Ca me fait penser à un jeu... Mon frère avait acheté il y a quelques temps déjà un jeu qui s´appelait Postal 2 (il l´avait acheté sur Internet parce qu´il me disait que le jeu n´existait pas physiquement).
Il me racontait qu´il avait été interdit dans pas mal de pays à cause de sa violence extrème et de son côté provocateur. Les développeurs ont dû faire passer leur jeu par Internet pour briser les frontières de la censure.
Or, il m´a montré les passages les plus violents du jeu. Décapitation à coup de pelle, pluie de chat, jerricane d´essence, possibilité d´uriner n´importe où...
D´accord, c´est crade, malsain, gore, ou tout ce qu´on veut. Mais dans la limite où il est clairement spécifié que le jeu est déconseillé aux moins de 18 ans, je ne vois pas où est le problème.
Car après tout, ce n´est qu´un jeu, et mon frère me disait que s´il aimait ce jeu, c´est parce que´il pouvait faire des choses que jamais il ne pourra faire dans la vraie vie.
Et c´est bien ça l´essence du jeu vidéo: pouvoir faire des choses qu´on ne pourra jamais faire, moralement ou physiquement, dans la vraie vie. Incarner un démon (Devil May Cry), un télékinésiste (Psychonauts), un dieu (God of War), Dieu lui-même (Black & White), un psychopathe (Manhunt), la Mort (Grim Fandango), un plombier italien (Mario), unelf écologiste (Zelda)...
Pouvoir découper, fusiller, brûler, reconstituer, désintégrer n´importe quelle forme de vie...
C´est ça l´essence du jeu vidéo.