Ils veulent MMORPgifier les jeux solo (et oui : un jeu solo ça ne rapporte qu'à un instant donné, après faut continuer à entretenir tout ça, patch, serveur pour le multi, sans nouvelle rentrée financière).
Alors que le MMO c'est tout bénef pour eux : un investissement minimum, quelques mises à jour (pour justifier l'abonnement) par ci par là, même si elle ne contiennent pas grand chose, et avec ça, des rentrées d'oseille tous les mois, et si en plus vous ajoutez les extensions : ça fait du pognon à la sortie => une vraie mine d'or.
Alors que font ils nos cher Blizzardien Woweux?
Ils tentent de rentabiliser au max les recettes qui marchent.
Ils gèrent le suspense, laissent trainer quelques petites rumeurs, maintiennent le statut quo et le secret défense pour entretenir la légende, pour que ça cogite sous les chapeaux (et surtout pour que tout se finisse par une ruée d'acheteurs fanatiques le jous J).
Et puis, ils fragmentent les contenus, les écoulent sur le long terme, en bref ils nous pondent un genre de MMo masqué (pour ne pas rebuter les aficionados puristes du Hack and Slash), qui se rapproche nettement de ce dernier au niveau de la politique commerciale.
Et puis vous noterez qu'ils ne se sont pas foulés au niveau du moteur graphique, que ce soit Starcraft II ou Diablo 3 :
Et hop!!! Un petit coup de brosse au bon vieux moteur de Wow, pourquoi s'emmerder à sortir quelques chose d'original?
Or l'ambiance est importante dans un jeu. Pour une ambiance réussie, il faut s'investir un minimum, et là c'est mal parti :
C'est exactement du même tonneau qu'un bouquin de Stephen King. Il utilise les grosses ficelles, fait de la surenchère, en surchargeant son texte de termes visant à provoquer le dégoût et la peur, mais ça marche plutôt mal au final.
C'est exactement l'inverse avec Lovercraft : tout est dans l'ambiance, ce qui au final provoque une peur bien plus grande qu'un malheureux zombi édenté.
Diablo 2 jouait beaucoup sur les contrastes, on ne pouvait en montrer trop à cause des possibilités techniques réduites, ceci obligeait certains à se servir de leur cerveau et à faire preuve d'ingéniosité.