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TisaneAuTilleul
TisaneAuTilleul
Niveau 8
30 octobre 2018 à 05:46:49

Salut tout le monde,
Je me demandais si il y avait des gens qui apprennent le japonais avec une méthode comme AJATT/MIA ou juste basée sur l'immersion ici.

Si peut être certains l’ont fait et ont des retours :question:

Ubugsoft
Ubugsoft
Niveau 9
30 octobre 2018 à 06:57:32

Le 30 octobre 2018 à 05:46:49 TisaneAuTilleul a écrit :
Salut tout le monde,
Je me demandais si il y avait des gens qui apprennent le japonais avec une méthode comme AJATT/MIA ou juste basée sur l'immersion ici.

Si peut être certains l’ont fait et ont des retours :question:

Tu comptes aussi l'immersion par échange scolaire et universitaire ? J'en ai fait et c'est incroyablement efficace :oui:

origamifit
origamifit
Niveau 7
30 octobre 2018 à 10:37:33

Le 30 octobre 2018 à 05:46:49 TisaneAuTilleul a écrit :
Salut tout le monde,
Je me demandais si il y avait des gens qui apprennent le japonais avec une méthode comme AJATT/MIA ou juste basée sur l'immersion ici.

Si peut être certains l’ont fait et ont des retours :question:

Tape Ajatt dans le moteur de recherche.

[Kalveas]
[Kalveas]
Niveau 35
30 octobre 2018 à 10:43:03

La légende raconte qu'interpal + mariage = la meilleur façon de pénétrer en profondeur dans la culture et le langage nippon :ok:

'

'

+

'

:

«

,

:hap:

Vahnouille
Vahnouille
Niveau 33
30 octobre 2018 à 11:56:18

Nigel a essayé. De mémoire ça a pas marché des masses une fois sur place.

origamifit
origamifit
Niveau 7
30 octobre 2018 à 12:01:46

Le 30 octobre 2018 à 11:56:18 Vahnouille a écrit :
Nigel a essayé. De mémoire ça a pas marché des masses une fois sur place.

je pense qu'il y aura des pour et des contres. yamachan a pratiquer AJATT et ça a fonctionné pour lui

Nigel1730
Nigel1730
Niveau 28
30 octobre 2018 à 12:40:25

Rien a fonctionné sur moi, je ne dois pas être fait pour les langues.

Captain-Nozomi
Captain-Nozomi
Niveau 8
30 octobre 2018 à 12:59:53

Beaucoup recommandent (les pro AJATT) pour l'immersion d'avoir du japonais dans les oreilles le plus souvent possible, peu importe la source. A mes débuts, je mettais donc la radio, forcément c'était incompréhensible et après 6 mois j'ai arrêté. Encore aujourd'hui, je ne le fais pas. La raison est simple : l'écoute passive ne sert à rien. Truc tout simple : je travaille en écoutant de la musique et comme je suis concentré sur ce que je fais, je ne peux pas écouter (essayer de répéter les paroles) en même temps.

En revanche, l'écoute active (j'en fais), là oui, tu es concentré sur le contenu japonais (news, drama, ...).

Pour moi, l'immersion sans méthode ça ne fonctionne pas (du moins, on atteint pas les mêmes résultats). Méthode + immersion = oui.

origamifit
origamifit
Niveau 7
30 octobre 2018 à 13:12:02

Le 30 octobre 2018 à 12:59:53 Captain-Nozomi a écrit :
Beaucoup recommandent (les pro AJATT) pour l'immersion d'avoir du japonais dans les oreilles le plus souvent possible, peu importe la source. A mes débuts, je mettais donc la radio, forcément c'était incompréhensible et après 6 mois j'ai arrêté. Encore aujourd'hui, je ne le fais pas. La raison est simple : l'écoute passive ne sert à rien. Truc tout simple : je travaille en écoutant de la musique et comme je suis concentré sur ce que je fais, je ne peux pas écouter (essayer de répéter les paroles) en même temps.

En revanche, l'écoute active (j'en fais), là oui, tu es concentré sur le contenu japonais (news, drama, ...).

Pour moi, l'immersion sans méthode ça ne fonctionne pas (du moins, on atteint pas les mêmes résultats). Méthode + immersion = oui.

Disons que dans l'immersion, je pense que le mieux est d'écouter ce qu'on apprend actuellement pour mieux travailler son écoute.

