Si le ralentissement se prolonge, les conséquences pourraient accélérer l'arrivée de la prochaine crise économique.
Le pétrole pas cher qui descend sous les 50-60$ le baril décourage les investissements (et donc l'exploration et la prospection de nouveaux gisements). Ce qui risque de créer une pénurie lorsque la demande sera de retour (=fin épidémie du virus) et elle surpassera l'offre, ce qui fera monter les prix.
Mais je doute que l'épidémie ne persiste encore longtemps (=plus de 2-3 mois), ce scénario est donc peu probable.
Parallèllement, de l'autre côté de l'atlantique, les producteurs de pétrole de schiste américains perdent de l'argent avec ce baril à 50$. Ils s'endettent déjà depuis 2014 en doppant la production américaine de pétrole. Mais les premières échéances de leurs crédits arrivent à maturité cette année...
D'ici deux ou trois ans, on pourrait donc parier sur l'effondrement du shale oil américain, et du coup un baril à 80$, 100$ ou plus et pourquoi pas, un cinquième choc pétrolier. A suivre!