Ulysse Bolivar 

Ulysse se réveilla, comme a son habitude, la tête dans le derrière. Sur la table non loin de son lit, se trouvait sa lame, elle l'attendait pour son travail. Il se leva de son lit, puis, comme si il n’était qu'un jeune écuyer face a l'épée d'un chevalier, se mit a admirer le fer, restant fixe a la table pendant un bon quart d'heure. Cela lui arrivait souvent avérait-dire, de se lever, puis de rester bouche bée face a son épée. Ulysse avait tendance a se souvenir du passé en regardant son reflet sur sa lame, toute ses aventures étaient inscrites sur cette lame, toute ses cibles avaient laissés leur traces. Et pourtant, la lame, qui eu tant essorer le sang de ses victimes, restait aussi réfléchissante qu'un miroir. Selon l'homme qui donna la lame a Ulysse, l’étonnant reflet de celle-ci servait a donner aux victimes un dernier aperçu de leur visage avant leur mort certaine. Ulysse prit le temps de se ressasser de ses souvenirs, puis plia ses bagages pour aller rendre visite a sa cible.
Il y avait, cette grand rue allant jusqu'au bout de la ville, et qui paraissait moins franchissable que le désert. La "Rue des Saphirs" qu'on devait l’appelée. Non pas pour une certaine présence de pierres précieuses sous les rues de la ville, mais pour sa prédominance de marchands, de vendeurs en tout genres. Pas que de simples épiciers, des marchands très riches, ayant des échoppes noyant sous les robes de soies, les babioles dorées et les pierres précieuses. Ulysse savait qu'il allait trouver sa cible aux alentours de cette rue. Un marchand, qui plus est, ancien mercenaire, doit surement se positionner au dessus du lot, et doit surtout bien profiter de la belle vie.
-Et pourquoi ne pas tout simplement prendre sa place, au moins je serais riche, et mercenaire, c'est un métier a risque. Marchand aussi, mais au moins je quitterai la vie de vaguabond.
Pensait le jeune mercenaire, bougeant sa tête de droite a gauche en observant chaque marchand de la rue. Il s’arrêta devant un de ces marchands qui semblait ressembler a la description donnée par le marchand de Safar. L'individu possédait une légère cicatrice sur le nez, qui ne semblait pas être horizontale. Ulysse tenta le tout pour le tout et s’approchât du Marchand. Tout d'abords il lui fit quelques gestes de la main, puis lui demanda son nom :
-Farash Zada, Farash Zada, c'est... c'est bien vous ? Vous êtes Farash Zada, si c'est vous !
Le Marchand ne comprenait pas du tout ce que Ulysse lui disait et l’arrêta de suite :
-Écoutez monsieur je ne connais pas ce Farch Lada alors soit vous achetez quelque-chose soit j'appelle les gardes
Le Mercenaire tenta alors de savoir si il était bien chauve, et souleva le chapeau du marchand pour voir que celui-ci gardait une petite mèche sur son crane. Un gros malaise plaina tout autour de l’échoppe et le marchand commença a devenir menaçant.
-MAIS DÉGAGEZ BON SANG, D-E-G-A-G-E-Z, PARJURE, FAQUIN, VOYOU !
Ulysse s’apprêtait a s'en aller quand il sentit quelque-chose lui tapé dans le dos. C'était un de ces grand voyou du secteur, 2 mètres de haut, massue a la main, tout dans les muscles, le reste dans la queue. Menaçant qu'il était, il demanda a Ulysse de le suivre, d'une voix imposante :
-Vous voulez voir Farash Zada ? Suivez moi, il vous attend.