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SERAFE

DindonSuisse
DindonSuisse
Niveau 51
24 février 2025 à 06:33:52

Dans le courrier des lecteurs de La Tribune de Genève

Serafe, prélèvement injustifié
Chaque année, je me retrouve irrité en recevant la facture de la Serafe. Cette redevance semble n’avoir pour but que de financer des diffuseurs de contenu médiocre, qui ne survivent que grâce aux subventions, au lieu d’améliorer leur gestion de contenu et leur efficacité entrepreneuriale. Comment justifier qu’une partie de ces médias continue d’exister alors qu’ils ne peuvent attirer suffisamment d’audience ou de publicité pour soutenir leurs activités? La plupart des chaînes de télévision et des médias privés parviennent à survivre sans aides publiques. Ce sont des entreprises comme les autres: lorsqu’elles sont mal gérées ou déficitaires, elles ferment leurs portes. C’est une règle de base du marché. Pourquoi, alors, devrait-il y avoir des exceptions pour certains diffuseurs qui échappent à cette réalité économique grâce à l’argent des contribuables? Ce n’est pas aux citoyens de combler les lacunes d’une mauvaise gestion ou d’un contenu qui ne trouve pas son public.

Personnellement, je ne regarde la télévision que via des plateformes de streaming, où je paie pour ce que j’aime et ne paie pas pour ce que je n’aime pas. C’est ma décision, ma liberté de choix. Je ne comprends donc pas pourquoi on m’impose une redevance pour financer des programmes que je n’ai jamais demandés et que je ne regarde pas. Dans un monde où l’audience détermine la viabilité d’un média, il est difficile d’accepter qu’un diffuseur puisse continuer à fonctionner sans répondre à ces mêmes lois du marché. Si un média n’a pas d’audience et que la publicité ne parvient pas à couvrir ses coûts, alors qu’on le ferme et qu’on laisse la place à ceux qui savent comment gérer et attirer le public! Le financement public ne devrait pas être un filet de sécurité pour des entreprises en difficulté, mais une ressource utilisée avec parcimonie pour des initiatives qui servent réellement l’intérêt général. Il est grand temps de repenser ce modèle de financement. L’argent des contribuables ne doit pas être dilapidé dans des entreprises médiatiques qui, en l’absence de soutien public, seraient vouées à disparaître. La qualité du contenu et la gestion doivent primer, et ce sont les préférences des spectateurs qui devraient déterminer le succès ou l’échec d’une chaîne, et non une subvention aveugle.

BerryWood
BerryWood
Niveau 8
25 février 2025 à 18:47:37

Tu regardes quand même des chaînes de télévision donc c'est tout à fait justifié dans ton cas :ok:

DindonSuisse
DindonSuisse
Niveau 51
26 février 2025 à 08:13:45

Réponse de RTS

Un financement capital pour le service public
Il est crucial de comprendre le rôle de la redevance Serafe dans le maintien d’un service public audiovisuel de qualité en Suisse. Contrairement au discours de la lettre de lecteur publiée lundi 24 février, elle n’est pas un prélèvement pour financer des médias «inefficaces», mais une contribution assurant la diversité et l’accessibilité de l’information pour toute la population, qui dans une démocratie est appelée à prendre des décisions.

La Suisse, avec ses quatre régions linguistiques, ne pourrait pas offrir une programmation aussi complète sans le service public. La SSR (à laquelle appartient la RTS) produit des contenus en quatre langues, garantissant une couverture généraliste équitable dans tout le pays, racontant la Suisse d’aujourd’hui, y compris pour les minorités linguistiques. La publicité ne représente que 15% du budget de la SSR et ne pourrait jamais la financer dans sa totalité. Le marché publicitaire suisse n’a pas la taille suffisante. A cela s’ajoute que le service public n’est pas autorisé à commercialiser de la publicité sur ses chaînes radio ni sur le digital, alors même que les médias suisses subissent la concurrence des médias étrangers diffusant de la publicité suisse. Le service public est soumis à un cahier des charges exigeant: par exemple, 50% du budget est consacré à l’information. Dans ce contexte, la redevance évite que les montants alloués soient discutés chaque année avec le budget de la Confédération. Le mécanisme préserve l’autonomie éditoriale et la stabilité des médias publics. La redevance est un système solidaire: tout le monde paie un forfait et chacun peut accéder à l’ensemble des contenus, comme pour les prestations d’autres services publics financés via l’impôt (écoles, défense, routes, etc.). Ainsi même les programmes faisant moins d’audience, mais culturellement ou socialement importants, peuvent exister. C’est le service public.

Enfin, la RTS et la SSR jouent un rôle crucial dans la cohésion sociale et la démocratie suisse, avec des débats équilibrés, une information indépendante et une offre permettant à la population de mieux connaître son pays. La confiance du public dans la RTS, qui atteint 73%, témoigne de l’importance et de la qualité de ce service.

Remettre en question le financement du service public sans comprendre son articulation et ses bénéfices risque de fragiliser un pilier essentiel de notre démocratie.

Marco Ferrara, porte-parole de la RTS

biboskiii
biboskiii
Niveau 2
12 mars 2025 à 10:36:22

Franchement quand je compare le service public français à celui de chez nous, suis heureux de payer SERAFE qui contribue largement à la culture artistique du pays. Par exemple, la radio Couleur 3, la qualité de leur programme autant que de leur programmation est exceptionnelle et ne se soumets à aucun diktat d'une quelconque industrie. Ce n'est que mon humble avis....

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