Tu as certains livres livré avec des audios.

Après si tu bosse depuis un deck anki, l'idée est de faire un export des audios et charger dans un téléphone /mp3 uniquement les phrases que tu étudie/revise.

Après il parait que faire du monolingual aide pas mal à progresser

Message édité le 30 octobre 2018 à 13:16:06 par origamifit
LukaMegurine
LukaMegurine
Niveau 10
30 octobre 2018 à 14:41:17

Attention à ne pas faire l'amalgame entre ajatt/mia/technique-de-matt et l'immersion.
Techniquement, tout est immersion, tout ce que tu fais en rapport avec une langue étrangère est de l'immersion.
MattVSJapan n'a pas inventé l'eau chaude, Stephen Krashen a déjà théorisé la manière dont on acquiert une langue étrangère, notamment par ce qu'il appelle comprehensible input : pour lui, une langue étrangère s'intègre d'abord par la compréhension de la langue avant son expression, et cette compréhension s'effectue graduellement via un contenu intelligible qui éveille l'intérêt de l'élève. https://www.youtube.com/watch?v=NiTsduRreug
Ainsi, il recommande grandement la lecture de contenus dans la langue originale et dans les centres d'intérêts de l'élève. Il est fondamentalement contre l'enseignement typique des langues dans une salle de classe, car l'élève est dans un environnement avec peu de contenu natif, où les autres élèves ne parlent pas bien la langue, où le professeur forcera l'oral de manière trop précoce, et où on lui parlera de Nelson Mandella. L'enseignement de la grammaire en classe présente lui aussi peut d'intérêts, cette compréhension se fait d'abord de manière intuitive dans du contenu natif, puis les explications viennent éclaircir les dernières zones d'ombres.
Krashen précise bien que ce contenu doit être compréhensible, un contenu compréhensible c'est quelque chose de juste assez dur pour que tu puisses par toi même coller les morceaux qui manquent, il l'explique très bien avec son exemple dans la vidéo en montrant sa tête du doigt et en disant le mot équivalent en allemand. L'écoute passive ne présente donc aucun intérêt selon lui car l'élève n'est pas attentif, le contenu peut être trop difficile, et il y a une absence d'images.
AJATT et MIA sont des sortes de versions revisitées de cette théorie adaptées pour le japonais mais elles présentent beaucoup de différences.
Déjà ces méthodes utilisent anki, pour Krashen c'est inutile et en contradiction avec sa thèse : le contenu est répétitif et ennuyant, et si tu n'étudies que des mots sur anki ça ne présentera toujours aucun intérêt pour développer ta compréhension globale de la langue car il faut constamment de la nouveauté. Steve Kauffman par exemple utilise l'approche de Krashen et n'a jamais utilisé anki.
Bien au courant de cela le créateur d'AJATT à conçu ce qu'il appelle des "sentence cards", à la place d'étudier des mots, il étudie ce mot intégré dans une phrase. Je suis personnellement pas du tout convaincu de cette approche parce que tout ce que cela fini par faire, c'est que tu te souviens du mot uniquement dans le contexte de cette phrase bien précise. En plus cela prolonge grandement les révisions sur anki.
Mais je pense quand même que anki est nécessaire pour le japonais, car si on s'en tenait à la thèse de Krashen, il faudrait vérifier systématiquement la prononciation des nouveaux mots en plus de leur sens, ce qui serait très rébarbatif, bien plus qu'avec une langue européenne.
Le second point où je suis en désaccord avec AJATT, c'est l'approche "monolingual". En gros, si vous ne savez pas ce que c'est, c'est une approche qui consiste à penser que la définition de ta langue originale ne sera jamais aussi exacte que celle dans la langue d'origine, et que par conséquent il faudrait apprendre la définition d'un nouveau mot inconnu non pas dans ta langue originale mais dans la définition de la langue étrangère.
En théorie, ça parait juste, en pratique c'est stupide, la définition bilingue suffit dans 95% des cas, 歩く signifie marcher et c'est bien plus simple à retenir, si la définition d'un mot n'est pas clair il peut être utile de vérifier dans un dictionnaire monolingue, mais c'est compliquer les choses inutilement que de tout vouloir définir par dix autres mots. La subtilité de la définition d'un mot se découvrira plus tard en immersion.
Enfin, AJATT recommande de faire remembering the kanji très tôt dans l'apprentissage, avant la lecture, je l'ai fait moi même et c'est selon moi superflu et décourageant, RTK donne uniquement l'habilité de distinguer les kanjis des uns des autres et celui de savoir les tracer à la main. La distinction des kanjis peut se faire en apprenant uniquement les clés et avec un peu d'exposition au langage, l'aptitude à tracer les kanjis à la main et très situationnel : il est bien plus important de comprendre et de parler le langage avant cela. Même Matt dans sa version revisité d'AJATT admet que c'est une mauvaise idée de faire RTK aussi tôt.

