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Déjà accompagné d'une forme d'austérité avec son ancienne direction, Toulouse a gardé la même recette cette saison. Aucune place à la folie. La crise des droits télé a même accentué la rigueur prônée par le successeur de Damien Comolli, réputé lui-même difficile en affaires. « Ce que je peux dire de manière très précise, c'est que la masse salariale cette année versus celle de l'an dernier est inférieure de 20 % », affirme Olivier Cloarec, le président du TFC depuis l'été dernier, validant nos estimations à la baisse (le salaire moyen était de 45 000 € en 2024-2025).
Pour le TFC, l'un des plus petits budgets de Ligue 1 (autour de 50 millions d'euros, chiffre non confirmé par le club), le modèle se résume toujours à vendre ses actifs du mieux possible pour équilibrer ses comptes. Mission accomplie lors des deux derniers mercatos (+32 M€ ; 45 M€ de vente pour 13 M€ d'achat). Mais dans un contexte financier plus difficile que les années précédentes, le club haut-garonnais a été « obligé de surperformer » dans le recrutement. Ce qui s'est traduit aussi, par ricochet, dans les rémunérations offertes.
« On a proposé plusieurs joueurs et été surpris que Toulouse ne puisse pas s'aligner », témoigne un agent familier de l'environnement toulousain. « C'est un des clubs qui payent le moins les joueurs, c'est sûr, confirme une autre source, moins policée, habituée à négocier avec le TFC. Ils les paient en cassoulet ! Je veux bien qu'il n'y ait plus d'argent mais, à un moment, il faut respecter les gens quand même. » Une remarque contredite par les décideurs toulousains. « Attention, ce ne sont pas des salaires complètement neutres et des chiffres lambda pour tout le monde », rappelle Cloarec, estimant que « Toulouse reste attractif sur d'autres domaines que le financier ».
Certains salaires sont évolutifs
Prêté par Strasbourg, Demba Diop a par exemple été convaincu par la perspective de gagner en temps de jeu. Pour le faire venir cet hiver, le TFC a consenti à un rare investissement en prenant la totalité de son salaire en charge (50 000 € bruts mensuels). Une rétribution équivalente à celle de Francis Abu, l'un des paris estivaux les plus coûteux mais blessé peu après son arrivée dans la Ville rose. Pour remplacer les anciens joueurs les mieux payés (Aboukhlal, King, Sierro et Schmidt), une autre stratégie a été adoptée en privilégiant des joueurs moins gourmands (30 000 € pour Emersonn, 28 000 pour Hidalgo, 20 000 pour Russell-Rowe...).
Ils ne figurent pas dans notre classement cette année. Mais grâce à des salaires évolutifs, comme ceux de Djibril Sidibé (jusqu'à 90 000 € en cas d'objectifs atteints) ou de Yann Gboho, augmenté chaque saison de 5 000 €, la hiérarchie dominée par Aron Dönnum et Rasmus Nicolaisen ne restera pas nécessairement figée.