduction de Ferrari nous dévoile également que Enzo a essayé d'échapper à son insurmontable chagrin parental dans les bras d'une autre femme, plus jeune, et de cette relation adultère est né un autre fils, Piero, que Enzo ne reconnait pas officiellement tout en prenant soin de lui et en l'aimant comme un vrai père.
Ferrari n'est donc pas ce qu'il prétend être. Si vous cherchiez un film de course automobile, vous en serez pour vos frais...si ces courses sont bien présentes (et sacrément bien filmées), elles ne sont pas l'enjeu principal du film.
Mann ne cherche pas non plus a idéaliser sa figure centrale: jamais Enzo Ferrari n'est dépeint comme un homme bien. C'est un homme intérieurement brisé, son mariage est brisé, et son entreprise, sa vie, menace à son tour de se briser.
Cette figure si respectée, quasi spectrale dans son absence d'émotions apparente et sa démarche stoique (on ne peut qu'applaudir la performance, certes "prothésisée" d'Adam Driver), baigne dans un environnement de mort.
Les cadavres (de pilotes principalement) jonchent le parcours d'Enzo. Il n'a pas le temps de s'en émouvoir, il poursuit son rêve, et aucun sacrifice n'est trop grand pour l'atteindre.
La scène où Enzo tance ses pilotes en leur suggérant tout simplement de risquer de mourir pour gagner suffit à résumer la psychée du personnage et à diffuser cet "instinct de mort" sur le reste du film, qui finira d'étendre son voile lors du climax, bref mais terriblement brutal et graphique, qui restera dans les annales comme l'un des crashs les plus terribles qu'on ait pu voir au cinéma.
Un film assurément à part dans la filmographie de Mann, loin de ses codes et de ses innovations stylistiques habituelles (le film a une photographie très "européenne" je trouve) et certainement beaucoup plus classique dans sa forme, mais qui reste une glaçante autopsie d'un couple qui ne peut plus s'aimer à cause d'un chagrin trop grand, et d'un homme terriblement humain, à la fois capable de la plus admirable grandeur comme de la plus détestable lâcheté, drapé d'un voile de mort et damné par les rêves qu'il poursuit.
Pas un chef d’œuvre non, mais un très, très, très bon film.
A voir!
je l'ai déjà oublié ce film...
Thoret qui répond à Bégaudeau ![]()
https://www.newyorker.com/.../the-secret-fuel-that-makes...
Il est amusant de voir comment, depuis un an ou deux, avec une accélération récente provoquée par la sortie de Ferrari, une petite communauté de haters s’agite via des articles, des forums, des podcats ou des posts hargneux (et/ou sophistiqués), désireuse d’en découdre avec celui dont l’importance dans l’histoire du cinéma américain, est désormais largement acquise. Une consécration qu’elle a sans doute mal vécu, comme si elle voulait dire quelque chose contre mais n’avait jamais trouvé les mots ou les idées justes pour le faire. Alors ça s’énerve, ça gratouille, ça rumine et puis un jour, enfin, ça piaffe au grand jour. Les idées manquent toujours mais peu importe, l'heure du grand coming out a sonné. Après tout, pourquoi le syndrome si actuel de la polémique stérile épargnerait-elle, le petit monde des commentateurs de cinéma ? Ici, un salonnier borgne et logorrhéique s’attaque au totem Heat en enfilant, avec l’aplomb des incultes, les contresens dans un podcast gênant ; là un journaliste signe de son nom un papier d’une indigence rare sur l’absence de femmes dans les films de Mann et qui, s’il vendait de l’alcool, lui vaudrait sans doute un retrait immédiat de sa licence ; ailleurs des facebookers, épuisés de ronger leur frein, ressortent contre Mann les bons mots du placard des années 1990 et le journal « Le Monde » parachève le tout avec un texte peu inspiré qu’on relira sans doute avec amusement dans quelques années. Un classique du genre. Ceux qui ont suivi les rapports de Mann avec la presse française en savent quelque chose. Dans le même temps, Richard Brody, qui n’a jamais été un mannien convaincu, signe dans « Le New Yorker » un très bon texte sur Ferrari. Lui a travaillé et donc vu, ce qui fait tout de suite une immense différence. Le hater sous-estime toujours le travail à accomplir avant de se lancer efficacement dans une croisade, aussi minuscule soit-elle. Au fond, tout cela n’a guère d’importance - c’est même souvent savoureux et puis l’art d’aimer n’est pas pour tout le monde - mais quitte à faire la guerre, autant se munir d’armes un peu plus puissantes que des pistolets à eau.