Bref ça en fait des choses à dire https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/6/1537043374-elon-smoke-stick-2.png

EndlessArretsa
EndlessArretsa
Niveau 10
30 octobre 2018 à 15:58:09

Perso j'ai commencé direct au Japon, quand je lis des livres c qu'en jap, les JV 50-50, je parle que jap dans mon uni, ma meuf est jap, au baito que des jap..... bref je vais pas m'étaler mais oui l'immersion > all à condition d'etre actif et pas juste ecouter bêtement sans ouvrir la bouche. Le debut est hardcore de ouf quand on se bouffe des centaines de kanji dans la gueule + du jap natif qui parle à 200 à l'heure mais en une seule année tu peux deja avoir un bon niveau intermédiaire, que soit Kanji ou conversation :hap:

ps : les livres scolaires style minna ou revision jlpt ou apprendre le jap en 3 mois etc = poubelle, go direct sur des trucs natifs une fois les bases acquises.

TisaneAuTilleul
TisaneAuTilleul
Niveau 8
30 octobre 2018 à 18:40:49

Le 30 octobre 2018 à 14:41:17 LukaMegurine a écrit :
Attention à ne pas faire l'amalgame entre ajatt/mia/technique-de-matt et l'immersion.
Techniquement, tout est immersion, tout ce que tu fais en rapport avec une langue étrangère est de l'immersion.
MattVSJapan n'a pas inventé l'eau chaude, Stephen Krashen a déjà théorisé la manière dont on acquiert une langue étrangère, notamment par ce qu'il appelle comprehensible input : pour lui, une langue étrangère s'intègre d'abord par la compréhension de la langue avant son expression, et cette compréhension s'effectue graduellement via un contenu intelligible qui éveille l'intérêt de l'élève. https://www.youtube.com/watch?v=NiTsduRreug
Ainsi, il recommande grandement la lecture de contenus dans la langue originale et dans les centres d'intérêts de l'élève. Il est fondamentalement contre l'enseignement typique des langues dans une salle de classe, car l'élève est dans un environnement avec peu de contenu natif, où les autres élèves ne parlent pas bien la langue, où le professeur forcera l'oral de manière trop précoce, et où on lui parlera de Nelson Mandella. L'enseignement de la grammaire en classe présente lui aussi peut d'intérêts, cette compréhension se fait d'abord de manière intuitive dans du contenu natif, puis les explications viennent éclaircir les dernières zones d'ombres.
Krashen précise bien que ce contenu doit être compréhensible, un contenu compréhensible c'est quelque chose de juste assez dur pour que tu puisses par toi même coller les morceaux qui manquent, il l'explique très bien avec son exemple dans la vidéo en montrant sa tête du doigt et en disant le mot équivalent en allemand. L'écoute passive ne présente donc aucun intérêt selon lui car l'élève n'est pas attentif, le contenu peut être trop difficile, et il y a une absence d'images.
AJATT et MIA sont des sortes de versions revisitées de cette théorie adaptées pour le japonais mais elles présentent beaucoup de différences.
Déjà ces méthodes utilisent anki, pour Krashen c'est inutile et en contradiction avec sa thèse : le contenu est répétitif et ennuyant, et si tu n'étudies que des mots sur anki ça ne présentera toujours aucun intérêt pour développer ta compréhension globale de la langue car il faut constamment de la nouveauté. Steve Kauffman par exemple utilise l'approche de Krashen et n'a jamais utilisé anki.
Bien au courant de cela le créateur d'AJATT à conçu ce qu'il appelle des "sentence cards", à la place d'étudier des mots, il étudie ce mot intégré dans une phrase. Je suis personnellement pas du tout convaincu de cette approche parce que tout ce que cela fini par faire, c'est que tu te souviens du mot uniquement dans le contexte de cette phrase bien précise. En plus cela prolonge grandement les révisions sur anki.
Mais je pense quand même que anki est nécessaire pour le japonais, car si on s'en tenait à la thèse de Krashen, il faudrait vérifier systématiquement la prononciation des nouveaux mots en plus de leur sens, ce qui serait très rébarbatif, bien plus qu'avec une langue européenne.
Le second point où je suis en désaccord avec AJATT, c'est l'approche "monolingual". En gros, si vous ne savez pas ce que c'est, c'est une approche qui consiste à penser que la définition de ta langue originale ne sera jamais aussi exacte que celle dans la langue d'origine, et que par conséquent il faudrait apprendre la définition d'un nouveau mot inconnu non pas dans ta langue originale mais dans la définition de la langue étrangère.
En théorie, ça parait juste, en pratique c'est stupide, la définition bilingue suffit dans 95% des cas, 歩く signifie marcher et c'est bien plus simple à retenir, si la définition d'un mot n'est pas clair il peut être utile de vérifier dans un dictionnaire monolingue, mais c'est compliquer les choses inutilement que de tout vouloir définir par dix autres mots. La subtilité de la définition d'un mot se découvrira plus tard en immersion.
Enfin, AJATT recommande de faire remembering the kanji très tôt dans l'apprentissage, avant la lecture, je l'ai fait moi même et c'est selon moi superflu et décourageant, RTK donne uniquement l'habilité de distinguer les kanjis des uns des autres et celui de savoir les tracer à la main. La distinction des kanjis peut se faire en apprenant uniquement les clés et avec un peu d'exposition au langage, l'aptitude à tracer les kanjis à la main et très situationnel : il est bien plus important de comprendre et de parler le langage avant cela. Même Matt dans sa version revisité d'AJATT admet que c'est une mauvaise idée de faire RTK aussi tôt.

