Mirror's Edge,
ce simple titre évoque de grands souvenirs à ceux qui comme moi en cette année 2008 avait découvert ce petit vent de fraîcheur vidéoludique.
Style épuré reconnaissable au premier coup d'oeil, sensation de liberté (si on désactivait dès le début toutes aides à l'écran) malgré son orientation dirigiste, parkour grisant et une héroïne charismatique...
ME avait et à toujours les qualités d'un grand titre.
Il ne lui manquait qu'un scénario plus poussé et une liberté de mouvement plus grande.
Sa suite, tantôt aux oubliettes, tantôt fantasmée à mis du temps à voir le jour, et finalement fut annoncé Mirror's Edge Catalyst.
Les fans trépignaient à l'idée de retrouver cette licence si particulière et au succès critique mais pas commercial malheureusement...
le propre des grands jeux sans doutes.
C'est avec appréhension que j'ai appris l'orientation open world du futur titre, car oui, nous voulions plus de liberté, mais la licence allait elle devenir un vulgaire bac à sable dénué d'intérêt ?
la réponse est NON, après il est vrai un ressenti plus qu'inquiétant sur la Béta, une fois la version finale entre les mains, le miracle se produit de nouveau.
Comme son aîné, MEC vous transporte dans un monde visuellement riche, beaucoup plus futuriste cette fois, mais retrouver Faith dans son univers est un grand plaisir.
Notre héroïne répond au doigt et à l'oeil et n'a jamais été aussi rapide et agile.
Malgré l'arbre de compétence qui peu paraître gadget et dommageable par rapport au premier qui proposait tout depuis le depart.
Ici Faith évolue en même temps que son caractère dans le scénario, et la pilule passe malgré tout.
À noter qu'au bout de 45 min, la roulade et le demi tour seront déjà accessible, donc pas de quoi crier au scandale non plus.
Graphiquement c'est plutôt jolie, ME à l'époque n'était pas un ténor graphique et c'est pareil pour le petit nouveau.
Attention, le jeu est loin d'être moche, reflets, néons, couleur chatoyantes...
C'est un plaisir de "Parkourir" Glass City, et après une course poursuite, se poser sur le rebord d'un immeuble, contempler la vue et écouter la ville est une sensation grisante.
Car c'est ça aussi Mirror's Edge.
L'ambiance sonore est toujours excellente, Faith respire de plus en plus fort à mesure qu'elle court, la ville grouille de sonorité et la bande son de Solar fields fait mouche encore une fois.
Le doublage Français lui est pas mal sans être mémorable, on a vu mieux, mais pire aussi.
L'histoire, bien que convenue, est bien mieux amené et plus développée que dans le premier, et les cinématiques de toutes beauté ne me contrediront pas.
L'open world est plutôt bien géré, on ne peux pas aller partout, normal pour des messagers interdit de séjours parmi la population me direz vous, les fans d'AC ou autres pourront passez leur chemin.
Des corniches, des trappes d'aération, des balcons, des appartements, un vrai labyrinthe qu'il faudra apprivoiser (sans aucunes indications à l'écran encore une fois pour une expérience optimale).
Une fois la ville découverte, vous serez comme un justicier dans SA ville et les passages dérobés et autres raccourcis n'auront plus de secret pour vous.
Les combats sont le point faible du jeu, même si nous sommes dans un jeu de fuite, il aurait été judicieux que les développeurs les rendent un peu plus attrayants.
Ils sont jouables et plutôt dynamiques en pleine course, mais une fois arrêté, les sentinelles vous attaquerons timidement, alors tout ceci n'est pas catastrophique mais aurait mérité d'être plus de peaufiné.
Beaucoup de critiques sur la durée de vie, il m'aura fallu 15 heures pour voir le bout du scénario tout en faisant les quêtes annexes des personnages secondaires quand celles-ci se debloquait, et elle s'imbriquent très bien dans le scénario principal.
Il reste ensuite pas mal d'activités comme des panneaux à pirater, des objets à trouver, des courses pour le scoring qui s'intègrent très bien a l'univers du jeu...
Beaucoup aussi on critiqué cet aspect mais MEC fait bien mieux et en quantités plus raisonnable comparé à des jeux Ubisoft interminable et barbant en matières de quêtes annexes.
Petites parenthèse qui montre encore une fois que pas mal de tests on été fait rapidement : on disait Faith incapable d'ouvrir une porte sans la défoncer, il suffit simplement d'appuyer sur A de la manette Xbox ou X de la PS4 pour qu'elle l'ouvre délicatement.
Mirror's Edge Catalyst est un grand jeu, pas parfait certes, il y a plus beau, plus long, mais il transpire la fraicheur dans ce monde vidéoludique remplit de jeux qui se ressemble de plus en plus.
En revanche ce qui n'ont pas aimé le premier n'aimerons sans doutes pas celui ci, pas de pan pan boum boum, on est dans un FPS/Parkour/ contemplatif, donc les fans de guérillas urbaines et autres jeux de guerre testostéroné n'en capterons peut être pas l'essence.
Voilà, pour moi, et malgré mes appréhensions, MEC est au final encore meilleure que son prédécesseur.
17/20
un classique en devenir, tout simplement.