Message envoyé par mon père :
"Je n'arrive pas à tenir jusqu'à dix heures, tant les journées sont chaudes-froides. Je sais que je vais me réveiller à deux heures du mat, tournicoter et me recoucher, le bras et la main douloureux, et plus ou moins bloqués. J'ai appris par la page nécro de la locale, le décès d'un gars de mon âge, Bruno. En quatre échanges et conversations fortuites, j'avais découvert un type très proche de mes points de vue. Sans chercher à le voir, les dimensions du pays me permettait de le croiser souvent. Sa disparition brutale provoque une frustration en moi qui me surprend. C'est peut-être une simple interrogation sur ce que je souhaite accomplir et ce qui me reste à vivre.
A 55 ans, je fais des journées que des jeunes n'envisageraient pas, mais je sais bien que ce n'est qu'un sursit. Il est temps de prévoir une suite possible.
La journée nous chantons du Nino Ferrer ou de l'opérette, mais le soir, bien obligé de faire comme si de rien n'était, se coucher et affronter la nuit, et ses rêves."
Chaud 
C'est le genre de trucs qui m'obligent à pas trop lui en vouloir, mais bon... 