Bref ça en fait des choses à dire https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/6/1537043374-elon-smoke-stick-2.png

Merci pour le petit récapitulatif des bases de la methode et ton avis sur certains points :)

Personnellement j'ai justement découvert ça avec Matt et j'ai décidé de tester ça.
J'ai pas encore assez de recul pour donner mon avis sur beaucoup d'aspects mais concernant RTK je suis plutôt d'accord sur le fait que ce soit vraiment rébarbatif et que ça puisse être super décourageant pour quelqu'un qui se lance.

Ayant fini RTK1 je me lance dans les cartes bilingues parce que j'ai remarqué en regardant des anime/film/drama avec les sous-titres que je connaissait quasiment tous les kanjis qui apparaissaient et c'est motivant.
Donc finalement, effectivement anki et surtout RTK sont peu engageants sur le court terme mais je rejoins l'avis de Matt dans cette video https://www.youtube.com/watch?v=5xG-WwqhHBc ,il faut voir ça comme du level up de pokemon où c'est chiant pendant un moment mais après tu bats la ligue

Je pourrais donner un avis plus construit dans un petit moment :hap:

origamifit
origamifit
Niveau 7
30 octobre 2018 à 19:54:44

VDD , pour ce qui est dans la methode de Matt en level up, regarde du coté de Jalup (https://japaneselevelup.com/) ça reste plus organisé que le blog AJATT

TisaneAuTilleul
TisaneAuTilleul
Niveau 8
30 octobre 2018 à 20:49:16

Merci très intéressant !

Captain-Nozomi
Captain-Nozomi
Niveau 8
30 octobre 2018 à 22:38:17

Le 30 octobre 2018 à 13:12:02 origamifit a écrit :

Le 30 octobre 2018 à 12:59:53 Captain-Nozomi a écrit :
Beaucoup recommandent (les pro AJATT) pour l'immersion d'avoir du japonais dans les oreilles le plus souvent possible, peu importe la source. A mes débuts, je mettais donc la radio, forcément c'était incompréhensible et après 6 mois j'ai arrêté. Encore aujourd'hui, je ne le fais pas. La raison est simple : l'écoute passive ne sert à rien. Truc tout simple : je travaille en écoutant de la musique et comme je suis concentré sur ce que je fais, je ne peux pas écouter (essayer de répéter les paroles) en même temps.

En revanche, l'écoute active (j'en fais), là oui, tu es concentré sur le contenu japonais (news, drama, ...).

Pour moi, l'immersion sans méthode ça ne fonctionne pas (du moins, on atteint pas les mêmes résultats). Méthode + immersion = oui.

