Ca c´est bien vrai. Je n´ai joué qu´à Lucifer´s Call, mais je dois dire que l´ambiance et l´univers du jeu restera à jamais gravé dans ma mémoire.
Il y a cette part d´inconnu qui nous envahi, un inconnu morbide. On sait que le monde traverse une période critique, qu´il y a une sorte de contexte politique derrière, des groupes se forment pour changer le monde, mais indéniablement on est rejeté ou attiré par l´un ou l´autre.
On essaie de déméler ce nœud Gordien qui forme le voile mystique du jeu sans succès. L´intrigue y est profonde, et on ne peut s´empêcher de ressentir tant de la compassion que de la terreur en vivant avec les NPC principaux (le journaliste, la fille, la prof, l´ami, la femme voilée et l´homme en fauteuil roulant, ou l´enfant et la vieille dame).
Ils ont tous un aspect agréable, gentil et sympathique. Et pourtant, l´ambiance du jeu nous rappelle que tous cachent bon nombre d´immondices, même chez ceux qu´on soupçonne le moins.
C´est ça qui est fort avec Lucifer´s Call. Même si le monde est assez peu peuplé, on ne peut pas s´empêcher de ressentir cette présence malsaine qui rôde et s´affale sur nous.