" Ici, un salonnier borgne et logorrhéique" csc
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Ah oui, tu m'étonnes que son podcast sur Heat soit mal passé...
Le 17 mars 2024 à 21:51:21 :
Ah oui, tu m'étonnes que son podcast sur Heat soit mal passé...
Je suis sûr que Thoret a entendu sa derniere "attaque" dans son podcast sur Napoléon où il disait "le teint gris qu'on retrouve dans tous les films historiques américains du XXIe siècle s'explique par le fait que les Américains ont perdu la joie de vivre après le 11 septembre.. une connerie que Thoret pourrait dire" ![]()
Après de mémoire assez mauvais podcast, Bégaudeau tombait dans pas mal de travers qu'il reproche parfois aux critiques, notamment quand il parle de la misogynie de Mann, qu'il dénonce bêtement sans s'intéresser vraiment aux effets produits. Même si ils ont des goûts en commun avec Thoret (Cimino), ça m'étonne pas que les deux s'envoient des pics, ils sont vraiment éloignés dans leurs cinéphilies, et Bégaudeau lui a déjà envoyé une pique récemment, je sais plus dans quel podcast, où il reproche à Thoret de nier totalement la dimension industrielle du cinéma quand il parle du nouvel hollywood.
Le 17 mars 2024 à 21:58:49 :
Le 17 mars 2024 à 21:51:21 :
Ah oui, tu m'étonnes que son podcast sur Heat soit mal passé...Je suis sûr que Thoret a entendu sa derniere "attaque" dans son podcast sur Napoléon où il disait "le teint gris qu'on retrouve dans tous les films historiques américains du XXIe siècle s'explique par le fait que les Américains ont perdu la joie de vivre après le 11 septembre.. une connerie que Thoret pourrait dire"
C'est un truc que j'ai pas mal entendu sur les films de Spielberg post 11 septembre, Munich évidemment ![]()
Le 17 mars 2024 à 22:04:33 :
Après de mémoire assez mauvais podcast, Bégaudeau tombait dans pas mal de travers qu'il reproche parfois aux critiques, notamment quand il parle de la misogynie de Mann, qu'il dénonce bêtement sans s'intéresser vraiment aux effets produits. Même si ils ont des goûts en commun avec Thoret (Cimino), ça m'étonne pas que les deux s'envoient des pics, ils sont vraiment éloignés dans leurs cinéphilies, et Bégaudeau lui a déjà envoyé une pique récemment, je sais plus dans quel podcast, où il reproche à Thoret de nier totalement la dimension industrielle du cinéma quand il parle du nouvel hollywood.
Si tu retrouves le podcast, ça m'interesse ![]()
Le 17 mars 2024 à 22:06:15 :
Le 17 mars 2024 à 21:58:49 :
Le 17 mars 2024 à 21:51:21 :
Ah oui, tu m'étonnes que son podcast sur Heat soit mal passé...Je suis sûr que Thoret a entendu sa derniere "attaque" dans son podcast sur Napoléon où il disait "le teint gris qu'on retrouve dans tous les films historiques américains du XXIe siècle s'explique par le fait que les Américains ont perdu la joie de vivre après le 11 septembre.. une connerie que Thoret pourrait dire"
C'est un truc que j'ai pas mal entendu sur les films de Spielberg post 11 septembre, Munich évidemment
C'est vrai que c'est très laid ce teint gris, Bégaudeau dit que Game of thrones a imposé cela mais que c'est aussi un effet de mode, de mimétisme... Mais je pense que cette mode s'est produite avant cette série. Spielberg comme tu as dis mais aussi Eastwood avec American Sniper et Memoires de nos peres.
https://www.youtube.com/watch?v=HTCVYCdWSFY je crois que c'etait de cette video qu'il parlait