Disons que dans l'immersion, je pense que le mieux est d'écouter ce qu'on apprend actuellement pour mieux travailler son écoute.

Tu as certains livres livré avec des audios.

Après si tu bosse depuis un deck anki, l'idée est de faire un export des audios et charger dans un téléphone /mp3 uniquement les phrases que tu étudie/revise.

Après il parait que faire du monolingual aide pas mal à progresser

Dans mon premier livre d'apprentissage que j'ai acheté quand j'ai commencé, "Pratique du japonais", tous les dialogues avaient de l'audio, c'était très bien fait.

J'utilise Anki tous les jours et j'ai un deck avec l'audio des phrases. Du coup, ça travaille l'audio et la lecture (et écriture car les kanji compliqués, je les écris).

Le 30 octobre 2018 à 14:41:17 LukaMegurine a écrit :
Attention à ne pas faire l'amalgame entre ajatt/mia/technique-de-matt et l'immersion.
Techniquement, tout est immersion, tout ce que tu fais en rapport avec une langue étrangère est de l'immersion.
MattVSJapan n'a pas inventé l'eau chaude, Stephen Krashen a déjà théorisé la manière dont on acquiert une langue étrangère, notamment par ce qu'il appelle comprehensible input : pour lui, une langue étrangère s'intègre d'abord par la compréhension de la langue avant son expression, et cette compréhension s'effectue graduellement via un contenu intelligible qui éveille l'intérêt de l'élève. https://www.youtube.com/watch?v=NiTsduRreug
Ainsi, il recommande grandement la lecture de contenus dans la langue originale et dans les centres d'intérêts de l'élève. Il est fondamentalement contre l'enseignement typique des langues dans une salle de classe, car l'élève est dans un environnement avec peu de contenu natif, où les autres élèves ne parlent pas bien la langue, où le professeur forcera l'oral de manière trop précoce, et où on lui parlera de Nelson Mandella. L'enseignement de la grammaire en classe présente lui aussi peut d'intérêts, cette compréhension se fait d'abord de manière intuitive dans du contenu natif, puis les explications viennent éclaircir les dernières zones d'ombres.
Krashen précise bien que ce contenu doit être compréhensible, un contenu compréhensible c'est quelque chose de juste assez dur pour que tu puisses par toi même coller les morceaux qui manquent, il l'explique très bien avec son exemple dans la vidéo en montrant sa tête du doigt et en disant le mot équivalent en allemand. L'écoute passive ne présente donc aucun intérêt selon lui car l'élève n'est pas attentif, le contenu peut être trop difficile, et il y a une absence d'images.
AJATT et MIA sont des sortes de versions revisitées de cette théorie adaptées pour le japonais mais elles présentent beaucoup de différences.
Déjà ces méthodes utilisent anki, pour Krashen c'est inutile et en contradiction avec sa thèse : le contenu est répétitif et ennuyant, et si tu n'étudies que des mots sur anki ça ne présentera toujours aucun intérêt pour développer ta compréhension globale de la langue car il faut constamment de la nouveauté. Steve Kauffman par exemple utilise l'approche de Krashen et n'a jamais utilisé anki.
Bien au courant de cela le créateur d'AJATT à conçu ce qu'il appelle des "sentence cards", à la place d'étudier des mots, il étudie ce mot intégré dans une phrase. Je suis personnellement pas du tout convaincu de cette approche parce que tout ce que cela fini par faire, c'est que tu te souviens du mot uniquement dans le contexte de cette phrase bien précise. En plus cela prolonge grandement les révisions sur anki.
Mais je pense quand même que anki est nécessaire pour le japonais, car si on s'en tenait à la thèse de Krashen, il faudrait vérifier systématiquement la prononciation des nouveaux mots en plus de leur sens, ce qui serait très rébarbatif, bien plus qu'avec une langue européenne.
Le second point où je suis en désaccord avec AJATT, c'est l'approche "monolingual". En gros, si vous ne savez pas ce que c'est, c'est une approche qui consiste à penser que la définition de ta langue originale ne sera jamais aussi exacte que celle dans la langue d'origine, et que par conséquent il faudrait apprendre la définition d'un nouveau mot inconnu non pas dans ta langue originale mais dans la définition de la langue étrangère.
En théorie, ça parait juste, en pratique c'est stupide, la définition bilingue suffit dans 95% des cas, 歩く signifie marcher et c'est bien plus simple à retenir, si la définition d'un mot n'est pas clair il peut être utile de vérifier dans un dictionnaire monolingue, mais c'est compliquer les choses inutilement que de tout vouloir définir par dix autres mots. La subtilité de la définition d'un mot se découvrira plus tard en immersion.
Enfin, AJATT recommande de faire remembering the kanji très tôt dans l'apprentissage, avant la lecture, je l'ai fait moi même et c'est selon moi superflu et décourageant, RTK donne uniquement l'habilité de distinguer les kanjis des uns des autres et celui de savoir les tracer à la main. La distinction des kanjis peut se faire en apprenant uniquement les clés et avec un peu d'exposition au langage, l'aptitude à tracer les kanjis à la main et très situationnel : il est bien plus important de comprendre et de parler le langage avant cela. Même Matt dans sa version revisité d'AJATT admet que c'est une mauvaise idée de faire RTK aussi tôt.

