Ulysse Bolivar 

Entre la joie de ses habitants et la propreté des rues insalubres, qui ne pourrait pas aimer vivre dans la ville de Safar. La ville portuaire qui doit être la moins peuplée du grand ouest, mais surement la plus propice a des activités illégales. Sous les murs des maisons devaient se dérouler une scène de meurtre ou un recèle d'objet volé, quand on possède de l'imagination, tout nous est possible. Ulysse marchait dans les rues de la ville, les habitants de Safar lui jetant des regards de chien battu. Était-ce sa peau d’impérial trop bronzé ou bien ses cheveux bruns clair qui n'avaient pas leur place dans le desert. Mais le mercenaire n'avait qu'a faire de l'avis de quelques péons et se dirigeait en route de ses prochains contrat.
Dans la vie d'un mercenaire, on loue son épée pour de la chance. Soit l'on tombe sur un homme bien plus fort que soi, soit un jeune brigander qui se plie a genoux le temps de voir sa vie défilé. Ulysse lui, était passer maitre dans l'art du négocier. Que ce soit profiter de l'indulgence d'un client pour lui demander quelques pièces d'or en plus ou bien tout simplement refuser un contrat jusqu’à épuiser le client. Ulysse ne doutait pas de ses talents d’épéiste, mais plutôt de ses talents de survie. Face a un ennemi, il faut savoir anticiper, et non pas avoir la main d'une brute. Ulysse était malin, lors d'un combat contre un Homme qui faisait 3 têtes de plus que lui, il attendit que celui-ci brandisse son marteau pour passer entre ses jambes et lui assener un coup fatal dans le dos. Une de ses plus belles prouesses, il peut en être fier, surtout qu'il ne repartis pas les mains vides ce jour la, le client qui lui donna le contrat le paya grassement. Cela devait être son troisième contrat, depuis celui-ci il ne s’arrêta plus jamais. Qu'est-ce qui pouvait bien le retenir de changer de profession ? La passion de l'action, du danger, qui sait ? Mais une chose est sur, c'est qu'il n'est pas près d’arrêter.
Le pas si jeune, Ulysse vagabondait a l'enceinte de la ville pendant des heures, peinant a trouver ce dont il cherchait. Alors que celui-ci continuait sa marche épuisante, un marchand l'interpella, d'un ton sinistre. L'homme avait un long nez, de longs cheveux crépus et des yeux, qui semblaient menaçant rien qu'en les regardant. Un homme du pays bien évidemment, que pouvons nous dire de bouseux du désert, si ce n'est qu'ils ont l'air tous de se ressembler comme deux gouttes d'eau. Mais un client est un client, si Ulysse aurait du juger chaque tête des clients qui lui ont donner un contrat, il serait a la rue. Le marchand adressa la parole a Ulysse, d'un accent sudiste très prononcé.

-Mon cheeeeeer ami, dit moi, ta lame te porte a merveille. Mais celle-ci semble avoir quelques taches ici, la... Dit moi, ne ferait tu pas partie de ces gens qui font le travail que les autres personnes n'osent pratiquer ?
Il fit un signe de décapitation avec ses doigts puis demanda a Ulysse de bien vouloir le suivre. Ulysse, voyant bien qu'il avait devant lui un client potentiel, ne se retint pas de suivre le marchand. Il s’installèrent dans un local a l’abri du reste de la populace, le marchand ferma les rideaux puis discuta avec Ulysse, cette fois-ci d'un accent moins apparent.
-Comme je le disais, mon cher ami mercenaire, tu es tombé sur la poule aux œuf d'or, l’aumône, le plus grand et le plus intéressant !!!
Ulysse qui en avait marre, décida d'aller au vif du sujet.
-Bon c'est bon, vous avez fait votre numéro, maintenant donnez moi le contrat. Par ailleurs, comment savez vous que je suis mercenaire ?
Le marchand rétorqua d'un air savant :
-Oh j'ai l’œil savez vous. On a pas l'habitude de voir de tels gens se pavaner dans les rues de Safar. Avec une épée flambe en neuve et ce genre d'objet, qui doit être ce que vous chérissez le plus, n'est-ce pas ? Vous en avez plein la poche, faites attention, les voleurs rodes a Safar, et vous ne voulez pas tacher votre belle lame du sang de voyou.
Le Safarien sortit une pièce de sa manche, puis continua a parler, Ulysse l’écoutait et n'osait pas l'interrompre.
-Je veux parler, parler d'un contrat, mais pas n'importe lequel. Un contrat qui vous fera passer de simple maraudeur a mercenaire de renommé.