Bref ça en fait des choses à dire https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/6/1537043374-elon-smoke-stick-2.png

Merci pour les explications sur les différentes méthodes. Certains noms cités me sont familiers mais j'avais jamais creusé plus.
C'est vrai que la méthode d'apprentissage en classe n'est pas la meilleure. Il y a qu'à voir le temps qu'on met à apprendre l'anglais en France. Bon après, par exemple pendant ma scolarité, au lycée, à peine 2 heures par semaine d'anglais lol. Heureusement que je bossais l'anglais chez moi, sans vraiment m'en rendre compte au final (contenus en anglais, vidéos, textes).
De mon côté, j'utilise Anki car ça permet de revoir plus de mots ou des points de grammaire différents (dans des phrases, pour avoir un contexte d'utilisation) en un temps assez réduit. Pour éviter de les oublier si je ne les utilise pas très souvent. Je ne fais pas que ça, je lis aussi les infos sur fnn-news par exemple, pour utiliser du contenu natif.

Le 30 octobre 2018 à 15:58:09 EndlessArretSa a écrit :
Perso j'ai commencé direct au Japon, quand je lis des livres c qu'en jap, les JV 50-50, je parle que jap dans mon uni, ma meuf est jap, au baito que des jap..... bref je vais pas m'étaler mais oui l'immersion > all à condition d'etre actif et pas juste ecouter bêtement sans ouvrir la bouche. Le debut est hardcore de ouf quand on se bouffe des centaines de kanji dans la gueule + du jap natif qui parle à 200 à l'heure mais en une seule année tu peux deja avoir un bon niveau intermédiaire, que soit Kanji ou conversation :hap:

ps : les livres scolaires style minna ou revision jlpt ou apprendre le jap en 3 mois etc = poubelle, go direct sur des trucs natifs une fois les bases acquises.

apprendre le jap en 3 mois ? C'est le fameux ebook dont l'auteur pollue toutes les sections com possible sur youtube ? Sans déc, ce matin je l'ai retrouvé sur un résumé vidéo PSG-OM de la chaîne officielle L1. Je l'ai vu sur les vidéos d'Haroun aussi mdr, la sangsue.

redangeal
redangeal
Niveau 10
31 octobre 2018 à 11:04:44

Le 30 octobre 2018 à 18:40:49 TisaneAuTilleul a écrit :

Le 30 octobre 2018 à 14:41:17 LukaMegurine a écrit :
Attention à ne pas faire l'amalgame entre ajatt/mia/technique-de-matt et l'immersion.
Techniquement, tout est immersion, tout ce que tu fais en rapport avec une langue étrangère est de l'immersion.
MattVSJapan n'a pas inventé l'eau chaude, Stephen Krashen a déjà théorisé la manière dont on acquiert une langue étrangère, notamment par ce qu'il appelle comprehensible input : pour lui, une langue étrangère s'intègre d'abord par la compréhension de la langue avant son expression, et cette compréhension s'effectue graduellement via un contenu intelligible qui éveille l'intérêt de l'élève. https://www.youtube.com/watch?v=NiTsduRreug
Ainsi, il recommande grandement la lecture de contenus dans la langue originale et dans les centres d'intérêts de l'élève. Il est fondamentalement contre l'enseignement typique des langues dans une salle de classe, car l'élève est dans un environnement avec peu de contenu natif, où les autres élèves ne parlent pas bien la langue, où le professeur forcera l'oral de manière trop précoce, et où on lui parlera de Nelson Mandella. L'enseignement de la grammaire en classe présente lui aussi peut d'intérêts, cette compréhension se fait d'abord de manière intuitive dans du contenu natif, puis les explications viennent éclaircir les dernières zones d'ombres.
Krashen précise bien que ce contenu doit être compréhensible, un contenu compréhensible c'est quelque chose de juste assez dur pour que tu puisses par toi même coller les morceaux qui manquent, il l'explique très bien avec son exemple dans la vidéo en montrant sa tête du doigt et en disant le mot équivalent en allemand. L'écoute passive ne présente donc aucun intérêt selon lui car l'élève n'est pas attentif, le contenu peut être trop difficile, et il y a une absence d'images.
AJATT et MIA sont des sortes de versions revisitées de cette théorie adaptées pour le japonais mais elles présentent beaucoup de différences.
Déjà ces méthodes utilisent anki, pour Krashen c'est inutile et en contradiction avec sa thèse : le contenu est répétitif et ennuyant, et si tu n'étudies que des mots sur anki ça ne présentera toujours aucun intérêt pour développer ta compréhension globale de la langue car il faut constamment de la nouveauté. Steve Kauffman par exemple utilise l'approche de Krashen et n'a jamais utilisé anki.
Bien au courant de cela le créateur d'AJATT à conçu ce qu'il appelle des "sentence cards", à la place d'étudier des mots, il étudie ce mot intégré dans une phrase. Je suis personnellement pas du tout convaincu de cette approche parce que tout ce que cela fini par faire, c'est que tu te souviens du mot uniquement dans le contexte de cette phrase bien précise. En plus cela prolonge grandement les révisions sur anki.
Mais je pense quand même que anki est nécessaire pour le japonais, car si on s'en tenait à la thèse de Krashen, il faudrait vérifier systématiquement la prononciation des nouveaux mots en plus de leur sens, ce qui serait très rébarbatif, bien plus qu'avec une langue européenne.
Le second point où je suis en désaccord avec AJATT, c'est l'approche "monolingual". En gros, si vous ne savez pas ce que c'est, c'est une approche qui consiste à penser que la définition de ta langue originale ne sera jamais aussi exacte que celle dans la langue d'origine, et que par conséquent il faudrait apprendre la définition d'un nouveau mot inconnu non pas dans ta langue originale mais dans la définition de la langue étrangère.
En théorie, ça parait juste, en pratique c'est stupide, la définition bilingue suffit dans 95% des cas, 歩く signifie marcher et c'est bien plus simple à retenir, si la définition d'un mot n'est pas clair il peut être utile de vérifier dans un dictionnaire monolingue, mais c'est compliquer les choses inutilement que de tout vouloir définir par dix autres mots. La subtilité de la définition d'un mot se découvrira plus tard en immersion.
Enfin, AJATT recommande de faire remembering the kanji très tôt dans l'apprentissage, avant la lecture, je l'ai fait moi même et c'est selon moi superflu et décourageant, RTK donne uniquement l'habilité de distinguer les kanjis des uns des autres et celui de savoir les tracer à la main. La distinction des kanjis peut se faire en apprenant uniquement les clés et avec un peu d'exposition au langage, l'aptitude à tracer les kanjis à la main et très situationnel : il est bien plus important de comprendre et de parler le langage avant cela. Même Matt dans sa version revisité d'AJATT admet que c'est une mauvaise idée de faire RTK aussi tôt.

Bref ça en fait des choses à dire https://image.noelshack.com/fichiers/2018/37/6/1537043374-elon-smoke-stick-2.png

Merci pour le petit récapitulatif des bases de la methode et ton avis sur certains points :)

Personnellement j'ai justement découvert ça avec Matt et j'ai décidé de tester ça.
J'ai pas encore assez de recul pour donner mon avis sur beaucoup d'aspects mais concernant RTK je suis plutôt d'accord sur le fait que ce soit vraiment rébarbatif et que ça puisse être super décourageant pour quelqu'un qui se lance.

Ayant fini RTK1 je me lance dans les cartes bilingues parce que j'ai remarqué en regardant des anime/film/drama avec les sous-titres que je connaissait quasiment tous les kanjis qui apparaissaient et c'est motivant.
Donc finalement, effectivement anki et surtout RTK sont peu engageants sur le court terme mais je rejoins l'avis de Matt dans cette video https://www.youtube.com/watch?v=5xG-WwqhHBc ,il faut voir ça comme du level up de pokemon où c'est chiant pendant un moment mais après tu bats la ligue

Je pourrais donner un avis plus construit dans un petit moment :hap:

Je suis aussi plutôt d'accord avec l'avis de Matt sur cette vidéo même si je ne suis pas toujours d'accord avec lui car je le trouve assez élitiste voir un peu trop arrogant envers beaucoup d'autres étudiants qui ne suivent pas les mêmes methodes que lui.

Concrètement quoi que l'on fasse, peu importe le domaine on aura toujours besoin de passer par des étapes où on devra fournir beaucoup d'efforts et "grind" encore et encore certaines actions pour pouvoir devenir meilleur. La différence est la mentalité que l'on aborde lorsqu'on effectue ces actions parfois ennuyeuses/chiantes mais terriblement utile pour notre apprentissage. Soit ce que l'on fait est un moyen pour arriver à une fin, soit c'est une fin en soi. En d'autres termes, est-ce que ce que l'on est totalement présent à ce que l'on fait, ou alors est-ce qu'on le fait juste car "un jour" on sera enfin content de notre niveau?

Beaucoup disent aimer apprendre des langues (les fameux polyglot) mais n'aiment pas devoir apprendre de la grammaire ou du vocabulaire. Ils n'aiment pas apprendre les langues, ils aiment parler et utiliser différentes langues. Ce qui les séduit est ce que la langue leur apporte et non le processus en lui même.

J'ai rencontré des personnes d'une grande sagesse et la leçon principale que j'en ai retenu c'est ce que ces personnes vivent parfois des choses très difficiles mais elles n'en font pas un problème. Si ils se cassent leur jambes ils ne viendront pas s'en plaindre aux yeux des autres et ne remueront pas mentalement leur condition physique. La réalité et ce qu'elle est, et qu'elle soit difficile ou non ils l'acceptent pleinement et composent avec.

La plupart du temps on fait le contraire, on fuit la difficulté car elle est inconfortable et on en crée un problème comme si se plaindre des Kanjis et de la difficulté inhérente à l'apprentisage de cette langue comparé aux autres étaient anormaux. Et pourtant c'est ce qui est. Peut importe la méthode choisie ça nous empêchera pas d'en chier. A partir de là c'est à nous de choisir le format qui nous convient pour grind pendant plusieurs mois/années.

J'ai une phrase que je garde en tête dans tout ce que je fait. "Tout ce que je fait est bien fait parce que je l'ai fait." Lorsqu'on a appris à écrire on a du faire des traits de travers, pas très droits, totalement nuls même... pour enfin arriver à faire un trait droit, puis un autre et écrire des lettres et former des mots. Beaucoup se soucient trop de bien faire et trouver la meilleure méthode pour étudier mais je pense que il n'y a pas d'erreur. L'erreur est justement de ne rien faire. Enfin comme le dit bien Matt c'est du grind comme un RPG. Il faut se rappeler que même si on a l'impression de ne pas progresser, chaque carte d'anki, chaque immersion avec du contenu natif nous fait progresser et ce n'est que bien plus tard quand on a enfin lvl up qu'on se rend compte que tout ce qu'on a fait était nécessaire pour en arriver à ce niveau.

AJATT n'est pas une méthode magique, c'est l'étudiant qui fait de la magie avec ce qu'on lui donne.

origamifit
origamifit
Niveau 7
31 octobre 2018 à 20:11:14

Perso, je ne suis pas spécialement fan de Matt. Je le trouve un peu hautain (il suffit de voir son clash avec Japanese from Zero)

Je trouve aussi ses vidéos trop longues pour des choses qu'il aurait pu synthétisé.
Après un truc que je ne comprends pas c'est MIA, le gars n'a fait que changer le nom de AJATT, je ne vois pas ce qu'il a apporter de plus, il n'y a rien de nouveau mais j'ai l'impression que c'est plus pour dire "C'est moi qui l'a créé"et surtout que au final, il n'apporte aucun outil pour aider la communauté.

Dans la méthodologie basée sur AJATT, je préfère de loin Nukemarine qui, contrairement, apporte quelque chose de structurer et évolutif, suffit de suivre bêtement et on progresse et surtout ça change.